Polémique autour d’un lieu de rassemblement à Sainte-Anne-des-Monts

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Mario Simard a d’abord fait circuler une pétition afin de faire abolir l’interdiction de faire des feux près du quai. Maintenant, il poursuit ses actions afin de revendiquer un lieu pour les jeunes de plus de 16 ans.

Mario Simard a d’abord fait circuler une pétition afin de faire abolir l’interdiction de faire des feux près du quai. Maintenant, il poursuit ses actions afin de revendiquer un lieu pour les jeunes de plus de 16 ans. Photo : Johanne Fournier

Un citoyen de Sainte-Anne-des-Monts, Mario Simard, part en croisade afin que les jeunes de plus de 16 ans de sa municipalité puissent avoir un lieu de rassemblement.

La bougie d’allumage de ses actions de revendication a suivi l’interdiction par la Ville de Sainte-Anne-des-Monts, l’an dernier, d’allumer des feux en bordure du quai. « Ça m’a choqué, s’exclame le quinquagénaire. Ils ne dérangeaient pas! Il n’y a pas de voisins proches. »

Mais la mairesse de l’endroit n’a pas la même interprétation. « On retrouvait des tessons de bouteilles, c’était le bordel, rétorque Micheline Pelletier. On a même déjà retrouvé un divan dans le feu. La fumée se dirigeait vers le Restaurant du Quai. De plus, les jeunes qui se réunissaient là consommaient beaucoup! »

Aidé de deux Chevaliers de Colomb de l’endroit, soit Exior Therrien et Jean-Claude Laflamme, M. Simard a fait circuler une pétition demandant de lever cette interdiction. « En quatre jours, on a recueilli 500 signatures », estime le porteur du dossier.

Lieu de rassemblement souhaité

M. Simard a transformé sa cause. Il réclame maintenant un lieu de rassemblement pour les jeunes âgés de plus de 16 ans. « Les jeunes de 12 à 16 ans ont leur maison des jeunes, compare-t-il. Les adultes de plus de 50 ans ont aussi leur local. Mais entre les deux, il n’y a rien! »

Mario Simard déplore le fait qu’aucune action n’ait été entreprise après avoir communiqué avec le Carrefour jeunesse-emploi de la Haute-Gaspésie. Le directeur, Michel Rioux, rappelle à M. Simard que la Maison des jeunes accueille les adolescents jusqu’à 18 ans. De plus, il indique que ce n’est pas dans la mission de son organisme de s’occuper d’un lieu de rassemblement.

La mairesse a rencontré le citoyen à l’origine de ce mouvement. « Mario Simard n’a aucune crédibilité, lance Mme Pelletier. Mario Simard est un clown qui se donne une mission et qui se cherche un combat. Où sont les jeunes qu’il défend? Que ces jeunes viennent à une réunion du conseil municipal et qu’ils nous présentent un projet! »

2 commentaires

Anicet a écrit le 19 septembre 2011

Je connais Mario Simard et ce n'est pas un clown.C'est une personne positive et qui a de bonnes idées.Par contre comme il ne fait pas parti du groupe des ti-namis de la mairesse,il doit se battre pour émettre et défendre son projet;c'est çà qui est malheureux. Toutes les raisons mentionnées pour interdire ce projet,dérangeaient certaines gens de cette classe politique.

Maxime a écrit le 18 septembre 2011

« Mario Simard est un clown... » - La mairesse Pelletier On voit qu'elle n'a pas le plus grand respect pour les citoyens de sa ville... Les jeunes de Ste-Anne-des-Monts (l'ancienne ville) sont victimes du pouvoir abusif des générations précédentes depuis que les babyboomers ne sont plus des jeunes et qu'une grande partie de la population active a quitté pour trouver de l'emploi. L'écrasante majorité des gens âgés a fait qu'à un certain moment, sur le territoire de la municipalité, les policiers dispersaient tout attroupement de plus de 3 individus. Évidemment, les jeunes étaient les seuls à se voir appliquer ce règlement. On leur avait laissé le coin près du quai parce qu'on leur avait interdit toutes les autres plages. Près du quai, la police pouvait bien les voir. Si les jeunes avaient des choses à faire, si les adultes et les politiciens de la Haute-Gaspésie souhaitaient ce qu'il y a de mieux pour eux, il n'y aurait pas autant de délinquance et de décrochage. Au lieu de trouver des idées pour vitaliser le milieu et donner le goût de vivre à leurs enfants, les adultes visent « les enfants d'un tel » dans des commérages et ne font pas plus, sans penser à l'exemple que ces jeunes reçoivent dans cette ville qui refuse toute innovation depuis des décennies, ni que l'avenir de la région passe par la jeunesse. Ancien élève très impliqué dans mon milieu, je peux dire que le climat social de cette ville est brisé par le manque de respect entre les générations, les classes sociales, voire les familles dans certains cas. On ne voit pas ça à Tourelle, à Cap-Chat ou à Marsoui, et c'est pourtant sur le même territoire terriblement dévitalisé, la Haute-Gaspésie. Une solution facile à l'oisiveté des jeunes serait le financement d'activités récurrentes représentant peu de coûts par la Maison des Jeunes : pêche, randonnée, tir à l'arc, kayak, plongée, cueillette en forêt, activités artistiques, ateliers de musique, camping, etc. Un employé de plus pourrait faire l'affaire!

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