Parcs Canada : plus de 30 postes touchés par les compressions

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Les coupures dans le budget de Parcs Canada imposées par le gouvernement Harper frappent de plein fouet la Gaspésie.

Les coupures dans le budget de Parcs Canada imposées par le gouvernement Harper frappent de plein fouet la Gaspésie. Photo : Gracieuseté

Une trentaine de postes sont touchés par les compressions du gouvernement Harper chez Parcs Canada en Gaspésie.

La direction de l’organisme public a récemment confirmé que 33 postes sur 147 sont affectés par les compressions au Parc national Forillon et au Lieu historique national de la Bataille-de-la-Ristigouche.


Quatre personnes (trois à Forillon et une à Restigouche) ont appris que leur poste est «jugé excédentaire» et qu’ils devront quitter leur fonction dans quatre mois. Pas moins de 22 employés verront leur période d’embauche réduite et sept autres sont contraints d’opter pour un départ volontaire à la retraite.

La direction a par ailleurs indiqué que les visiteurs doivent s’attendre à une diminution des services, comme une réduction des heures d’ouverture et des activités d’interprétation. Un des postes abolis au Lieu historique de la bataille de la Restigouche touche d’ailleurs directement le service d’interprétation.

«Coup de poing au cœur»

Le vice-président du syndicat des employés de Parcs Canada en Gaspésie, Steve Pronovost, fait partie des personnes qui ont perdu leur emploi au Parc Forillon. «C’est un plaisir et une fierté de travailler pour un parc national. J’étais attaché à cet endroit et apprendre qu’on se fait remercier, c’est comme recevoir un gros coup de poing au cœur», laisse-t-il tomber.

M. Pronovost, qui travaillait pour le service de la conservation, craint fortement l’impact de ces compressions. «On doit s’attendre à ce que les projets de suivi des écosystèmes soient moins fréquents, moins rigoureux qu’avant. C’est dommage, car la connaissance de notre faune, de notre flore et de l’évolution de nos cours d’eau s’acquiert avec des projets à long terme», explique-t-il.
 
Malgré tout, M. Pronovost, dit vouloir garder la tête haute dans cette rude épreuve. Il compte notamment profiter au maximum des quatre derniers mois de travail au Parc Forillon. «On savait depuis longtemps que le gouvernement  allait procéder à des coupures, mais quand ça nous affecte personnellement, ce n’est pas évident. Mais bon, il faut encaisser le coup et se relever les manches», dit-il.

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