Développement économique et exportation

Pétrole : des «indices» d’hydrocarbures à Bourque n° 1

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Le forage de Bourque n° 1 a commencé vers le 20 juillet près de Murdochville.

Le forage de Bourque n° 1 a commencé vers le 20 juillet près de Murdochville. Photo : Geneviève Gélinas

Pétrolia trouve de très petites quantités de pétrole et de gaz naturel dans le puits Bourque n° 1, qu’elle fore près de Murdochville.

«Ça correspond à nos attentes. On a trouvé des indices d’hydrocarbures, mais le puits n’est pas terminé», affirme la vice-présidente de Pétrolia, Isabelle Proulx. Le forage atteint à 3080 mètres de longueur (le puits est dévié dans sa partie inférieure), sur les 3200 mètres prévus.

À la fin du forage dans une semaine, Pétrolia décidera s’il vaut la  peine d’installer le dernier des coffrages, celui dit «de production», qui permettrait de faire des tests de longue durée sur le puits.  La firme entamera ensuite Bourque n° 2 pour des dépenses totales de 12 millions de dollars.

Séance publique annulée

Par ailleurs, Pétrolia annule la séance d’information de jeudi soir à Gaspé, sur le forage Haldimand n° 4 prévu en janvier à 350 mètres de certaines résidences.

«Il y a eu de nouveaux développements la semaine dernière, avec les questions sur [l’étude de] l’INRS et l’eau [souterraine], justifie Mme Proulx. C’est trop sensible comme questions, et moi, je ne peux pas y répondre.»

L’hydrogéologue de l’Institut national de recherche scientifique (INRS) René Lefebvre, qui collabore à l’étude, devait participer par vidéoconférence, mais Mme Proulx juge maintenant sa présence «trop importante» et préfère attendre qu’il soit disponible.

Une nouvelle date de rencontre sera planifiée « au plus tard en novembre», promet Mme Proulx. En attendant, un dépliant d’information est distribué ces jours-ci aux résidants du secteur.

Pétrolia serait-elle prête à éloigner le forage des résidences pour garantir son acceptabilité sociale? «Non, répond la vice-présidente. La loi prévoit une distance de 100 mètres, on est à l’extérieur du périmètre urbanisé actuel et projeté, c’est dans la forêt et ce n’est pas bruyant», dit-elle.

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6 commentaires

Benoit Trépanier a écrit le 5 octobre 2012

M. ou Mme Golum, Votre commentaire est intéressant, mais nous aimerions que vous le fassiez à visage découvert. Merci d'écrire votre vrai nom au complet (si Golum est votre prénom). Si vous n'avez pas le courage de vos opinions, cette tribune n'est pas pour vous. Lisez notre politique de publication. Elle est claire sur ce point. Benoit Trépanier Directeur

Bilbo a écrit le 5 octobre 2012

Monsieur Henry, je suis absolument d'accord avec vous. Je considère comme un devoir citoyen de s'exprimer sur le développement de notre région. Ce n'est pas MON opinion qui compte, c'est que le monde s'exprime. À ce titre, je reconnais la valeur du débat public. On m'accorde, parce que je prend la parole, toute sorte de qualificatif, dont celui d'extrémiste, qui est extrêmement péjoratif. C'est l'absence d'espace pour la participation du public qui pousse les gens vers les extrêmes et les éloigne d'un éventuel espace de dialogue. Cela fait bien le jeux de certains, mais génère beaucoup de frustration pour les autres. "Oui, peut etre, pourquoi pas, MAIS A CONDITION QUE.."¨Personnellement, ma condition préalable, le minimum acceptable, c'est le BAPE auquel tous les projets majeurs actuellement en cours essaient de se soustraire. Il est anormal que les groupes citoyens aient à se battre pour l'obtention d'un BAPE. Le rôle de ces groupes est d'y participer. Je ne suis pas à priori contre ces projets, mais je suis résolument contre l'éventualité qu'ils puissent se réaliser sans que le public ait son mot à dire. Enfin, M Golum, vos propos sont intéressants, mais gagneraient en crédibilité à être signés.

