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Plan de la Gaspésie : un accueil optimiste mais prudent

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Le président de la CRÉGÎM, Bertrand Berger, est plutôt optimiste mais reste vigilant face à ce «dossier touffu».

Le président de la CRÉGÎM, Bertrand Berger, est plutôt optimiste mais reste vigilant face à ce «dossier touffu». Photo : Pauline Phouthonnesy

BONAVENTURE - Les acteurs régionaux ont réagi de façon positive à la suite de l’annonce de la Stratégie d'intervention gouvernementale pour le développement de la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, par Pauline Marois, jeudi, à Bonaventure. Ils espèrent que ces éléments seront appliqués de façon concrète et dans un délai raisonnable.

L’assemblée a applaudi à plusieurs reprises en signe d’approbation pendant la conférence de la première ministre. Pauline Marois a dévoilé une liste de secteurs sur lesquels le comité ministériel qu’elle préside va travailler «en collaboration avec les acteurs du milieu», comme les a nommés le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre.  

Le président de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) et préfet de la MRC d’Avignon, Bertrand Berger, est plutôt optimiste à l’annonce de cette «stratégie globale qui nécessite un travail continu». Il reste pourtant prudent à l’égard de ce «document touffu [qu’il va] regarder très attentivement. Par exemple pour la réparation du chemin de fer, le document indique un coût de 69, 5 millions alors que Mme Marois a dit qu’il y aurait une étude pour savoir exactement combien cela allait coûter».

Du vent dans les voiles

Mme Marois a mis la table des grandes orientations et le maire de Gaspé, François Roussy, espère que cela amènera des mesures concrètes. «Sa stratégie est une excellente nouvelle, notamment au niveau de l’hôpital de Gaspé ou le transfert du parc éolien à Murdochville, on en avait besoin. Si tout ce qui est écrit est appliqué concrètement, la Gaspésie est sauvée», se réjouit-il. Il ajoute : «on avait les voiles déployées, ça fait du bien de sentir le vent souffler de notre côté».

Le secteur éolien attend du concret

Le directeur général de TechnoCentre éolien, Frédéric Côté juge que pour l'économie, "c'est de bonne augure que l'éolien reste une priorité." Un point de vue partagé par Maurice Quesnel, directeur général de la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs.

M. Côté attend cependant une annonce prévue vendredi à Matane. «Je souhaite l’amorce d’un bloc de 700 mégawatts d’énergie éolienne et un calendrier de déploiement concret. Il y a urgence afin de maintenir nos emplois manufacturiers», prévient-t-il.

Dans des délais acceptables

Le directeur du Cégep de la Gaspésie et des Îles, Roland Auger, demeure prudent. «Pour l’instant je ne sais pas trop. Je prends acte et je regarde où on va, dans un délai acceptable», explique-t-il. Dans le secteur de l'éducation, «l’important c’est la question de l’EPAQ et de la mise à niveau collective», décrit M. Auger.

4 commentaires

Richard Leonard a écrit le 18 mai 2013

Bonsoir M.Poirier Le plan de relance de la Gaspésie n'a-t-il pas été ADOPTÉ par les mêmes personnes qui avaient adopté le programme des promesses électoraux péquiste?

Gaston Poirier a écrit le 14 mai 2013

Richard Leonard : Je ne suis pas un fervent péquiste, mais je dois mettre un bémol à vos propos. D'abord, le Plan de relance est une politique publique dûment ADOPTÉE, ce qui signifie que le gouvernement se donne l'obligation d'en suivre les lignes directrices. Ça n'a pas une force légale, mais morale. Et comme il est adopté, on ne peut pas revirer de bord. Sur les autres dossiers auxquels vous faites allusion, rappelez-vous que le fabuleux gouvernement libéral précédent avait laissé une belle surprise à son successeur, soit un TROU budgétaire de 1,8 milliard $. Un gouvernement RESPONSABLE avait l'obligation de réduire ou annihiler ce déficit surprise, ce qui a nécessité des RÉAJUSTEMENTS aux promesses faites. Par contre, tous les réajustements sont faits et ajustés avec les intervenants du milieu : des fois ça passe bien, des fois ça passe de travers, je vous le concède. Le gouvernement péquiste aurait pu continuer dans la lignée déficitaire libérale, mais il a choisi de cesser de nous endetter (ce qui devrait faire plaisir à mes amis de droite!) en rationalisant les dépenses. Des choix déchirants et des adaptations de promesses obligées. Mais je ne suis pas inquiet pour la Gaspésie : l'éolien reste à l'avant-plan avec des engagements fermes et formels ; le rail sera réparé ; les aéroports améliorés, etc. Quiconque connaît le ministre régional Lelièvre sait qu'il réalisera ce qu'il dit. Pour le moment, je suis porté à faire confiance!

Richard Leonard a écrit le 11 mai 2013

Je vous invite à faire le bilan des promesses du PQ pour l'élection du 4 septembre dernier: Ne semble-t- on pas même avoir fait exactement l'opposé de ce que l'on proposait? Nominations partisanes et incompréhensibles à la pochetée aux amis; Coupures aux CPE; Retour de la taxe santé; Assaut sur les assistés sociaux; Coupure en recherches médicales et scientifiques; Ralentissement de l'économie et augmentation du chômage; Redevances minières à 50 millions alors que la promesse était de 400 millions; Et encore... Pourquoi devrait-on croire au plan de relance de la Gaspésie alors que la liste des promesses récemment brisées du PQ prendrait toute la soirée à énumérer? Espérons que le plan de relance de la Gaspésie ne subira pas le même sort...

Gaston Poirier a écrit le 10 mai 2013

En lisant l'article, il me vient un commentaire presque hors contexte (réflexion ouverte!) : Ma lecture est peut-être pas bonne, mais Roland Auger va se présenter pour le PLQ à la prochaine élection. Il est le seul à être frileux avec ce dossier, il a annoncé son retrait comme DG du Cégep et des contacts me disent qu'il n'était pas loin des rouges quand ceux-ci étaient au pouvoir... J'ai pas de boule de cristal, mais mon pif me dit ça! L'avenir nous le dira!

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