Patricia Chartier férue d’écologie et de justice sociale

Par Gilles Gagné, journaliste, graffici.ca
La candidate du Québec solidaire dans Bonaventure, Patricia Chartier

La candidate du Québec solidaire dans Bonaventure, Patricia Chartier Photo : Gilles Gagné

CARLETON-SUR-MER – La candidate du Québec solidaire dans Bonaventure, Patricia Chartier, entame présentement sa quatrième campagne électorale sous cette bannière. Elle est ainsi la plus expérimentée des candidats de ce scrutin, en termes de nombre de campagnes.

Mère de deux enfants de 10 et 13 ans, elle est membre du Québec solidaire depuis près de sept ans. À 42 ans, elle compte près de 25 ans d’engagement social pour diverses causes.
 
« J’étais engagée dans l’association étudiante et dans le journal au cégep. J’ai manifesté en 1990-1991 contre Bourassa (l’ex-premier ministre du Québec, Robert), qui avait dégelé les frais de scolarité. J’ai milité en écologie et, quand je vivais à Québec, au conseil de quartier dans Saint-Jean-Baptiste. J’ai trouvé ça super-intéressant », aborde-t-elle.
 
L’écologie et la justice sociale constituent les deux moteurs de son engagement politique. « Je souhaite l’indépendance du Québec. Mais ça passe par l’écologie et la justice sociale. C’est vraiment ça qui me motive. L’indépendance, c’est inclusif. Je décroche si c’est sans les immigrants et les anglophones », poursuit Mme Chartier.
 
Elle a trouvé au Québec solidaire « un projet alternatif, qui innove, qui rejoint mes valeurs en justice sociale et en écologie. Il y a aussi une vie démocratique intense dans ce parti ».
 
Sociologue de profession vivant à Maria, formée à l’Université du Québec à Montréal, elle travaille pour la Coalition des tables régionales des organismes communautaires, un mouvement national « qui documente et analyse ce qui se passe au Québec en santé et en services sociaux. On défend les organismes communautaires », dit-elle.
 
En décembre 2011, lors de l’élection complémentaire tenue pour combler le siège laissé vacant par le départ de Nathalie Normandeau, elle avait obtenu 9 % des voix, le meilleur résultat des trois scrutins auxquels elle a participé jusqu’à maintenant. Elle attribue le recul à 5,2 % en 2012 au vote stratégique visant à évincer le régime libéral.
 
Pour sa circonscription et sa région, elle propose « d’encourager l’économie locale respectueuse de l’environnement. Je suis pour un développement économique diversifié, plus axé sur les petites et moyennes entreprises. Je suis contre les villes mono-industrielles. Il faut promouvoir l’agriculture, la foresterie, les pêches qui exploitent en fonction du respect des ressources. Ça existe déjà. Il faut renforcer. Je favorise aussi une meilleure répartition de la richesse et des ressources pour assurer les services publics, surtout en santé ».
 
Elle avait offert après le scrutin de 2012 son appui à toute initiative progressiste du gouvernement minoritaire du Parti québécois. Elle se dit très déçue de la tournure de ce mandat de 18 mois de son adversaire, Sylvain Roy.

« Je ne trouve pas que c’est un député qui connaît bien ses dossiers. Il n’a pas été proche des gens. On a vu Hydro-Québec qui coupe des postes et on n’a pas entendu le député parler pour sauver ces emplois », conclut Patricia Chartier.

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