Politique

Plan de relance de la Gaspésie : 53 M $ investis depuis mai

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Pauline Marois passera les prochains jours en Gaspésie. Il s’agira de son deuxième séjour dans la région entant que première ministre.

Pauline Marois passera les prochains jours en Gaspésie. Il s’agira de son deuxième séjour dans la région entant que première ministre. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – La première ministre Pauline Marois affirme que plus de 53 millions de dollars ont été investis par son gouvernement à la suite du dévoilement de la Stratégie d'intervention gouvernementale pour le développement de la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Dans une entrevue exclusive accordée à GRAFFICI.CA dans le cadre du caucus des députés du Parti québécois qui s’ouvre aujourd’hui à Carleton-sur-Mer, Mme Marois  a accepté de faire le point sur le plan de relance.

Consciente que la population gaspésienne demande des gestes concrets pour relancer la région, celle qui préside le comité de relance de la Gaspésie souligne que des gestes ont déjà été posés : « Il y a quand même eu des annonces de plus de 53 millions de dollars et qui représentent des investissements de 586 millions de dollars si on inclut les éoliennes et le projet avec les Micmacs qui sont en voie de se concrétiser », avance la première ministre.

« Il y a vraiment des projets très concrets qui sont mis de l’avant. Moi, je crois que la population peut, bien sûr, manifester son impatience, mais doit surtout constater que le gouvernement est au rendez-vous, tel que nous l’avions dit », souligne-t-elle.

L’éolien lancé très prochainement

Québec avait annoncé en mai dernier le lancement des appels d’offres de 800 mégawatts dans le secteur éolien, dont 300 mégawatts sont réservés pour des projets émanant de la région. À ce chapitre, le règlement nécessaire afin de procéder aux demandes de projet sera déposé très rapidement : « Le projet de règlement va être publié, ce qui fait qu’on va d’ici le tout début de l’automne recevoir les appels de proposition venant de la Gaspésie et du Bas-du-Fleuve », dit Mme Marois.

Malgré les surplus d’énergie dont dispose Hydro-Québec, Mme Marois continue de défendre ce secteur d’activités : « Nous pensons qu’il est nécessaire développer cette nouvelle forme de production d’énergie qui est un complément à l’hydroélectricité ».

Les projets d’Orbite et Ciment McInnis

Les promoteurs des grands projets d’Orbite Aluminae en Haute-Gaspésie et de Ciment McInnis à Port-Daniel-Gascons ont déposé des demandes d’aide au gouvernement du Québec au cours des derniers mois. McInnis demande une garantie de prêt pouvant aller jusqu’au tiers du projet de 700 millions de dollars. Orbite demande de l’aide afin de combler le fossé creusé devant l’explosion des coûts de construction de l’usine de Cap-Chat.

Les dossiers cheminent dans l’appareil gouvernemental.

Toutefois, Mme Marois se garde un devoir de réserve et demeure très prudente sur la suite des choses : « On est en discussions dans les deux projets. Je vous dirai que dans certains cas, la balle n’est pas dans le camp du gouvernement. On est en contact avec les entreprises. On souhaite que ces projets se réalisent. Nous, on a fait une partie du travail ; il y a du travail qui doit être fait du côté des entreprises », indique Mme Marois.

Le pétrole

La première ministre maintient le cap et rappelle que sa préoccupation est de s’assurer de créer de la richesse avec une ressource qui appartient aux Québécois et que les retombées leur reviennent.

La semaine dernière, le comité Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé pressait le ministre responsable de la région, Gaétan Lelièvre, de faire pression sur le gouvernement afin que la région ne serve pas de cobaye à l’industrie pétrolière.

« À partir du moment où on passera à l’exploitation, toutes les évaluations environnementales seront prises en compte. Le dossier sera traité avec beaucoup de rigueur. Je comprends les inquiétudes des gens de Gaspé », dit Mme Marois qui souligne qu’elle continuera de suivre de très près le dossier.

Murdochville

Québec a demandé à Murdochville d’établir des priorités dans les projets déposés au printemps dernier, dont la facture totalise les 38 millions de dollars.

« C’est une somme énorme. Déjà, il y a des sommes dégagées pour soutenir Murdochville. On leur demande une liste des priorités pour voir par quel bout on peut commencer », précise la première ministre.

Mme Marois sera à Carleton-sur-Mer au cours des deux prochains jours afin de présider le caucus de ses députés et tenir un conseil des ministres.

Au total, on précise que près de 30 annonces seront faites dans la région au cours de la semaine.

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