Pascal Bérubé propose deux mesures pour contrer l’intimidation

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Le député de Matane, Pascal Bérubé.

Le député de Matane, Pascal Bérubé. Photo : Johanne Fournier

Le député de Matane, Pascal Bérubé, propose deux mesures au Plan d’action pour prévenir et traiter la violence à l’école, mis de l’avant par le gouvernement du Québec.

Qualifiant ce plan de coquille vide et d’échec, il invite la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp, à mettre en place le plus rapidement possible de nouvelles mesures concrètes visant à faire cesser la violence et les actes d’intimidation à l’école.

Premièrement, le député Bérubé recommande qu’un plan personnalisé soit développé pour chaque signalement, de façon à ce qu’une victime d’intimidation, mais également son ou ses agresseurs, soient rapidement pris en charge par l’équipe-école, les services sociaux et les policiers. Deuxièmement, prenant exemple sur la France, il suggère à la ministre qu’un partenariat soit mis en place avec les responsables des médias sociaux pour mieux contrôler les propos qui y circulent.

«Ces mesures permettront d’envoyer un signal clair à l’effet que c’est tolérance zéro en matière de violence et d’intimidation sous toutes leurs formes, soutient Pascal Bérubé. Le but est de faire en sorte qu’aucun jeune ne passe à travers les mailles du filet. Il y a urgence d’agir.»

Le cas de Marjorie en Chambre

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a questionné, mercredi, le premier ministre du Québec, Jean Charest, en lien avec le phénomène de l’intimidation, en rappelant le cas de Marjorie Raymond, cette adolescente de 15 ans, de Sainte-Anne-des-Monts, qui s’est enlevé la vie la semaine dernière, après avoir dénoncé l’intimidation dont elle était victime.

M. Charest a répondu qu’il était préoccupé par cette question et que des actions seraient entreprises par son gouvernement prochainement.

2 commentaires

christian therrien a écrit le 8 décembre 2011

que vous disiez tolérance zéro en matière de violence et d'intimidation trouve mon plein accord, mais j aoprecierais que vous mettiez des mailles suffisamment fines à votre filet pour attrapper non seulement les jeunes , mais aussi les adultes qui agissent dans un sens similaire, tels les professeurs ou autres intervenants en autorité qui accusent injustement au sus des autres jeunes, en espérant et en provoquant de la colère qui amènera de l'intimidation.

julie thibault a écrit le 8 décembre 2011

d accord avec M.Bérubé, ca prend des mesures plus concrètes afin d enrayer l intimidation sous toutes ses formes.Le premier pas est de DÉNONCER et de ne pas attendre.Les écoles doivent collaborer et démontrer un réel intérêt envers les jeunes qui portent plainte. Les parents aussi doivent intervenir dès que possible, ne pas attendre et surtout, AGIR dès qu il y a un signal d alarme.

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