Affaires municipales et développement régional

Pointe-à-la-Croix met fin à son entente avec la firme Gastem

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le maire de Pointe-à-la-Croix, Jean-Paul Audy.

Le maire de Pointe-à-la-Croix, Jean-Paul Audy. Photo : Gilles Gagné

Pointe-à-la-Croix annule son entente qu’elle avait avec la firme Gastem. La municipalité devait fournir 600 mètres cubes d’eau à la compagnie pour son forage prévu à Ristigouche-Sud-Est.

Les dirigeants de Gastem avaient demandé en novembre 2011 à la municipalité de lui fournir cette quantité d’eau au coût de 10 dollars le mètre cube. Au début de l’année 2012, le conseil municipal avait consenti par voie de résolution de lui vendre la ressource, qui devait être puisée via son réseau d’aqueduc.

Plus d’un an plus tard, les élus ont décidé de revoir leur position. Lors de la dernière réunion du conseil, ils ont adopté à l’unanimité une résolution qui annule l’accord conclu avec Gastem.

Le maire, Jean-Paul Audy, soutient qu’il était devenu «inutile» de «laisser traîner» cette entente, dans le contexte où le calendrier de Gastem n’est toujours pas connu. «Au départ, on nous avait dit que les travaux se feraient en 2012. Nous sommes en mars 2013, et rien n’est encore confirmé. On ne souhaite pas laisser ça aller et on juge, pour l’instant, qu’il est inutile d’aller de l’avant», justifie-t-il.

Au moment de l’entrevue, M. Audy disait n’avoir toujours pas signalé à Gastem le recul de son conseil. Et si jamais la firme devait formuler une nouvelle demande à Pointe-à-la-Croix, la décision des élus municipaux ne sera pas unanime. «En tant que maire, je ne recommanderai pas à mes conseillers de conclure une nouvelle entente. Il y a trop d’incertitudes par rapport à l’exploration des hydrocarbures, pense-t-il. Le cas de Gaspé démontre où ça peut mener.»

Ristigouche-Sud-Est

Rappelons que le conseil municipal de Ristigouche-Sud-Est a récemment adopté un règlement visant à protéger les sources d’eau potable de son territoire. 

La nouvelle réglementation interdit l’introduction dans le sol par forage toute substance susceptible d’altérer la qualité de l’eau souterraine ou de surface qui sert à la consommation humaine ou animale.  

Cette interdiction s’applique dans un rayon de deux kilomètres des puits artésiens ou de surface dans les limites territoriales de la municipalité. Ce nouveau règlement pourrait avoir comme effet d’empêcher la firme Gastem d’aller de l’avant avec son projet d’exploration, puisque le site convoité se retrouve à moins de deux kilomètres d’un puits artésien.

9 commentaires

Albert Picard a écrit le 14 mars 2013

Oui!

Albert Picard a écrit le 13 mars 2013

Correctif : il n'y a pas de preuve de présence de pétrole commercialement exploitable à Pointe-à-la-Croix. Par contre, il y a des preuves d'emplois dans des domaines durables et écologiques dans la région. Beaucoup d'emplois.

Simon jacques a écrit le 13 mars 2013

BOnjour, je suis choquer J'ai vu la triste nouvelle que Pointe a la Croix est pauvre et va rester Pauvre à cause du Maire. Je vais dans le sens de MArtin Pelletier Je vais donner mon opinion contraire a ce que les médias disent. Pourquoi il y a un AN tout etait correcte au Conseil et maintenant on change les règles ????. On a pas besoin de Vire-VENT en Politique, on a besoin des Leaders Cohérents qui cesse de faire du avance-reculons que ce soit PQ, PLQ maire mairesse etc.. Il y a un Problème économique Petit Restera Petit Une ville de petits vieux qui se meurt avec une mentalité de petit village. Les meilleurs éléments ont quitter depuis longtemps. Restons Petits, et faisons nous des peurs. Normalement la Gaspésie est une région acceuillante. Arrêtons d'écouter les commentaires des gens paralysés qui vivent a Montreal. La Région a besoin de se dévelloper, ils peuvent prendre leur argent et investir ailleurs. On doit s'oter les doight du nez et Avancer. On ne construit rien avec une industrie ouverte 4 mois /12, du bien etre social et lassurrance emploi. Après venez faire pleurez des marches pour L'assurance emploi. oui c'est en bloquant des projets que ca va avancer la Région ????? C'est de votre faute si ca va mal. Pointe-à-la-Croix est "À la Croisée des Chemins" ou plutot À la croisée du trou J'espère que Gastem va essayer trainer en Cour et va couter des centaines de milliers de dollars a la municipalité anti-business. Certe la Dimension Environnementale doit etre intégrée a tout PROJET. C'est votre Choix et pour vos enfants qui vont hériter de votre décision de laisser glisser l'exploration petroliere. Je vous lève mon Chapeau. Simon Jacques

