Problème de dépotoirs clandestins à Chandler

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Poêles, réfrigérateurs, fauteuils, linges, déchets et débris de toutes sortes sont retrouvés dans ces dépotoirs improvisés.

Poêles, réfrigérateurs, fauteuils, linges, déchets et débris de toutes sortes sont retrouvés dans ces dépotoirs improvisés. Photo : Gracieuseté

Des dépotoirs clandestins demeurent toujours un problème à Chandler et les élus comptent bien éradiquer ce fléau sociétal.

Les dépotoirs sauvages, également appelés clandestins, continuent à pulluler sur le territoire de la municipalité, particulièrement à l'entrée du Lac Sept-Îles, près de la ZEC, sur les routes secondaires et dans les boisés. On en retrouve aussi sur le long de la route de Saint-Edmond dans le secteur de Newport.

Une situation qui fait sortir la mairesse Louisette Langlois de ses gonds. «Je suis en furie. Je n'en reviens pas que les gens jettent encore délibérément les déchets dans la nature. Il y en a même près de la ZEC des Anses, un lieu naturel protégé, un lieu de pêche sportive, c’est incroyable! J’ai beaucoup de difficulté à comprendre que des gens soient capables d’aller jeter leurs déchets dans la nature.»

Poêles, réfrigérateurs, fauteuils, linges, déchets et débris de toutes sortes sont retrouvés dans ces dépotoirs improvisés. Mme Langlois souligne qu'une récompense est envisagée pour les personnes qui dénonceront, preuve à l'appui, les fautifs. «On est sérieusement en train de regarder cette option-là au sein du conseil municipal.»

La préfète aussi inquiète

Ce problème inquiète également au plus haut point la préfète de Rocher-Percé, Diane Lebouthillier. Bien au fait de ce fléau qui perdure non seulement à Chandler mais aussi dans la MRC, Mme Lebouthillier tient à donner son appui aux élus de Chandler dans leur démarche visant à éradiquer ces gestes qu’elle qualifie d’irresponsables. «Écoutez, faire de telles choses ont des coûts sociaux et environnementaux. Il y a des conséquences pour l’ensemble de la population. On m’a même rapporté que des entrepreneurs enteraient leurs matières dans des terrains pour ne pas défrayer les coûts supplémentaires. Je trouve ça épouvantable!»

Rappelons que l’accès aux trois déchetteries de la MRC, soit à Gascons, Grande-Rivière et Percé, sont gratuits pour les citoyens, mais payant pour les entrepreneurs qui viennent y décharger leurs matériaux et autres débris liés à leurs activités.

Autre réaction négative

La responsable de l'Environnement à la MRC, Nathalie Drapeau, se désole de voir que des dépotoirs pullulent encore, notamment à Chandler. «C’est en effet une situation qu’on vit encore sur notre territoire. Je vous dirais que le problème n’est pas éradiqué, mais il a diminué d’ampleur. On demeure vigilant et on surveille par l’entremise de notre agent vert qui se promène et visite les lieux propices à ce genre de dépotoirs.»

En 2011, la MRC du Rocher-Percé a recensé une vingtaine de ces endroits clandestins et insalubres situés dans les bois ou au fond d'une rue sans issue. Ce sont les derniers chiffres disponibles. Devant cette situation, les élus de la MRC ont établi une politique de contravention. Les amendes peuvent atteindre 1 000 $ pour les individus et 2 000 $ pour les entreprises. En cas de récidive, les montants sont doublés.

4 commentaires

Gaetan a écrit le 22 avril 2013

La mairesse de Chandler devrat faire une proposition avec son idée de récompenser les personnes qui dénoncent. Une récompense de $2,000.00 c'est moins que $10,000 pour le nettoyage et c'est attrayant.

Bilbo a écrit le 20 mai 2012

Juste à tout bruler ça dans le coke-oven de la cimenterie...

JF a écrit le 18 mai 2012

Va falloir que Bilbo écrive la-dessus.

Julie a écrit le 18 mai 2012

Il y a aussi la problématique des gens qui vont se débarrasser de rebus de toute sorte au bout des quais. Oui, ça se fait encore, et plus souvent qu'on ne le croit ! J'habite à côté d'un quai, et je peux malheureusement en témoigner. Alors que le service de collecte des déchets est un service de base offert dans toutes les municipalités, en plus de la collecte des gros rebus 2 fois par année, il n'y a aucune raison que de telle situation existent encore.

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