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Pétrole dans le golfe : Philip Toone souhaite une commission fédérale

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Le député de la circonscription Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone.

Le député de la circonscription Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone. Photo : Courtoisie

Le député de la circonscription Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, demande aux conservateurs de créer une commission d’examen sur l’exploitation des hydrocarbures dans le golfe Saint-Laurent.

Le néo-démocrate soutient que les cinq provinces qui se partagent le golfe Saint-Laurent ne peuvent gérer l’exploitation selon leurs règles particulières. «Le fédéral doit chapeauter, sinon épauler les provinces, pour qu’elles trouvent un large consensus», plaide-t-il.

Cette commission fédérale serait en mesure de poser toutes les questions sur une éventuelle exploitation, ce qui n’est pas le cas de la commission terre-neuvienne Richard, affirme l’élu gaspésien. «Elle ne peut contraindre les gens à témoigner. Il n’y a rien dans la loi qui oblige qui que ce soit à aller devant M. Richard», décrie le député. Il ajoute que la commission ne possède pas les moyens financiers nécessaires pour effectuer son travail.

Compétence provinciale

Questionné à savoir si le gouvernement fédéral peut agir dans ce dossier, les ressources naturelles dont fait partie le pétrole étant de compétence provinciale, Philip Toone répond que «l’exploitation dans le golfe touche le domaine des pêches, qui est de juridiction fédérale. C’est une question multi-juridictionnelle qui touche en plus cinq provinces.»

Selon lui, le gouvernement fédéral pourrait jouer un rôle de médiateur avec cette commission d’examen.

M. Toone croit que les compagnies pétrolières seraient mieux servies par les lois fédérales dans le cas où il y avait de l’exploitation. «Les associations de compagnies pétrolières ne peuvent aller de l’avant avec cinq mesures réglementaires différentes. Ça n’a pas de sens!», lance-t-il.

1 commentaire

Jérôme Tardif a écrit le 30 janvier 2012

Je ne vois pas d'un bon oeil que le gouvernement fédéral chapeaute ce processus. Si les provinces sont souveraines dans ce domaine, c'est à elles de s'organiser et de créer une commission inter-provinciale sur cette question. Même s'il parait plus compliqué de convaincre et arrimer 5 interlocuteurs, dans le contexte politique actuel et avec le gouvernement en place à Ottawa, il me semble plus plausible qu'une telle commission puisse être créée. En cédant un peu de pouvoir au gouvernement fédéral dans un champ de compétence provincial, l'histoire nous démontre que celui-ci tend à prendre de plus en plus de place avec le temps! De plus, veux-t-on vraiment que ce soit CE gouvernement conservateur, inféodé aux compagnies pétrolières, qui prenne le leadership du dossier ? Comme le dicton le dit dans la langue de Shakespeare : Be careful what you wish for.

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