Développement économique et exportation

Pertes d'emplois : des gens d'affaires s’inquiètent

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le Regroupement pour l’avancement économique de la Gaspésie estime à 150 le nombre d’emplois perdus depuis la fin de l’été en Gaspésie.

Le Regroupement pour l’avancement économique de la Gaspésie estime à 150 le nombre d’emplois perdus depuis la fin de l’été en Gaspésie. Photo : Thierry Haroun

Le Regroupement pour l'avancement économique de la Gaspésie se dit inquiet à la suite de la perte estimée de 150 emplois depuis la fin de l'été.

L'organisme n'est toutefois pas prêt à jeter le blâme sur le gouvernement Marois, dont le plan de relance économique de la région doit être livré au début du printemps.

Le chiffre avancé par le regroupement est basé sur la fermeture du marché RT de Rivière-au-Renard, de la réduction des services au parc Forillon et de la baisse de production chez LM Wind Power.

«Les dossiers économiques de la Gaspésie n'évoluent pas vite. Ça traîne longtemps sur les bureaux des ministres jusqu'au moment où les gens laissent tomber», soutient le porte-parole, Gaston Langlais.

Il veut donner la chance au coureur. «[Le ministre] Gaétan Lelièvre connaît les problèmes de la Gaspésie. Sauf qu'il doit convaincre et informer les gens. Je suis persuadé que si ça n'aboutit pas, il va perdre patience et pourrait même quitter ses fonctions. Il faut lui donner le temps», ajoute M. Langlais.

Le pétrole suscite l'espoir

Le regroupement veut sensibiliser le conseil municipal de Gaspé à l'importance du développement du secteur pétrolier. «On va leur parler de la filière pétrolière. Ce qui semble le plus prometteur actuellement, c'est le pétrole. Il va falloir l'exploiter convenablement dans des standards environnementaux très élevés», avance le porte-parole.

Pour M. Langlais, il faudra que Québec «mette ses culottes» et dise que le permis émis à Pétrolia est valide. Il souhaite aussi que le gouvernement précise si une municipalité peut invalider un permis émis par Québec.

«Si le gouvernement n’honore pas le permis pour Haldimand, il va être obligé de compenser Pétrolia. La pression doit être mise sur Québec. La Ville de Gaspé et le maire le disent : Québec ne fait pas son ouvrage», analyse M. Langlais.

Il demande par ailleurs aux écologistes «d'arrêter de bloquer tous les projets» de développement économique. «Qu'ils nous mettent sur la table leurs projets durables et quels sont leurs budgets»,  lance le porte-parole.

Le regroupement a tenu des rencontres au cours des dernières semaines auxquelles ont participé une centaine de personnes pour faire le point sur l'état de l'économie dans la MRC de la Côte-de-Gaspé.

20 commentaires

Albert Picard a écrit le 20 février 2013

Ouf! Vous me parlez d'analyse qui a mené à la prise de décision des actionnaires de fermer l'usine, m. Samuel. Allez y. Ce ne sera pas inintéressant de voir exposer le bien fondé de cette analyse. À titre comparatif, Smurfit-Stone, lorsqu'elle a fermé deux usines au Canada, dont celle de New Richmond, n'a pas baissé du tout sa production. Elle l'a transférée dans une usine aux USA, a demandé aux travailleurs de l'usine de faire du temps supplémentaire, mis à pied tous les travailleurs canadiens, et fait plus de profits. Pour qui? Je pense que vous savez. Il faut quand même le faire. Pensez y deux minutes. Une région immense comme la Gaspésie, couverte de forêt, et qui ne contrôle en rien son avenir économique en ce domaine. Ça me fait penser à des événements dont j'ai été témoin dans mon enfance. Lorsque mon oncle tuait une vache pour nourrir sa famille, mes cousins m'invitaient à venir voir comment ça se passait. On attachait la tête de la vache après la poutre la plus solide de l'étable. Il prenait une masse de 5 kilos et lui en assénait un bon coup en plein front. Parfois la vache résistait, ses yeux devenaient ronds comme des pièces de deux dollars et restait debout. Un deuxième coup venait rapidement et c'était le bon.

Jean-Fran^cois Samuel a écrit le 20 février 2013

@Albert Picard Pour ce qui est de la Gaspésia c'est plus compliqué qu'une simple décision des actionnaires. 1- Mauvaises décisions d'investissement des divers propriétaires au fil des ans pour la modernisation des équipements (fabrication de la pâte) 2- Papier journal en constant déclin 3- Coûts de production élevés (énergie, main d'oeuvre, etc) 4- Finalement projet de relance condamné dès le lancement car basé sur des données financières irréalistes (taux de change, coûts de production, marchés potentiels) et un mauvais choix d'actionnaires.

