Politique

Plan de relance : la pression est forte sur Québec, selon Bertrand Berger

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le président de la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles, Bertrand Berger.

Le président de la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles, Bertrand Berger.

La mise en œuvre d’un plan de relance pour la Gaspésie est «un puissant défi» selon le président de la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles (CRÉGÎM), Bertrand Berger. Et les élus péquistes «seront jugés» à la fin de l’exercice, prévient-il. 

De l’avis du président de la CRÉGÎM, le gouvernement a fait preuve de courage en se lançant dans un tel exercice, mais indique qu’il sera impossible de combler tous les besoins, en raison des nombreuses attentes du milieu.

«Quand tu pars une opération comme ça en Gaspésie, tu n’as pas le temps de finir ta phrase que les attentes commencent à pousser. Et on se peut se le dire, ce n’est pas 100% des demandes qui seront comblées. Des choix devront être faits», a-t-il déclaré la semaine dernière, à la suite de la rencontre entre le ministre délégué aux Régions, Gaétan Lelièvre, et le milieu municipal, social et économique de la MRC d’Avignon.

M. Berger soutient que le choix des interventions gouvernementales représente un défi de taille pour les élus. Selon lui, le gouvernement sera nécessairement «obliger de se piler sur le cœur pour déplaire à certains» en privilégiant des projets plutôt que d’autres. «C’est un méchant défi qu’ils [les élus] se sont donnés. Et à la fin de l’exercise, ils seront jugés. Alors moi je pense qu’il faut les féliciter», a-t-il poursuivi.

M. Lelièvre, qui a terminé samedi dernier sa tournée de consultations dans les MRC de la région en vue d’élaborer le plan de relance de la Gaspésie, s’est dit conscient que les «attentes sont grandes» et que des choix devront être faits.

Actuellement, il n’y a pas d’enveloppe spécifique dédiée au plan de relance de la Gaspésie. Les promoteurs de la Gaspésie devront donc compter sur les budgets des différents ministères pour propulser leurs projets.  

Et malgré le contexte de compression budgétaire, M. Lelièvre est confiant que les sommes seront au rendez-vous. «Le plan est coordonné par un comité supporté par cinq ministres et Pauline Marois. Le contexte budgétaire est effectivement difficile, mais avec la volonté gouvernementale, je suis très confiant», a-t-il déclaré.

M. Lelièvre souhaite présenter un rapport au comité ministériel présidé par la première ministre Pauline Marois en mars. Les conclusions de la démarche seront par la suite déposées au Conseil des ministres en avril. 

1 commentaire

Gilles Thibodeau a écrit le 29 janvier 2013

Bonjour : Oui M. Berger , après le régime minceur des 9 dernières années Charest , Normandeau , le mot est juste , c'est un grand défi et cela ne se fera pas en claquant des doigts , tous nos élus devront coopérer . Le bonavignonnage doit se terminer , une décision comme celle du centre de tri de Grande Rivière ce n'est pas ce qui s'appelle coopérer.

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