Développement économique et exportation

Pétrolia : mille milliards de pieds cubes de gaz à Bourque

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
L’été dernier, Pétrolia avait noté la présence de gaz dans le puits Bourque n° 1.

L’été dernier, Pétrolia avait noté la présence de gaz dans le puits Bourque n° 1. Photo : Geneviève Gélinas

GASPÉ – Pétrolia annonce que mille milliards de pieds cubes de gaz pourraient se trouver dans le sous-sol du secteur Bourque, à mi-chemin entre Grande-Vallée et Murdochville.

À l’été 2012, Pétrolia a effectué deux forages dans cette zone. Depuis, la firme a confié à Sproule Associates Limited le mandat d’analyser les données recueillies dans quatre zones prospectives des puits Bourque n° 1 et Bourque n° 2.

Résultat : l’estimation moyenne du gaz initialement en place s’élève à 1041 milliards de pieds cubes, ce qui correspond grosso modo à la consommation de gaz naturel du Québec pendant cinq ans.

Il s’agit de gaz naturel «humide», soit du méthane associé à d’autres gaz dont le pouvoir calorifique est plus élevé, comme le propane et le butane, note le président de Pétrolia, André Proulx.

Tests de production prévus

«On pense que cette quantité-là est en place mais on ne sait pas combien on peut en récupérer», précise M. Proulx. Normalement, la proportion récupérable varie entre 20 % et 50 % dans les réservoirs de gaz naturel, dit-il.

Pétrolia ne sait pas si l’extraction de ce gaz peut se faire de manière rentable, ni s’il faudra utiliser le procédé de fracturation. Des tests de production seront menés cet été et permettront de répondre à ces questions, affirme M. Proulx.

Pas de client

La Gaspésie ne compte aucun client d’envergure pour du gaz naturel. Toutefois, une découverte pourrait attirer des industries sur la péninsule, croit le président. Des entreprises de transformation minière, «par exemple Orbite», qui souhaite établir une usine d’alumine métallurgique non loin du secteur Bourque, pourraient être intéressées, dit M. Proulx.

10 commentaires

Joseph Leblanc a écrit le 16 avril 2013

Allez donc demandé aux gens de la cote nord si ils aimeraient ça avoir mille milliard de pied cube de gaz naturel.............en passant des nouvelles de Québec ?

Marie Bourdage a écrit le 16 avril 2013

Devant tous ces investissements et ces avantages financiers consentis, on pourrait s’attendre à des retombées économiques positives pour les Québécois. Pourtant, dans son rapport annuel 2011, le commissaire au développement durable Jean Cinq-Mars, soulignait récemment à propos de l’exploitation des hydrocarbures: «les travaux relatifs aux retombées économiques et aux redevances attendues ne permettent pas de démontrer de façon satisfaisante que les bénéfices sont supérieurs aux coûts pour la société québécoise». Et on ne mentionne pas ici les coûts relatifs à la pollution engendrée pas votre industrie.

Bilbo Cyr a écrit le 15 avril 2013

Tiens, mille milliards... Comme disait le Capitaine Haddock... Et juste au moment où le puits fuit. N'est-ce pas que le hasard fait bien les choses?

Albert Picard a écrit le 14 avril 2013

Libérez-vous de vos angoisses et de vos peurs monsieur Pelletier. Elles vous rendent aussi sympathique qu'une porte de prison.

Gaston Poirier a écrit le 14 avril 2013

Un Pelletier sans arguments traite ceux qui pense pas comme lui de plein de vert ou de diahrée... Merci Pelletier pour autant de contenu! En passant, Pétrolia, par ses stratégies de communication à la con, s'est elle-même mis dans la "fâcheuse position" dans laquel elle se trouve... Au lieu de penser en "stratégie de communications", Pétrolia devrait se contenter de dire la vérité et de faire sa job comme du monde, en respectant le monde au lieu de nous regarder comme des minables de petits gaspésiens... Si la compagnie faisait comme du monde et respectait les populations, elle ne seraient pas encombrée dans sa propre merde...

