Un pan de l’histoire de Murdochville part en fumée

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Le Centre d'interprétation du cuivre de Murdochville est une perte totale après l'incendie qui l'a ravagé cette nuit.

Le Centre d'interprétation du cuivre de Murdochville est une perte totale après l'incendie qui l'a ravagé cette nuit. Photo : Robert Levasseur

Après avoir vu fermer sa mine et sa fonderie, Murdochville voit brûler son Centre d’interprétation du cuivre, qui rappelait l’époque prospère de l’exploitation de ce métal aux touristes de passage.

«C’est pas mal ce qui pouvait arriver de pire à Murdochville, lance la mairesse Délisca Ritchie Roussy. C’était un joyau de notre patrimoine, et notre principal attrait touristique.»

Les pompiers ont reçu un appel vers 1 h cette nuit. Le bâtiment est une perte totale, même si la structure est encore debout. Rien ne laisse croire à un incendie criminel pour l’instant.

Chez Mme Roussy, le téléphone a sonné vers 2 heures du matin. Elle s’est habillée en vitesse et a sauté dans sa voiture pour se rendre sur les lieux. «À mon arrivée, il y avait de grosses flammes, et le bâtiment a brûlé encore longtemps», rapporte-t-elle.

«Il faut rebâtir»

La mairesse croit qu’il «faut rebâtir» le Centre. «On va laisser retomber les émotions, analyser ça à tête reposée et voir ce qu’on peut faire. On va aussi s’asseoir avec les employés, qui sont attachés à leur travail et au Centre», dit-elle.

William Hogan, président du conseil d’administration du Centre, a passé la nuit sur les lieux de l’incendie. «Des gens sur place pleuraient. Si on essaie de quantifier nos émotions sur une échelle de 1 à 10, je dirais qu’on est à 11.»

Des artéfacts en fumée

La reconstruction du bâtiment pourrait coûter 2 millions de dollars, estime M. Hogan. Mais des artéfacts, ça ne se reconstruit pas, note-t-il. «On avait des fanaux, de l’outillage qui était utilisé par les mineurs. Ça ne se retrouve pas sur les tablettes d’un magasin.» Des photos qui ne sont pas archivées ailleurs sont aussi parties en fumée.

Le président n’a aucune idée de ce qui peut avoir déclenché le feu. «Les policiers sont là, ce matin, avec des spécialistes en incendie, pour trouver l’origine.»

Le bâtiment était assuré, affirme M. Hogan. Toutefois, au moment d’écrire ces lignes, il ne savait pas si l’exposition était couverte par l’assurance.

Dix employés sous le choc

Le Centre employait une dizaine de personnes de juin à septembre. Il offrait une descente dans une ancienne galerie d’exploration de la mine, une exposition interactive sur le cuivre et l’histoire de Murdochville, ainsi qu’une visite au pied des éoliennes qui surplombent la ville.

Louise Potvin, employée du Centre d’interprétation depuis 1989 (l’année de l’ouverture), a appris la nouvelle ce matin via Facebook. «C’est sûr qu’on est tristes et qu’on a le cœur gros», dit-elle.

Employée saisonnière du Centre, Mme Potvin touchait de l’assurance-emploi le reste de l’année. «On va commencer par digérer ça. Mais c’est sûr que je n’aurai pas le choix de me trouver un autre emploi», dit-elle. Et la recherche pourrait être difficile à Murdochville, qui peine à se relever de la fermeture de la fonderie de cuivre, en 2002.

GRAFFICI.CA a appris la nouvelle à une autre employée, Johanne Boulay, qui a eu du mal à trouver les mots pour décrire son émotion. «Le Centre, c’est notre histoire, c’est le cuivre, la mine».

7 commentaires

nathalie a écrit le 10 mars 2012

mon dieu cest triste que mon pere qui travaillele centre cuivre cest DOMMAGE

claude gagnon a écrit le 10 mars 2012

dommage, dommage ,ce qui restais du patrimoine de la ville de muirdochville et parti en fume. le pire les photo et arthefax qui temoigne de l histoire et du passe des gents de murdoch on pas etais archives grosse perte. mais murdochville en a vue d autre avec sont monde dinamique et sont expertise dans le domaine des mine tout peut revivre comme le celebre oiseaux phonix le centre revivra de ses cendres . claude gagnon

Pierrette a écrit le 9 mars 2012

Suis vraiement désolée d'apprendre cette nouvelle. C'était un joyau ce centre pour la ville. Moi j'ai visité ce centre avec mes tites filles et j'ai adoré. Courage et bonne réflexion à tous.

diane chouinard a écrit le 9 mars 2012

desoles pour les gens de murdoch ville ce centre aidait la ville et certaines personnes avaient de l ouvrage ca me desole encore plus car il y avait des photos de mon pere FELIX CHOUINARD que je ne verrais plus j espere de tout coeur que vous allez le rebatir

Francine Roy a écrit le 9 mars 2012

Rebâtir le Centre ne pourra jamais lui redonner les écrits, les photographies, etc qui y étaient...il ne sera plus jamais le même.

Monique Mercier a écrit le 9 mars 2012

Mon Père a travailler toute sa vie à la mine de Murdochville.Nous vivions à Mont_Louis et beaucoup de gens de chez nous travaillaient à cette mine. Moi et mon mari sommes allé visiter ce centre d'interprétation il y a quelques années. Merveilleux. Beaucoup de courage à tous ces gens qui y travaillait, je suis de tout coeur avec vous tous . Je suis Gaspésienne et fière de l'être. Monique Mercier ( fille de Roger mercier )

Bond André a écrit le 9 mars 2012

Rebâtisser s.v.p. Demeurant sur la rive-sud de Montréal. Je n'ai pas été â Murdochville depuis plusieurs années. Dans les années 70 j'y était 3 fois par année. Parenté obligeait mais avec plaisir et que de bons souvenirs. Eddy, Paul-Émile Bond mes oncles. Rosaire, Yves, Paul-Arthur que du plaisir. Lac York avec sa truite spéciale mais ses sti....... de gros maringouins. Rebatissez s.v.p. André Bond

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