Politique, Développement économique et exportation

Percé prendra son quai en charge

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Une dizaine de bateaux d’excursion embarquent leurs clients au quai de Percé, pour un total de 60 000 passagers par an.

Une dizaine de bateaux d’excursion embarquent leurs clients au quai de Percé, pour un total de 60 000 passagers par an. Photo : Geneviève Gélinas

PERCÉ – La Ville de Percé va acquérir le quai du village pour éviter qu’il tombe en ruines. Pêches et Océans Canada, propriétaire du quai, le réparera avant de le remettre à la municipalité.

Le maire Bruno Cloutier et des hauts fonctionnaires de Pêches et Océans ont conclu une entente de principe lundi. « On aimerait mieux que le fédéral le garde, mais dans les circonstances actuelles, on n’a pas le choix, déclare le maire. Soit on le prend, soit [Pêches et Océans Canada] le laisse dépérir. »

Pêches et Océans Canada maintient que le quai n’est plus utile pour la pêche, même si quatre homardiers s’y amarrent. En mai, le ministère avait fermé le quai pour des raisons de sécurité à l’orée de la saison touristique, créant une commotion à Percé.

Cette onde de choc ne devrait pas se répéter : « On a eu la garantie du ministère que tant que les travaux et le transfert n’est pas complété, il fera les réparations d’usage », se réjouit M. Cloutier.

Des réparations de 3 M$

La mise à niveau du quai devrait coûter environ 3 millions de dollars, indique le maire. « Il faudra refaire le tablier et les palplanches [sur les côtés], pour s’assurer qu’il soit sécuritaire pour les 30 à 40 prochaines années. »

Démolir le quai coûterait grosso modo la même somme, prévoit le maire. Toutefois, Pêches et Océans doit encore préciser les coûts de démolition et de mise à niveau. L’option la moins chère des deux doit être retenue, dicte le programme de cession du fédéral. Si jamais la démolition s’avérait finalement meilleur marché, Percé pourrait tout de même se servir du montant alloué pour réparer le quai, précise M. Cloutier.

Un quai contre l’érosion?

« Si le quai est refait tel qu’il est, ça peut être terminé en un ou deux ans », estime M. Cloutier. Toutefois, Percé complètera en octobre une étude sur la réfection de sa promenade de bord de mer, minée par l’érosion. Reconfigurer le quai pourrait faire partie de la solution, remarque M. Cloutier.  Dans ce cas, « ça pourrait être plus cher et plus long », prévient-il.

Environ 60 000 personnes par an s’embarquent au quai de Percé sur une dizaine de bateaux d’excursion vers le rocher ou l’île Bonaventure, mais elles sont 500 000 par an à poser le pied sur le quai, calcule la municipalité.

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