Albert Picard a écrit le 14 avril 2013

Voilà monsieur Denis. Il faut se placer en mode solution. On m'a parfois dit que la maréculture ne fonctionnait pas dans la Baie des Chaleurs ou dans la Baie de Gaspé. Pourtant elle fonctionne de l'autre côté de la Baie, au Nouveau-Brunswick. C'est la même eau! Nous en sommes rendu à 4 milliards$ au ministère des transport pour les routes et ça ne suffit pas! Essayons la solution de TrensQuébec et de son train aérien électrique sur monorail. En Gaspésie puisqu'on a l'expertise pour construire les tours d'éoliennes de 100 mètres, on est capable de construire les tours de10 mètres pour le monorail aérien. Pas rentable pour le petit marché du Québec? Cela n'a pas empêché Bombardier de vendre ses avions partout dans le monde. On est pas dans des projets futuristes de lunatiques rêveurs là. Les inventions sont réalisées, notamment le moteur roue de l'ingénieur Couture, et l'expertise est là ici en Gaspésie et ailleurs au Québec. On veut poursuivre le développement minier au Québec. D'accord mais faisons le correctement. Les gisements de lithium au Québec, pourquoi de pas s'en servir pour fabriquer les fameuses batteries au lithium-ion pour les voitures électriques. Pour le moment il n'y a qu'une seule minière au Québec (Nemaska Lithium) qui s'est engagé à construire une usine de transformation à Valleyfield mais ce n'est qu'un produit semi fini. etc... Etc... Etc...

Michel Denis a écrit le 14 avril 2013

M.Pelletier ,il n'y a pas que les en verdeurs qui ont mis petrolia dans cette situation mais beaucoup de citoyen responsable ,je comprend vos émotions mais il ne faut pas perdre la raison quand même!

Michel Denis a écrit le 14 avril 2013

Absolument d'accord avec M. Picard. Mais pour que ces projets se réalisent il faudra que les citoyens arrêtent d'attendre d'être contre quelque-chose pour se manifester ,il faut aussi manifester le changement désiré,il faut parfois manifester pour quelque-chose,sortir dans les rues pour des raisons positive.On se contre ou on se bat pour...

Albert Picard a écrit le 13 avril 2013

Sproule Associates, une belle compagnie Albertaine de Calgary. Ça crée sûrement plein de jobs au Québec... Et le conditionnel qu'utilise monsieur Proulx pour conjuguer ses verbes, c'est tellement porteur d'espoir et d'avenir... On signe un contrat sur lequel rien est écrit et on nous dit que c'est un bon deal. Les généreux cadeaux, subventions et crédits d'impôts que le gouvernement donne aux "BS pétrolières" seraient bien mieux utilisés ailleurs : agriculture biologique, protection du saumon de l'Atlantique, mariculture, tourisme, biomasse, etc On va pouvoir se concentrer sur ce qui crée des emplois réels, concrets, durables comme ceux de l'Association du bois d'apparence Gaspésie ou de Saveurs de la Baie. Le pétrole, c'est une très vieilles technologie. Les innovations technologiques nous permettre de graduellement le remplacer. Alors coupons dans les cadeaux! ( exemple TrensQuebec un projet de trains sur monorail avec des moteurs-roues électriques , batteries de voitures électriques, NORAX à Lévis qui permet de remplacer de gaz pour faire fondre les métaux dans les fonderies par de l'électricité à moindre coût et plus efficacement, la culture du chanvre en Haute-Gaspésie par la femme d'affaire Denise Verreault, de Verreault Navigation aux Mechins, qui produit de l'huile actuellement, qui pourra produire bientôt du Biodiésel , des panneaux de contreplaqué )

Michel Denis a écrit le 12 avril 2013

Du n'importe quoi! Pour essayer de freiner la chute de leurs actions à la bourse!

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