Éducation

Persévérance scolaire : une dizaine de jeunes font leur cinéma

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
La dizaine de jeunes qui ont participé au projet «J’me fais mon cinéma» étaient fiers de présenter leur production au public.

La dizaine de jeunes qui ont participé au projet «J’me fais mon cinéma» étaient fiers de présenter leur production au public. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Une dizaine d’élèves du Centre d’éducation des adultes (CEA) de Maria et de l’école Antoine-Bernard de Carleton-sur-Mer se sont familiarisés aux rudiments de la production vidéo dans le cadre du projet «J’me fais mon cinéma».

C’est avec fierté qu’ils ont présenté au public le fruit de leur travail jeudi à l’auditorium du CEA de Maria. Depuis le mois de janvier, ces jeunes travaillent d’arrache-pied à la création de capsules vidéo de type documentaire qui ont pour thème la persévérance scolaire.

Assistés par Éric Proulx, des Productions La Semelle Verte, les élèves ont eu la chance de toucher un peu à tout : la scénarisation, les techniques d’entrevue, la caméra et le montage.

Une des responsables du projet, Judith Lapointe, du Carrefour jeunesse emploi Avignon-Bonaventure, s’est montrée très fière du chemin parcouru par les jeunes. «Je suis très contente. C’était énorme pour eux. Ce projet va devenir un moment marquant dans leur vie», s’est-elle exclamée à la suite du visionnement des capsules.

«J’me fais mon cinéma», une initiative mise sur pied par le Carrefour jeunesse emploi, Action Travail Chaleurs inc. et le CEA de Maria, avait comme but de motiver les élèves à poursuivre leurs études et à développer un sentiment d’accomplissement. «Ils se sont vraiment surpassés et je suis persuadé que ce projet a eu un impact sur leur motivation à venir en classe. Ils rentraient à l’heure, participaient au cours et posaient des questions», a raconté Mme Lapointe.

Au total, quatre capsules ont été produites par quatre équipes composées de deux à trois élèves. Ces derniers avaient le choix du thème abordé, mais la trame de fond devait être nécessairement la persévérance. «Au début, je n’étais pas sûr, mais à force d’avancer dans le projet, j’ai vraiment accroché. Ça nous a permis d’acquérir de l’expérience, mais surtout ça nous a montré que c’est toujours possible de surmonter les obstacles», a commenté Francis Lafleur, un des participants.

La manipulation du matériel audiovisuel et l’expérience terrain ont aussi apporté quelque chose de différent au cadre scolaire, poursuit Francis Lafleur. «Ça sort de l’ordinaire. C’est pas mal différent des mathématiques, du français et de l’anglais», a-t-il mentionné, ajoutant que ce projet l’a fortement encouragé à se présenter à l’école. «Quand je me levais le matin et que je savais qu’il y avait un cours de vidéo, il n’était pas question que je le manque», a-t-il raconté en riant.

Ce projet a été rendu possible grâce au soutien financier de la Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec et de la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles-de-la-Madeleine.

1 commentaire

Philippe Garon a écrit le 21 avril 2012

Bravo!

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