Albert Picard a écrit le 20 février 2013

Un petit rappel à la mémoire collective des connaissances sur l'histoire industrielle de la Gaspesie. Noranda à Murdochville, une "Town company" embauchait 2000 personnes à la mine. Gaspesia, une autre "Town company" employait 565 employés à Chandler (du nom de famille du fondateur de la Gaspesia. Un homme de Philadelphie). Ce monsieur disait que sa compagnie ferait toujours partie du paysage Gaspésien. Les actionnaires en ont décidé autrement.

AlbertnPicard a écrit le 20 février 2013

Des nouvelles de Québec : Le Rapport du commissaire au développement durable sera rendu public le mercredi 20 février 2013 vers 11 heures 15

Joseph Leblanc a écrit le 20 février 2013

Pis des nouvelles de Québec ? Le reste c'est du parlage inutile......................

Gaston Poirier a écrit le 20 février 2013

M. Pelletier : je posais une question et vous m'avez donné un simulacre de réponse. Je demandais pourquoi s'entêter à forer à 300 mètre des maison à travers une nappe phréatique qui alimente des dizaine de citoyens... et votre réponse dit : parce qu'on a les permis pour le faire. Si vous vous rappelez, le permis de forage a été émis en veille préélectorale par les libéraux. Il a été émis légalement... mais comme la loi n'impose pas de condition relative aux populations (ce sont les mêmes conditoons qu'en 1880 où a été adopté cette vieille loi), alors le gouverbement est pogné pour respecter l'émission de se permis. Donc c'est votre réponse : ils restent parce qu'ils ont eu un permis. Mais une compagnie qui dit vouloir le bien de la population (toutes les compagnies disent ça... jusqu'au jour où elle vous mette au chômage!) devrait penser à reconsidéré un tel projet pour ce concentrer sur un gisement encore plus prometteur et où l'acceptabilité sociale est rencontrée, non? Au lieu de s'astiner avec le monde (ah, les maudits écolos, et les maudits habitant de la rue Forest à Gaspé, pourquoi se sont-ils bâtis dans nos jambes...), pourquoi ne pas se concentrer sur le gisement prometteur de Bourque, où on dit qu'il y a 10 fois plus de potentiel qu'à Haldimand et où il n'y a pas âme qui vive à moins de 35 ou 40 km du site? Là est la question... et on n'a pas de vraies réponses... Quant à monsieur Rioux, je vous dirais qu'il y a 2 façons de voir le développement : le profit à court terme, et les retombées à long terme. Pour le bénéfice des générations futur, moi j'ai choisi le long terme, ce qui implique de respecter la population et l'environnement (développement durable). Et pourtant, je ne suis pas un grano d'écolo vert pomme! Je suis un gars ordinaire qui pense pas juste au présent... Je veux que notre Gaspésie se développe, mais de façon durable, au bénéfice des générations futures et pas seulement pour notre petit bénéfice comme on a toujours agi par le passé avec la pêche et la forêt. On a la chance pour une fois de développer avec une vision d'avenir : pourquoi ne pas saisir enfin notre chance?

Bilbo Cyr a écrit le 20 février 2013

Le jupon dépasse tellement ici que la ballerine va s'enfarger...

Gilles Thibodeau a écrit le 20 février 2013

@ Christian Rioux . " Je veut (x) d'une Gaspésie ou(ù) il fait bon vivre avec des gens qui ont des bons emplois, pas d'un mouroir pour Baby-boomer retraités déserté par les jeunes." Ils ont fait quoi avec les fruits de ta mer , ils ont fait quoi avec les fruits de ta forêt , ils se sont remplis les poches et ensuite ils sont partis sans aucune préoccupation pour l'avenir (les jeunes) de la Gaspésie . Aujourd'hui ils veulent le pétrole ils se préoccupent encore une fois de la Gaspésie . Tu veux des emplois et bien exige la 1ere , la 2e , la 3e transformation ,exige une raffinerie en Gaspésie ,exige des redevances . Sinon laisses la prochaine génération s'occuper elle-même de sa richesse , elle lui appartient . À toi de choisir ce que tu veux devenir , un exploité ,un exploitant ou un Gaspésien protecteur de son avenir.