Pascal Henry a écrit le 5 octobre 2012

Monsieur Golum, Je traite d'enverdeur et je n'ai absolument pas de problemes a recevoir de réplique. Sauf qu'a mon avis, le civisme dicte de prendre part a un débat sous son vrai non mais ca, c'est une autre histoire. Comme vous apportez des points intéressant mais aussi des énormité totalement fausse, Je crois que le débat pourait etre interessant mais je ne discute pas avec quelqu'un qui se cache derriere un pseudonyme. Par contre, j'aimerais tout de meme vous demander en quoi le ''devoir'' de monsieur Bilbo de donner son opinion prime sur mon droit de faire la meme chose ? Personellement, je trouve que l'extremisme est une plaie dans toute société et pour moi, l'enverdeur est un extremiste tout comme le capitaliste sauvage en est un. Dans tout débat autour de l'exploitation de nos ressources naturelles Il y a le camp du ''Oui peu importe le prix et les conséquences'' et il y a le ''non, sans aucune considérations'' ... Pour moi, agir de facon responsable veut dire se rejoindre quelque part au milieu. Je suis un défenceur du : ''Oui, peut etre, pourquoi pas, MAIS A CONDITION QUE...'' Malheureusement, comme le débat en est un extremement émotif, il est plus facile de brandir des épouvantails et faire peur aux gens que d'ouvrir la porte a des discussion! Nous pourions aussi aborder la situation économique du quebec, qui selon moi impose de trouver rapidement des solutions pour financer nos ambitions mais a quoi bon ? Apres tout, c'est bien connu, l'argent pousse dans les arbres!!!

Golum! a écrit le 5 octobre 2012

Des everdeur ? Et des embrumeurs j'imagine ? Bonjour, je ne suis pas de Gaspé mais qui traite d'everdeur en 2012 doit s'attendre à une réplique! La politique des États-Unis depuis 1976 est pourtant claire à ce sujet. Diminuer leur dépendance au pétrole. C'était ça le futur! Et nous, producteur d'hydroélectricité, à force de faire comme le voisin et de négliger notre spécificité pour faire de l'économie pour de l'économie, on s'embourbe dans un développement qui n’amènera jamais rien d'autre que de la polémique est de volages petits billets verts. Et d'ailleurs, on peut dire que le lobby du pétrole a bien réussis depuis à nos cristalliser dans cette époque du far-west. Nous somme 40 ans plus tard au même point, dépendant du transport routier comme jamais. Même que les véhicules n'ont jamais été aussi gros! Alors qu'en 2012, faut peut-être penser au minimum à développer des produits que nous avons besoins! Le court circuit n'est certes pas dans les plans de grande pétrolière. C'est pourtant celui de l'avenir, même s'il n'est pas aussi rentable! N'en déplaise aux Lucides! Heille, il n'y a même pas de transport ferroviaire digne de ce nom dans l'est! Le vôtre, votre futur, c'est un développement à court terme au profit d'un portefeuille. C'est un peu comme l'état qui nous invite à perdre notre argent dans la loterie! Vive le développement durable, la sensibilisation et l'exemple! Et ici, on subventionne à coup de millions l'industrie sale des sables bitumineux alors que cette industrie nous ment en pleine face sur leurs véritables dessins. Comme on finance l'amiante qui tue aux tiers monde! Ça ne vous touche pas? D'ailleurs ce beau pays, je parle du Canada, a un superbe parc en friche à Forion! Et que dire de l'énergie nucléaire. Ben oui le PQ n'a pas attendu les chiffres! Je suis convaincu que les pro-prétrolia de Gaspé se bidonnent de cette vieille bataille. Mais batince, les Libéraux non plus n'ont pas eu ces chiffres pour vouloir investir 4 milliards(!) dans la réfection? Faut pas nous prendre pour des cons! Il y a des limites à prospérer sur le dos des autres et M Bilbo se fait un devoir de donner son opinion comme d'autres donnent dans le salissage! Au bout du compte cette industrie, qui n'est pas encore rentable, nous coûte plus cher que les bidous récolter à l'ancienne par des foreuses modernes! Pour un standing et quelques mégalomane! C'est drôle, mais j'aime mieux donner mes impôts à un futur jeune qu'un futur vieux! Même si c'est pour me faire salir à mon tour par simple copinage. Merci.

Bilbo a écrit le 4 octobre 2012

Si nous ne touchons pas les retombées de l'exploitation de nos ressources, ce sera plus probablement parce que les actionnaires vont créer de la richesse surtout pour eux-mêmes qu'à cause des enverdeurs... Exploitation des ressources naturelles d'un territoire n'égale pas nécessairement prospérité pour tous. C'est généralement encore pire quand le public n'a aucune prise sur le projet et que la compagnie fait à sa guise, avec la complaisance des instances gouvernementales. Poser des questions n'est pas ramener le Québec en arrière. Le peu de considération pour les populations locales dans les projets sur la table en Gaspésie en ce moment me fait penser à Duplessis...

Pascal Henry a écrit le 4 octobre 2012

Bonne nouvelle.... mais avec tout les enverdeurs qui s'acharnent a vouloir garder (ou ramenner) le quebec en arriere, je me demande si on vera le jour ou nous pourons toucher les retombées de l'exploitation de nos ressources !

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