Transport

L'ex-patron de la SCFG refuse de blâmer l'ancienne direction

Par Thierry Haroun, collaboration spéciale, CHNC
CHNC a joint M. Côté, l'ex-président-directeur général de la SCFG, dans la grande région de Montréal afin de faire le point sur la situation de la SCFG et de faire attester un document-clé qu'il a produit, dont la station de New Carlisle a obtenu copie.

CHNC a joint M. Côté, l'ex-président-directeur général de la SCFG, dans la grande région de Montréal afin de faire le point sur la situation de la SCFG et de faire attester un document-clé qu'il a produit, dont la station de New Carlisle a obtenu copie. Photo : Archives GRAFFICI.CA

PERCÉ, décembre 2014 – Contrairement à l'actuel grand patron de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, Éric Dubé, son prédécesseur, Jacques Côté, à qui la SCFG doit près de 100 000 $, refuse de faire porter l'odieux des difficultés financières de la Société à l'ancienne direction générale

CHNC a joint M. Côté, l'ex-président-directeur général de la SCFG, dans la grande région de Montréal afin de faire le point sur la situation de la SCFG et de faire attester un document-clé qu'il a produit, dont la station de New Carlisle a obtenu copie, et qui a été remis à tous les membres du conseil d'administration de la SCFG le 24 octobre dernier à New Richmond, soit près d'un mois avant que l'organisme se mette sous la Loi de la faillite et de l'insolvabilité.

Ce document de plusieurs pages intitulé « 'Projet de redressement de la SCFG »' indique que la SCFG se trouve présentement dans une situation critique qui menace sa survie. « 'Les infrastructures de la Société, notamment les ponts, ont été négligées par les propriétaires antérieurs (CN et CFMG) au point qu'elles nécessitent une réhabilitation majeure en vue de pouvoir reprendre une opération normale pour le trafic passager (Via Rail), et pour le trafic marchandise à l'est de Nouvelle. Une demande de financement de l'ordre de 35 M$ pour les 4 prochaines années a été déposée au MTQ, mais la réponse du ministre se fait malheureusement attendre. »'

Encore plus inquiétant pour la survie de la SCFG, lit-on « 'est la réponse du ministre qui se fait également attendre pour une aide d'urgence de 1,4 M$ en vue de permettre à la Société de renflouer ses liquidités suite au déficit d'opération (582 000 $) de la dernière année et des créances accumulées auprès de ses fournisseurs. Sans cette aide d'urgence, la SCFG devra mettre fin à ses opérations, même si, à court terme, elle a réussi à colmater la brèche en réduisant drastiquement ses opérations et son personnel pour ne desservir essentiellement que l'usine de Temrex, à Nouvelle. Cette situation est évidemment intenable, même à court terme »'.

Solution saline et bris de confiance

Concernant l'incident de l'épandage de la solution saline, Jacques Côté écrit que « 'malheureusement, le lien de confiance qui existait avec les partenaires, et particulièrement le MTQ, a été sévèrement endommagé par certaines décisions de la SCFG au cours de cette même période. La décision d'utiliser une solution saline pour traiter les mauvaises herbes dans l'emprise et le défaut de respecter les exigences du MTQ dans l'octroi de certains contrats ont eu pour effet d'anéantir ce lien de confiance. »'

Rôle du directeur général

En qui a trait au rôle du directeur général, M. Côté lui a recommandé de mettre en place, avec son équipe, un processus structuré de gestion, de rencontrer les principaux clients (Temrex, Fabrication Delta, Rail GD, Ciment McInnis) et de rétablir le contact avec Via Rail pour clarifier sa position sur l'avenir du trafic passager en Gaspésie advenant l'octroi de la subvention pour la réhabilitation des infrastructures, entre autres. « 'Nous faisons essentiellement face à un problème de liquidité à court terme causé par la fermeture quasi complète du chemin de fer suite au malheureux incident de la solution saline au printemps 2013'', fait valoir, M. Côté.

En entrevue exclusive accordée à CHNC

En entrevue, Jacques Côté, confie avoir été « le plus ouvert possible dans ce document ». Concernant la dette de 3,6 M$ de la SCFG, il indique que la dette nette est de 1,4 M$, car il faut prendre en considération les subventions qui étaient dues de la part du MTQ, du ministère du Tourisme et du ministère de l'Économie. Des sommes qui totalisent entre 1,5 M$ et 2 M$, selon lui.

M. Côté refuse de faire porter le blâme sur l'ancienne direction générale en précisant au passage que les frais du « syndic de faillite, ce n'est pas gratuit. Le syndic veut avoir une garantie de se faire payer et il y a eu une hypothèque quelconque qui a été prise sur les actifs pour garantir les frais encourus du syndic qui vont probablement coûter 200 000 $. » Des frais, dit-il, qui n'ont rien à voir avec l'ancienne direction générale. On rappellera que l'actuel président de la SCFG, Éric Dubé, a récemment pointé du doigt, sur les ondes de CHNC, l'ancienne direction générale concernant la situation financière actuelle de la SCFG.