Albert Picard a écrit le 20 février 2013

Le "pétrole en hausse constante..." Vraiment? Si on parle en terme de flux physique, oui puisqu'il y a toujours plus d'humains. Mais en valeur ($), c'est faux. La croissance du prix du pétrole est nul. Vos hypothèses sont fausses les pro pétrole. Celle qu'il faut explorer et comprendre est de savoir ce qui va se passer quand cette croissance du coût cessera de l'être.... Je doute que ce soit les minières qui auront à absorber la pression. Elles sont tellement habituées à être traitées comme des agences gouvernementales, grâce aux subventions directes et indirectes et aux différents crédits d'impôts (il y en a même un pour l'établissement du siège social)

Christian Rioux a écrit le 20 février 2013

Ah! l'argument fétiche des écolo quand il n'ont plus rien a dire: On doit tous être payés par les pétrolières, ou alors avoir des part dans Pétrolia!!! Jamais il ne peut vous être venu a l'esriots qu'on est simplement des gens qui sont concernés par l'avenir incertain de la Gaspésie. Je veut d'une Gaspésie ou il fait bon vivre avec des gens qui ont des bons emplois, pas d'un mouroir pour Baby-boomer retraités déserté par les jeunes.

Christian Rioux a écrit le 20 février 2013

Je ne comprend pas ces anti-toutte, qui vont manifester pour avoir plus de chômage, mais qui sont contre tous développement économique. Quel est leur but réel? Fermer la Gaspésie? Quand à la propagande de peur, sachez qu'il y a des centaines de millier de forage en Alberta chaque année, AVEC fracking, et qu'il n'y a eu AUCUNE contamination de puits. Vérifiez!

Christian Rioux a écrit le 20 février 2013

Je ne comprend pas ces anti-toutte, qui vont manifester pour avoir plus de chômage, mais qui sont contre tous développement économique. Quel est leur but réel? Fermer la Gaspésie? Quand à la propagande de peur, sachez qu'il y a des centaines de millier de forage en Alberta chaque année, AVEC fracking, et qu'il n'y a eu AUCUNE contamination de puits. Vérifiez!

Albert Picard a écrit le 19 février 2013

Je connais une ferme maraîchère (en culture bio-intensive) qui génère un chiffre d'affaire de 130000$ et le chiffre continue de croître. La grandeur de la terre = 0,8 hectare et fait vivre une famille de 4 (deux adultes et deux enfants). Cette famille a donc créer deux emplois à plein temps. La marge de profit = 50%. Des rêves, cette famille en a plein sa maison. Pas mal mieux que les belles grosses 10 cennes que le gouvernement exige de chaque hectare claimé.

Albert Picard a écrit le 19 février 2013

Pas besoin du pétrole pour créer beaucoup d'emplois. Surtout quand il n'y a toujours pas de preuve qu'il y en ait en quantité suffisante pour l'exploiter commercialement. Comment? Tiens si on ouvrait deux papetières et une mine de cuivre? C'est l'assurance que nous serons tous "riches", "indépendants de nos prochains". Nous pourrons même aller habiter à Laval sur ce très grand et très beau boulevard des Laurentides ou, encore, sur ce beau rang de campagne qu'est le boulevard St.-Elzear non loin de la carrière Beaudry si ça nous chante. Laval c'est tellement charmant que même m. Martin Pelletier a décidé d'y vivre.

Gaston Poirier a écrit le 19 février 2013

Bravo M. Pelletier! 300 mètres, c'est loin des maisons! Forage traditionnel (avec stimulation hydrolique)! Oups, attention de bien lire et comprendre les petits caractères (avec stimulation hydrolique)! À toute les 3 phrase, André Proulx parle de fracturation (oups, de stimulation, qui est un synonyme qui fait moins peur!)... Mais non, c'est un forage traditionnel (avec stimulation hydrolique)! Ahhh... ces amis de droite... Je vous aime pareil car on a le même but : développer notre région! Mais on n'a juste pas les même moyens d'y parvenir! La question demeure toujours (et je n'ai pas encore vu de vraie réponse): pourquoi s'entêter sur Hardimand alors que les plus gros gisement sont ailleurs (Bourque, Galt, etc.), à des endroits moins problématique au niveau de l'environnement et de l'acceptabilité sociale (2 éléments centraux - le 3e étant l'économie) du principe de développement durable? Pourquoi cet entêtement pour aller chercher 1$ parmi la foule alors qu'on a 10$ à portée de mains et sans piler sur les pieds de personnes?

Gaston Poirier a écrit le 19 février 2013

M. Beaulieu : et pourtant, à vous lire, on dirait que votre droite détient le monopole de la vertu. Développons sur ces belles vertus de droite : vive l'argent à court terme et fuck le monde et leur environnement! En passant, je suis un centriste qui s'affirme, un gars du "gros bon sens", des fois un peu chiâleux, mais je m'assume. Quand c'est le temps de dire que les écolos vont trop loin, je le dis. Même chose pour les gens de droite. Ma position sur le pétrole est pas mal clair : développons cette filière, mais développons-la loin des maisons et des nappes phréatiques qui nous nourissent! J'aime bien l'analogie de "Michel Roy" et son carré de sable... C,est pas de la gauche, ^ca, c'est du gros bon sens! Quand le gros bon sens sera promu par ce regroupement, je leur dirai bravo et je m'y joindrai car c'est mon voeux le plus cher que ma région se développe... dans une perspective à long terme et pour le bénéfice des générations futur!

