Pas d’engagement précis côté infrastructures

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
La prudence est de mise de la part des candidats à l'élection du 7 avril face aux demandes des préfets sur les infrastructures municipales.

La prudence est de mise de la part des candidats à l'élection du 7 avril face aux demandes des préfets sur les infrastructures municipales. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – La majorité des candidats et partis politiques demeurent très prudents dans le dossier des infrastructures municipales alors que les préfets de la Gaspésie réclament davantage d'aide en voirie locale et dans les chantiers d'aqueduc et d'égout.

Il n’y a que chez les libéraux qu’on s’engage à rétablir le financement des infrastructures « après les coupures imposées par le parti Québécois ». « On est persuadé de l’importance d’investir dans les infrastructures pour nos générations futures, d’autant plus que ça stimule l’économie et l’emploi en plus de maintenir nos installations sécuritaires », dit Annie Saint-Onge, candidate libérale dans Gaspé qui n’a pas donné d’exemple précis des investissements à venir dans sa circonscription.

Le député sortant de Bonaventure, le péquiste Sylvain Roy, comprend que les demandes sont importantes, mais il souligne que les dossiers sont traités selon les priorités et avec équité.  « Je ne peux pas m'engager à dire que l'ensemble des municipalités aura ce qu'elles veulent pour les routes. C'est sûr qu'on va appuyer autant que faire se peut l'ensemble des besoins, mais on est toujours tributaire de ressources limitées dans un monde de besoins illimités », souligne M. Roy.
Même prudence du côté de la Coalition avenir Québec (CAQ).

« On est toujours ouverts à fournir au moins 80 et 85 pour cent des coûts [d'un projet]. Mais il faut voir la capacité de payer des citoyens au niveau des taxes municipales », indique le candidat caquiste dans Gaspé, Yvan Blanchard, qui précise que les budgets actuellement dévolus aux projets d'infrastructures seront gelés à leur niveau actuel jusqu'au moment où un gouvernement de la CAQ dégagera des marges de manœuvre.Il faudra prioriser les projets, dit-il, donnant comme exemple le cas de La Martre, en Haute-Gaspésie, où les citoyens doivent faire bouillir leur eau en permanence depuis 2000.

À Québec solidaire, on promet un nouveau pacte fiscal Québec-Municipalités comme piste de solution. « On permettra aux municipalités la possibilité de générer de nouveaux revenus autonomes afin de briser la dépendance aux taxes foncières », explique le candidat solidaire dans Gaspé, Daniel Leboeuf.Il souligne que ce nouveau pacte fiscal transférera également des ressources de l'État vers les instances municipales ou régionales de façon à optimiser la qualité des services.

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