Notons en outre que Jacques Côté, qui n'a pas été payé depuis 2012, fait partie des quelque 115 créanciers de la SCFG qui lui doit 98 202 $. Sur ce point, il demeure confiant que l'ensemble des créanciers seront payés, dont lui-même, en rappelant que dans le pire des cas, la SCFG a des actifs d'environ 20 M$. « 'Je réitère mon optimisme quant à la suite des choses »', dit-il, en faisant référence à la proposition d'achat déposée par des gens d'affaires de la Baie-des-Chaleurs pour acheter une partie du rail. La Cour supérieure a donné jusqu'au 25 février pour que la SCFG relance les opérations du chemin de fer.

6 commentaires

louis a écrit le 4 avril 2017

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GRENIER HÉLENE LA MUZE ALIAS MYRA a écrit le 30 août 2016

IL ÉTAIT LA ...OU LES CHEMINS....LE MENNE,,,, TOUT COMME MOI SATITE SOEUR HÉLENE,,,, NOUS SOMMES PAS LA,,, MAIS NOUS SOMMES PARTOUT A LA FOIS,,,,, HEYEEEEE,,, QUE JE TRIPPE CE MATIN,,,MES DOIGTS,,,, SONT EN FEU STYLE,,,,, CEST QUI LES CAVES,,,,, CEST PAS NOUS DEUX,,,,, CA CEST CERTAIN,,,, BON AVEZ VOUS FAIT VOS DESSINS ,,,,VOS PLANS,,,,,GENRE,,,, LA RENTRÉE SCOLAIRE,,,, VA ETRE BIEN DIFFÉRENTE,,, DE CELLE PAR LE PASSÉ,,,, POUR LEXAMEN DE CHAQUE FIN DE SESSION,,,, ET CEST CETTE NOTE QUI EST PRIMORDIALE,,,, ET CA VA ETRE AINSI POUR LEXAMEN DE FIN DANNÉE,,,,POUR PASSÉ VOTRE EXAMEN FINAL.... 4 SESSIONS PLUS LEXAMEN FINAL,,,,5 EN TOUT,,,, 97.9 POUR CENT,,,,SUR 00 POUR CENT,, EN BAS DE CA,,,,CEST UNE ÉCHEC,,,, PAS FACILE CELLE LA ,,,HEIN,,,, CEST CA PAREILLE,,,, LE KING COLE,,,,NOTRE SUPÉRIEUR,,,,STYLE,,,, NACCEPTE PLUS AUCUNS COMPROMIS,,,,, DONC NOUS NAVONS PAS LE CHOIX,,,, CEST PAS NOUS QUI DÉCIDES,,,,A PRÉSENT,,,, EN PRIMEUR,,,,, CEST MA TITE SOEUR HÉLENE QUI PREND LA DÉCISION FINALE,,, SUR CE JE VOUS SOUHAITES UNE AGRÉABLE JOURNÉE MALGRÉ TOUT,,,,,,, VOS ....ERREURS.. VRAIMENT,,,,,MON FRERE,,,, JAI PERDU TROIS HEURES SUR CETTE CRISTI D ORDINATEUR,,,, A GÉRER ET FAIRE LES MISES A JOURS,,,,, DES SANS-DESSINS,,,, ET LEURS BLONDES,,,LES SANS-GÉNIE,,,,, HEYEEEE,,,,PA JE SUIS ÉCOEURER.... JE MENNUIS DU TERRAIN,,,, MA GANG DE TIT-SAUVAGES ET SAUVAGESTES,,,, POUR QUI VOUS PRENEZ VOUS,,,, LES NOMBRITS DE CETTE PLANETE,,,, VOYONS DONC,,,, DÉFROSTÉS,,,VISE ET VERSA,,,, ET REVENNEZ SUR LA TERRE,,,, INCROYABLE,,,, COMME ONT PEUX PARFOIS DEVENIR BAS,,,,EN BAS DE LECHELLE,,,, MAIS SAVEZ VOUS QUOI,,,,, CEST EXACTEMENT CA VOTRE FUTUR,,,, LA DÉBANDADE TOTALE,,,, ET VOUS LAVEZ BIEN MÉRITÉ,,,VISE ET VERSA,,,, LA RAISON,,,, LE RESPECT DU MARTEAU A MON PERE,,,,, VOUS VOUS EN ETES BIEN FOUTU,,,,, ET BIEN MOI,,,,, HÉLENE JE NEN NAI RIEN A FOUTREDE CE QUI VA VOUS ARRIVEZ,,,,POINT FINAL,,,,LES LUXUREUX,,,,

Dany Brown a écrit le 11 février 2015

Vigilant c'est ton prénom et Percé ton nom de famille. Peut être que Fréchette a de la difficulté a synthétiser sa pensée, n'empêche que le fond du texte est réaliste. Quand les chiffres ne balancent pas et que le rouge s'accumule d'année en année; que le déficit est assumé par les payeurs de taxes et impôts, on ferme la boîte. Si vous trouvez que ce tronçon est rentable, formez une compagnie, une co-op, n'importe quoi mais arrêtez de pomper les subventions dans des gouffres sans fond qui fait la risée de l'ensemble du Québec et qui identifie la Gaspésie en éternel assisté social.

