Paroisses gaspésiennes : fusions nécessaires

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Jean Gagnon devant une salle comble, en train d’expliquer les changements structuraux nécessaires dans la région.

Jean Gagnon devant une salle comble, en train d’expliquer les changements structuraux nécessaires dans la région. Photo : Ariane Aubert Bonn

NEWPORT – L’évêque de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine Jean Gagnon a rencontré les citoyens et représentants des fabriques de Percé à Port-Daniel-Gascons, jeudi, afin de leur expliquer les changements nécessaires à la survie des paroisses.

Désormais regroupées en 14 secteurs pour l’ensemble du diocèse, les paroisses seront appelées à partager services et ressources sur les plans pastoral et administratif.   Selon Mgr Gagnon, ces modifications seront nécessaires pour maintenir la vitalité de la vie pastorale en région.

L’évêque a également mentionné l’importance de donner un nouveau souffle au processus de transmission de la foi.  «La paroisse est-elle vivante, ou ronronne-t-elle comme un chat qui s’endort?», a-t-il lancé comme exemple. Il a cité l’importance de la pastorale au sein des familles et celle de la tenue de célébrations données par des laïques, en les décrivant comme des voies d’avenir pour la communauté chrétienne.

Avenir des églises

«Nos bâtiments sont des héritages, nous en sommes fiers, mais nous ne sommes pas des administrateurs de patrimoine. Pour avoir une communauté vivante, un petit local suffit», a affirmé Mgr Gagnon.

À quelques reprises, il a relancé le sujet : «Il faut se rendre à l’évidence. Il faut en parler, au sein des fabriques. On se retrouve parfois devant des dilemmes qui n’ont pas de bon sens : couper dans la pastorale parce que des briques sont tombées de la cheminée? On n’est pas là pour les briques, à mon point de vue».

Après l’assemblée, en entrevue, il a affirmé qu’à l’avenir, des bâtiments religieux pourraient être appelés à changer de vocation ou à multiplier leurs créneaux. «On sait que plusieurs personnes ont peur de perdre leur église. Les coûts de chauffage ont augmenté, ce qui a été une épreuve pour plusieurs paroisses. Quand on y pense, aujourd’hui, on laisse plus de pourboire au restaurant que d’argent à la messe. Avant, les églises se finançaient par le grand nombre de  pratiquants. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, il faut donc aborder les choses différemment», a-t-il ajouté.

Mettre les finances au clair

Une tournée financière est prévue pour l’automne, où les portefeuilles de chacune des paroisses seront dévoilés. «Il est temps que les paroissiens sachent ce qui se passent. Avec une bonne communication, on va pouvoir trouver des solutions. Il y a des paroisses avec un grand déficit et il n’y a pas un chrétien qui le sait à part les marguilliers. Si vous prenez la parole, les choses vont changer», a affirmé Mgr Gagnon. Une fois la tournée terminée, les conseils de secteurs seront à même de faire des choix qui leur permettront de rétablir leurs finances. 

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