Parcs Canada : le fédéral méprise la Gaspésie accuse Philip Toone

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Les coupures dans le budget de Parcs Canada imposées par le gouvernement Harper frappent de plein fouet la Gaspésie.

Les coupures dans le budget de Parcs Canada imposées par le gouvernement Harper frappent de plein fouet la Gaspésie. Photo : Gracieuseté

Le député néo-démocrate de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, accuse le gouvernement conservateur de mépriser la région en imposant des compressions budgétaires chez Parcs Canada.

Rappelons qu’une trentaine de postes sont touchés par ces compressions au Parc national Forillon et au Lieu historique de la bataille-de-la-Ristigouche.

De fait, quatre personnes (trois à Forillon et une à Restigouche) ont appris que leur poste est «jugé excédentaire» et qu’ils devront quitter leur fonction dans quatre mois. Pas moins de 22 employés verront leur période d’embauche réduite et sept autres sont contraints d’opter pour un départ volontaire à la retraite.

À Forillon, l’agence fédérale cessera également les activités en hiver et n’entretiendra plus ses sentiers de ski de fond et de raquette. Les activités du printemps et de l’automne seront réduites.  

Le député Philip Toone digère mal cette restructuration. À son avis, les conservateurs font preuve d’un «mépris total» envers la Gaspésie et l’ensemble des régions du Canada. «C’est une catastrophe qui s’ajoute. La perte d'emplois bien rémunérés et de services vont nous nuire énormément. Et l’objectif du gouvernement derrière tout ça est de couper les impôts aux grandes entreprises. C’est scandaleux», peste-t-il.

M. Toone évalue que la décision du gouvernement confirme l’abandon du Parc Forillon par le fédéral, rappelant que lors de sa création, en 1970, Ottawa avait promis 3000 emplois et 500 000 visiteurs pour justifier l’expropriation de 225 familles.

«On est loin de cette promesse. Un parc, c’est un endroit où on peut apprécier la nature. Mais il faut des ressources pour guider les visiteurs, gérer les lieux, partager les connaissances du milieu. S’il y a moins de services, quel sera l’intérêt des touristes à venir visiter Forillon?», questionne le néo-démocrate.

1 commentaire

Jean-François Dubois a écrit le 9 mai 2012

Il est triste de voir que l'accès à la nature et l'encouragement au sport d'hiver entre autre, n'est pas perçu comme étant un investissement dans la santé.Lorsque l'on se compare,la plupart des pays moderne vont jusqu'à offrir l'accès gratuit pour les résidants locaux aux parcs.L'abscence de jugement de valeur des conservateurs me répugne surtout quand je pense que c'est pour baisser les impôts aussi d'entreprises qui exploitent notre nature.Bien sûr limiter le partage des connaissances vis-à-vis celle-ci peut limiter la sensibilté des gens en sa conservation. Dire que le fonctionnment des parcs devrait s'autofinancer à même les profits des entreprises qui oeuvrent dans l'exploitation des ressources naturels!

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