Michel L. Fréchette a écrit le 11 février 2015

On ne trébuchera pas sur les coupables ou sur les noms des protagonistes car le résultat parle quel que soit le degré de responsabilité, de complicité, d’incompétence, de défilement ou de bonne volonté apparente de ces élus et cadres grassement payés pour saborder l’affaire. Il y aura crash et aux yeux du citoyen le moindrement alerte, l’affaire était mal barrée depuis pas mal de temps. Et ce ne sera pas la solution saline qui aura accéléré la catalyse de la catastrophe. Depuis de mois qu’on joue avec les chiffres de la résurrection : $107M, $25M, $30M. Toujours l’argent du contribuable peu importe la source qui sera pompée mais avec une telle gymnastique de l’arithmétique, où se trouve le sérieux et la crédibilité envers ceux et celles qui poussaient le crayon? Mauvais montage financier et mauvais plan d’affaire: quoi de neuf sous le soleil de la Gaspésie qui vit avec l’argent des autres en fabulant sur des projets ubuesques. Tout est occasion de recommencement jusqu’à l’épuisement. Invoquer les mesures d’urgence et le respirateur artificiel car le patient s’en va mais il a un pronostic de récupération car il aurait une constitution solide si on lui fait passer ce mauvais moment: peu de chance que cet optimisme soudain égale au mensonge durable. Pendant que des industriels à l’Ouest du tronçon en justifient l’existence pour la santé économique de leur patelin et le développement de leur entreprise, des arrangeurs de décors hollywoodiens faisaient miroiter des petits fours accompagnés d’une petite bière tiède dans un trajet de 70km à l’Est de la péninsule pour quelques centaines de touristes et quelques déplacements par année sur des rails qui n’autorisaient qu’une contemplation L-E-N-T-E du paysage parce que la vitesse tue. Kéolys-Orléans déserte et le RÉGIM suffoque sous l’embonpoint d’opportunisme alors qu’un autorail aurait pu jouer les rôles de désenclavement interurbain et interrégional avec une fréquence, un confort et une précision qui auraient mis le côté sud en revitalisation. N’y a-t-il pas déjà eu un de ces dispositif appelé Spoutnik? Où était la CRÉ-GIM dans une vision longue si elle voulait démontrer sa pertinence? Tout le monde semblait d’accord pour sauver le patient. L’encre de la déclaration n’est pas encore sèche que la MRC du Rocher-Percé, qui avait déjà imposé des amendes au chemin de fer dont elle est actionnaire, s’inscrit en faux et proclame que le train ne circulant plus chez-elle, elle n’a pas d’argent public à mettre dans cette infrastructure qui dessert d’Est en Ouest son territoire. La prétention d’être détenteur du phare touristique du Québec n’a d’égal que celle de nuire à l’ensemble de sa population et de ses opérateurs économiques : belle solidarité, même de principe, avec ses collègues à un moment crucial où les projecteurs sont braqués. Ce qui vient illustrer que la CRÉ à peine cadavérée mais encore chaude, le sectarisme revit. On ne voulait pas le « crouère » mais on va le « wouère ». Prétendre à des actifs de $20M pour régler les créanciers de la faillite est une belle formule de cécité : en premier, $20 millions pour quoi et qui serait acheteur? On est incapable d’évaluer la dette avec précision, les créanciers s’annonçant par la porte d’en arrière, pourquoi serait-on plus compétent dans l’évaluation des actifs sinon que pour faire main basse sur le reliquaire? Et pour qui, dans l’optique où c’est l’acheteur et non le vendeur qui détermine la valeur? Or il ne s’agit pas des inventaires de Target ou d’un quelconque commerce qui voit les occupants défiler en s’assurant de la bonne affaire mais d’une infrastructure difficilement reconvertible avec quelques équipements et possiblement quelques biens immobiliers. En admettant qu’il y ait un actif pour faire face aux créanciers privilégiés incluant le syndic, n’est-ce pas là l’aveu que les carottes sont cuites et que les seuls perdants seront encore les citoyens qui auraient été les réels propriétaires de ce bien collectif? On pourrait effectivement souhaiter que les premiers intéressés à la survie de l’instrument fassent l’acquisition de la bébelle cassée mais ce faisant, est-ce que les coches mal taillées restent au bilan et l’imputabilité des décideurs d’antan demeure?

Gilles Lamy a écrit le 9 février 2015

Ou était ce cher Mr. Coté qui travaillait comme consultant pour la s.c.f.g. au moment de l`épandage de sel sur la voie ferrée au printemps 2013.Si la société lui doit plus de 98000.00 dollars depuis 2012 il devait être employé par la société durant cette bavure.Pas fort pour un EX. PRÉSIDENT de compagnie ferroviaire.

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