Développement économique et exportation

Port de Sandy Beach : la décontamination l’an prochain

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
La décontamination cible une zone de 50 000 mètres carrés au sud et au sud-est du quai.

La décontamination cible une zone de 50 000 mètres carrés au sud et au sud-est du quai. Photo : Geneviève Gélinas

Transports Canada draguera les sédiments contaminés au cuivre et aux hydrocarbures au fond de la baie de Gaspé, près du quai de Sandy Beach. Un projet de 36 millions de dollars qui se réalisera en 2014.

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a tenu une séance d’information hier soir à Gaspé. Transports Canada y a présenté l'étude d'impact sur son projet de restauration.

Environ 27 000 mètres cubes de sédiments (l’équivalent de 2700 camions-bennes de 10 roues) seront dragués sur une surface de 50 000 mètres carrés (11 terrains de football) au sud et au sud-est du quai. L’épaisseur contaminée varie de 15 centimètres à plus d’un mètre.

Le projet totalise 36 millions de dollars, un montant qui inclue les études réalisées ces dernières années.

Scénarios variables

Transports Canada a prévu différents scénarios de décontamination, dans l’espoir d’obtenir des soumissions à moindre coût. Une barge supportera une pelle mécanique ou une pompe hydraulique (une sorte d’aspirateur) qui draguera les sédiments du fond de la baie vers la barge.

Ces matières seraient déchargées sur le quai et transportées vers un site d’assèchement à proximité. Elles quitteraient ensuite Gaspé par camion, train ou bateau vers un site d’élimination de matériaux contaminés.

L’entrepreneur pourra toutefois traiter les sédiments sur place s’il le juge avantageux. Il est même possible que les sédiments soient expédiés directement par barge vers un site autorisé, sans toucher terre à Gaspé.

Toutes ces options «ont été soumises au processus d’évaluation et sont acceptables au plan environnemental», a garanti Patrick Turgeon, chargé de projet pour la firme Dessau.

Les résidus d’un siècle

Des activités industrielles et commerciales ont cours depuis plus d’un siècle au port de Sandy Beach. Le transbordement de concentré de cuivre au quai par Mines Gaspé est à l’origine de la contamination à ce métal. L’entreprise Xstrata paiera d’ailleurs 40 % de la facture de restauration.

Les hydrocarbures viennent notamment du bois de l’ancien quai, traité à la créosote, du transbordement de produits pétroliers et des activités militaires pendant la Seconde Guerre mondiale.

Des études réalisées en 2002 et 2003 ont démontré des risques à long terme associés à ces contaminants.

Les appels d’offres seront lancés cet été. Le dragage pourrait commencer en juillet 2014 et s’étirer sur 10 à 12 semaines.

Les citoyens, groupes ou municipalités ont jusqu’au 15 mars pour demander des audiences publiques.

6 commentaires

Joseph Leblanc a écrit le 1 mars 2013

Martin ma pêche est faite j'ai atteint mon quota 3 prises. Ça mordu vite. Loll !!!

Gaston Poirier a écrit le 1 mars 2013

Bilbo : à l'époque où les activités minières battaient leur plein à Murdochville et au port de Gaspé, les BAPE n'existaient pas et autant la population que les industriels se foutait de l'environnement! Aujourd'hui, la plupart des gens ont évolués et ont inclu cette préoccupation dans leur pensées, car aujourd'hui la plupart du monde pensent à l'avenir de la planète qu'ils vont léguer à leurs enfants ou petit-enfants. Dans ce cas-ci, on va donner à césar ce qui revient à césar : la compagnie a décontaminé la ville à ses frais, c'est toujours bien ça de gagné! Par contre, si on avait eu un peu de conscience environnementale à l'époque, on aurait pas été obligé de décontaminer quoi que ce soit car on n,aurait pas contaminé quoi que ce soit. C'est pour ça que je suis d'accord avec le principe de précaution et pour la prévention : à moyen et long terme, c'est bon autant pour les compagnies que pour les populations.

Albert Picard a écrit le 1 mars 2013

Parlant de CÔLON, m. Pelletier, je ne sais pas si c'est le mot "shit" utilisé par votre ami Leblanc plus bas qui vous a inspiré. Du coup vous vous êtes dit que vous étiez comme tout le monde. Vous vous asseyez sur le trône à tous les jours. Votre particularité à vous par contre, c'est quand vient le temps de discuter des subventions directes et indirectes versées aux entreprises privées subventionnées : Vous disparaissez avant d'avoir eu le temps de vous relever.

Bilbo Cyr a écrit le 1 mars 2013

Tiens un BAPE sur la décontamination. C'est un peu ironique que les activités qui génèrent ces impacts n'y soient pas soumis. Enfin, c'est presque une reconnaissance que ça peut arriver. Je suppose qu'a l'époque, on a du dire aux gens que ces activités étaient absolument sans danger. Au final, c'est encore le public qui va payer pour les pots cassés du privé.

Albert Picard a écrit le 28 février 2013

Une autre subvention indirecte du gouvernement qui a été accordée à cette industrie. Et on appelle ça de l'entreprise privée? Il faut plutôt dire "entreprise privée subventionnée", comme PETROLIA, comme MORBITE, etc.

Joseph Leblanc a écrit le 28 février 2013

EH Shit ça va être de la vrai pollution, tout remué le fond My god m. le Maire devrait faire un réglement pour interdire ça avez vous pensez aux tonnes de sédiments chimiques qui vont flottés dans la Baie. Bilbo réveille !!!!!

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