Le cri du poète

POUR DEVENIR GRAND

Par Philippe Garon, poète, graffici.ca

Pour bâtir le pire des empires
t’hésiteras pas à hésiter encore longtemps
- Plume Latraverse, « Chien fou »

avec des mots
dans nos yeux
dans nos poings
dans nos gorges
que des mots
que du souffle
vivant
comme des branches
chargées de printemps
devant le vent dominant
des économinateurs
le vent qui souffle toujours du même bord
vulgaire violent
juste bon pour causer du gâchis de chablis
le vent des conservatistes
volontaires ou avachis
caviardeurs de lumière
restitueurs de nitroglycérine
vous vous reconnaissez
vous êtes la laideur
mais nous sommes là
devant vous
branches chargées de printemps
debout
avec des mots
que des mots

-30-

NOTE SUR L'AUTEUR

Philippe Garon est né à Sainte-Anne-des-Monts et habite à Bonaventure. Professionnel de la rédaction et de l'animation, il aime les arbres, la philosophie et la soupe aux légumes. Son premier récit, ("Salut, mon frère !", Vents d'Ouest, 2004) a été présélectionné pour le prix littéraire Association France-Québec / Philippe-Rossillon en 2005. Il a participé au Festival de poésie de Caraquet en 2009 et au Festival en chanson de Petite-Vallée dans la catégorie « paroliers » en 2010. Philippe aime se servir de l'indignation collective pour en faire une force constructive. GRAFFICI.CA a le plaisir de vous offrir un poème inédit de cet auteur de talent, le quatrième dimanche de chaque mois.


NOTE DE LA RÉDACTION

Les blogueurs sur GRAFFICI.CA ne sont pas à l'emploi de l'entreprise. Ils ont tous accepté de s'engager, bénévolement, pour apporter une diversité de point de vue dans notre média. Les opinions véhiculées dans ces textes n'engagent que leur signataire. Il en va de même pour les lettres ouvertes.

 

2 commentaires

Relojes Suizos a écrit le 24 février 2019

l'approche conservatrice n'est pas de faire amende honorable en qualité de ministre, mais plutôt de jeter le blâme sur ses subalternes ou encore de pointer un doigt accusateur vers ses plus fervents critiques.

Bilbo Cyr a écrit le 30 mars 2015

Debout! Avec la gueule chargée à mitraille. Pour devenir grand, faut arrêter de se mettre à genoux. La liberté de parole n'est utile qu'a ceux qui s'en servent. Les autres ont le droit de garder le silence.

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.