P.A. Beaulieu a écrit le 19 février 2013

Ce Regroupement pour l'avancement économique de la Gaspésie a une raison d'être qui va bien au-delà du développement pétrolier. Si la question du pétrole à Gaspé a servi de point de départ au mouvement, il serait faux de penser qu'il ne s'arrête qu'à cela. Je ne suis pas étonné de constater, une fois de plus, que des écolos aient le culot de critiquer et dénigrer les supporteurs dudit regroupement. J'espère que celui-ci étendra aussi ses actions à l'éducation, à l'immigration en région et au développement économique général, et au diable les pleurnichards de gauche qui croient qu'eux seuls ont le monopole de la vertu.

Gilles Thibodeau a écrit le 19 février 2013

Bonjour . ""Le regroupement pour l'avancement économique de la Gaspésie , l'avancement économique de la Gaspésie mon oeil , le regroupement pour intérêt personnel serait plus approprié .«Les dossiers économiques de la Gaspésie n'évoluent pas vite. Ça traîne longtemps sur les bureaux des ministres jusqu'au moment où les gens laissent tomber», soutient le porte-parole, Gaston Langlais. Oui là vous avez raison et ça ,ça doit changer et vite ,mais faut quand même laisser le temps , les neuf dernières années du régime des profiteurs n'ont rien résolu et où était votre regroupement ? Qui a mis ses culottes comme vous dites ? Charest , Normandeau, Malmelonet , vous peut-être , non ce fut le silence , le laisser faire . Donc si ça prend du pétrole pour faire jaser de la Gaspésie ,allons y avec le pétrole , mais pas au détriment du bien-être des Gaspésiens , ce doit être pour les Gaspésiens , non pas pour un regroupement d'hommes d'affaires qui flairent la bonne affaire , d'ailleurs nous y avons déjà goûté à ce remède de belles paroles . Bonne journée.

Michel Roy a écrit le 19 février 2013

S'est certain que le gouvernement doit aidé la région. Mais le gouvernment doit aidé la région AVEC la population d'abors et avant tous. Le dévelopement dois se faire AVEC la population et pas CONTRE elles. Faut prendre consience qu'on peut pas faire des mine ou des forage pétroliés dans la cours des gens. La gaspésie est grande comme un pays : il y a de la place pour dévelopé les resourses naturel comme le pétrole et les gaz et les mines dans des milieu pas habité, loin des maison, loin des source d>'eau potable des gens. Si on se fait une figure : on a un très grand carré de sables pour jouer. Tu a 20 jeunes de maternelle qui s'amusent tous dans le même coin. Tous le reste du carré de sable est disponible pour les 2 ados du secondaire, mais ces dernier s'en-tête à venir jouer dans le coin des maternelle, à leur piler sur les pied, à leur garocher du sable dans la face... et ils essaient de s'excuser, mais en disant qu'il ne se tasserons pas. Le cas de Haldiman ressemble à ça. Il va juste falloir que le surveillant de la cours de récréation (le gouvernement) vienne dire aux ados de se tasser, d'allé joué dans tout le reste du terrain de jeu et de laisser la place à ceux qui était la avant eux. En tout cas, on verras ce qui se passera. Moi, l'attitude de petrolia a haldiman m'exaspères pas mal...

Gaston Poirier a écrit le 19 février 2013

Ah! Le regroupement des actionaires de Petrolia fait son p'tit bonhomme de chemin en prétendant vouloir faire le développement de la région! Beau prétexte quand même! La vérité c'est que ce regroupement n'est qu'un lobby populiste de Petrolia, mais il se camoufle derrière le masque du développement économique large pour promouvoir le pétrole. Alors qu'en vérité, le pétrole à Haldimand est une goutte dans le développement économique régional... une goutte de 10-15 emplois potentiels sur quelques années et dont le risque pour les populations est grand : le rapport risques/bénéfices n'est pas là. Pas pour Haldimand. Ailleurs, Bourque, Galt, etc., loin des population : pourquoi pas... Que le regroupement pro-pétrole se le dise et incite, pour le bien des actionnaires et des populations : Haldimand n'est pas acceptable, mais les autres projets le sont : aussi bien se concentrer sur ce qui est bon et accepté. Merci

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