Pointe-à-la-Croix : le projet Harmonie est récompensé

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le projet Harmonie permet aux jeunes de Pointe-à-la-Croix et de Listuguj de participer à des activités communes pendant l’année scolaire.

Le projet Harmonie permet aux jeunes de Pointe-à-la-Croix et de Listuguj de participer à des activités communes pendant l’année scolaire. Photo : Gracieuseté

Le projet Harmonie à Pointe-à-la-Croix a récemment remporté le prix communauté conviviale et solidaire du Réseau québécois de villes et villages en santé.

Ce prix vise à récompenser une réalisation qui a pour objectif de développer la convivialité, l’entraide et la solidarité dans les communautés.

Le projet de Pointe-à-la-Croix l’a remporté dans la catégorie moins de 5000 habitants. «Nous sommes vraiment contents d’attirer l’attention ailleurs au Québec. C’est une reconnaissance qui nous encourage à poursuivre notre travail», réagit Annabel Francoeur, une des coordonnatrices du projet.

Harmonie a été mis en place en 2002 pour rapprocher les membres des communautés de Listuguj et de Pointe-à-la-Croix. Les initiateurs du projet souhaitaient trouver des solutions pour améliorer les relations difficiles et parfois violentes entre les communautés. Pour ce faire, ils ont décidé d’agir auprès des jeunes afin d’amoindrir les chances que les préjugés se développent en bas âge.

Chaque début d’année scolaire, explique Mme Francoeur, les jeunes de Pointe-à-la-Croix signent un Traité de paix et sont jumelés à un autre enfant de Listuguj qui fréquente une école voisine.

Au cours de l’année, des activités sont organisées pour permettre aux enfants de mieux se connaître et de tisser des liens. «Certains deviennent même des amis et jouent ensemble le soir. Rassembler les jeunes dans des activités est un bon moyen de faire tomber les préjugés», indique la coordonnatrice.

Les parents aussi

Même si le projet Harmonie vise d’abord les enfants, les intervenants remarquent qu’il a aussi un «effet positif» sur les adultes. «Lorsqu’un parent voit son jeune saluer un jeune de l’autre communauté, c’est certain que ça le force à réfléchir», dit Mme Francoeur. «Une fois que les liens sont tissés entre les enfants, c’est plus facile de sensibiliser les adultes, de leur démontrer que les préjugés n’ont pas leur place», poursuit-elle. 

Depuis 2009, deux intervenants travaillent chacun 20 heures par semaine pour développer le projet Harmonie.

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