Développement économique et exportation

Le plus haut mât météo de Canada au service de l’éolien

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
La tour météo permettra de mesurer l'impact des conditions météo nordiques sur la productivité des éoliennes, explique Cédric Arbez, ingénieur au TechnoCentre éolien.

La tour météo permettra de mesurer l'impact des conditions météo nordiques sur la productivité des éoliennes, explique Cédric Arbez, ingénieur au TechnoCentre éolien. Photo : Cédric Arbez, TechnoCentre éolien

Le TechnoCentre éolien met en fonction la plus haute tour météo du Canada à Rivière-au-Renard.

La tour de 126 mètres, équipée d’une trentaine de capteurs, permettra de mieux comprendre l’impact du climat nordique (notamment du givre) sur la performance des éoliennes.

La tour en acier est conçue pour résister à des vents de 200 km/h combinés à quatre centimètres de givre de chaque côté. La structure de 22 tonnes, constituée de 41 sections d’acier, doit durer au moins 20 ans.

Une trentaine d’instruments de mesure y sont accrochés : anémomètre, pluviomètre, détecteur de givre. Les données captées sont transmises par fibre optique aux bureaux du TechnoCentre éolien, à Gaspé, où des chercheurs les compilent et les analysent.

À proximité du mât de mesure, on trouve les deux éoliennes REpower 2,05 mégawatts du TechnoCentre. La tour de 126 mètres est assez haute pour capter des données sur toute l’aire balayée par les pales.

Le climat québécois met à rude épreuve les éoliennes, qui ont été développées sous des cieux plus cléments, en Europe et aux États-Unis. L’accumulation de givre sur les pales, notamment, entraîne parfois l’arrêt des parcs.

Grâce au nouveau mât, les chercheurs du TechnoCentre pourront comparer les conditions météo et la production des éoliennes. «Y a-t-il sous-performance? Un bris par fatigue?», illustre Cédric Arbez, ingénieur au TechnoCentre. «On va pouvoir capter les événements météo, poursuit-il, et ainsi améliorer les cartes de vent, la fabrication des éoliennes, et aider les compagnies à mieux établir leurs critères dans les climats froids et les terrains complexes [fortes pentes et forêts].»

Le projet a coûté 500 000 $, financé par Québec et Ottawa.

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