Philip Toone décrie la destruction du registre des armes d’épaule

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Philip Toone, le député fédéral de la Gaspésie-les-Îles-de-la-Madeleine.

Philip Toone, le député fédéral de la Gaspésie-les-Îles-de-la-Madeleine. Photo : Courtoisie

Le député fédéral de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, juge absurde la décision du gouvernement Harper de supprimer toute trace du registre des armes d’épaule. M. Toone rappelle que Québec souhaite bénéficier de ces données pour constituer son propre registre.

«C’est vraiment insultant que les données existent déjà et que les conservateurs disent aux Québécois : vous allez payer deux fois pour le même registre», s’insurge l’élu.

Le député renchérit en soulignant que le transfert des informations au provincial ne coûterait pratiquement rien. M. Toone constate que le registre a été bénéfique au cours des dernières années lorsque les policiers ont eu à intervenir dans des dossiers de violence conjugale ou de suicide. «Le taux de mortalité en situation de violence conjugale a baissé de 50 %», illustre-t-il.

Registre adouci

La situation majoritaire du gouvernement donne peu d’espoir au député néo-démocrate que les conservateurs changent d’idée. Par contre, Philip Toone croit que le registre devrait être adouci. «L’idée que ce soit dans le Code criminel, donc qu’une infraction entraîne des peines sévères, c’est absolument ridicule», lance-t-il.

Chasseurs heureux

Selon ce que rapportait GRAFFICI.CA la semaine dernière, la Fédération québécoise secteur Gaspésie-les-Îles se réjouit que le gouvernement aille de l’avant avec son projet de loi. Son président, Alain Poitras, a déclaré que «pour plusieurs d’entre nous, c’est un gros soulagement. Avec le registre, on devait enregistrer deux fois nos armes. Une fois chez le commerçant et autre une fois auprès du gouvernement, ce qui était devenu lourd pour rien.»

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