Développement économique et exportation

La pêche au homard a débuté avec quelques heures de retard

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Seuls quatre téméraires ont osé se lancer dans la brume samedi dernier pour le début de la pêche au homard, au quai de l’Anse-à-Beaufils.

Seuls quatre téméraires ont osé se lancer dans la brume samedi dernier pour le début de la pêche au homard, au quai de l’Anse-à-Beaufils. Photo : Ariane Aubert Bonn

PERCÉ - Seuls quelques pêcheurs téméraires ont osé se risquer dans l’épaisse brume à l’ouverture de la pêche au homard samedi dernier.

La pêche au homard, autorisée depuis samedi à 5 heures, s’est déclenchée plus discrètement que les années précédentes, où les bateaux se massaient à la sortie de la marina de l’Anse-à-Beaufils. La brume épaisse a fait en sorte que seules quatre embarcations ont quitté le quai à l’heure prévue. Les autres pêcheurs de l’endroit ont attendu un éclaircissement du temps avant de se risquer en mer. Les marins ont vécu le même problème à Percé où le quai, désert, semblait lui-même s’effacer dans la brume.

Les bateaux ont pris la route plus tard en journée, un par un, au moment qui leur semblait adéquat.

À l’Anse-à-Beaufils, de nombreuses activités communautaires ont été organisées, comme à chaque année, invitant la communauté à célébrer le début de la pêche.

Économie favorable

Le président du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, le pêcheur O’Neil Cloutier, estime que l’année pourrait s’avérer plus vendeuse pour le produit. «Le marché n’est pas pareil cette année. On n’a pas la surabondance de la Nouvelle-Écosse qui a vendu la majorité de sa récolte en Asie. Aux Etats-Unis, bien qu’on soit toujours à parité avec le dollar canadien, on observe une reprise économique. Quel en sera l’effet ? On espère, avec tout le travail qu’on fait pour gagner le marché, que notre produit sera reconnu», dit-il.

Il a d’ailleurs rappelé que bien que les coûts d’opération soient toujours grandissants, les prix sont comparables à ceux d’il y a six ans, si l’on se fie au point mort estimé à 5 dollars la livre. Il a également rappelé qu’il s’agit d’une activité de pêche compétitive de 68 jours avec 235 casiers à lever chaque jour pour chaque pêcheur.

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