Gaston Poirier a écrit le 12 mars 2013

Il s'agit seulement d'un geste symbolique posé par la municipalité. Si Gastem veulent de l'eau, ils n'auront pas de misère à en trouver... Comme Pétrolia qui s'est foré un puits d'eau potable à Gaspé pour alimenter sa belle boue de forage "juste-un-ti-peu-mais-pas-trop-toxique"! Ils n'ont pas besoin de l'aqueduc de Pointe-à-la-Croix pour faire avancer leur projet... Ceci dit, je salue le courage des élus de Pointe-à-la-Croix d'avoir cassé leur 1re résolution et de ne pas se faire complice d'un projet aussi controversé.

Joseph Leblanc a écrit le 12 mars 2013

PIS des nouvelle de Québec ?......

Joel Leblanc a écrit le 12 mars 2013

Une autre bonne nouvelle, enfin je peux redevenir fier d'être Gaspésien! Trop longtemps nous nous sommes fait avoir ,trop longtemps nous nous sommes fait exploiter,trop longtemps la Gaspésie s'est fait exploiter comme une région tier-monde et cela avec notre "huile de bras".On défend ce qui nous restes l'eau ,la santé et c'est tant mieux,que les règles des péquistes à Paupau aillent dans ce sens,dansle sens du peuple!

Marie Bourdage a écrit le 11 mars 2013

Les Martins Pelletier de ce monde se sont surement fait avoir en investissant dans une compagnie du genre qui fait plus d'argent avec des spéculateurs de son genre qu'en sortant n'importe quelle ressource du sol. Pauvres riches qui n'ont pas d'idée de développement! Ils perdront leur investissement tôt ou tard, car tout ce qui compte pour beaucoup des minières enregistrées au Canada c'est de convaincre des gens comme eux d'investir. Chaque jour naît un naïf qu'on peut extirper » disait, la minière. Tu t'es fait avoir mon petit, ton billet de lotto est nul si découvert.

simon a écrit le 11 mars 2013

René Lévesque écrivait en 1947 : (….) Ils (les Robin) étaient actifs et sans scrupules. Ils inventèrent un avantageux système de troc et une comptabilité encore plus avantageuse ; et, jusqu’à ces dernières années, ils parvinrent ainsi à garder sous leur coupe, dans un véritable servage, des générations entières de pêcheurs, hommes simples pour qui les chiffres étaient une magie noire d’où ne sortaient jamais rien que des dettes. » La compagnie Robin a été l’une des plus rapaces de l’histoire du Canada. La Gaspésie devrait se souvenir de ces compagnies, car elles ont un nouveau visage. Connaitre le coût du traitement des eaux de fracturation et de forage (décontamination) ne donnera pas envie aux municipalités et aux contribuables informés de plonger dans l'aventure du pétrole sans poser de question, sans faire de calcul.

Marie Bourdage a écrit le 11 mars 2013

Les élus ont un devoir de prudence et ils font bien d'être prudents avec ces compagnies gazières qui ont de toute évidence manqué de respect envers la population. Une population qui pose des questions ne devrait-elle recevoir autre chose que des insultes de la part des compagnies. De plus, la couche géologique de Restigouche (grès de Matapédia) est une source argileuse de pétrole de schiste des plus dangereux à exploiter. Bravo de ne pas faire affaire avec un compagnie qui se comporte en bandit.

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