Politique, Transport

Orléans : Québec affirme ne pas avoir « abandonné » la Gaspésie

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le ministre des Transports, Robert Poëti, maintient que Québec aidera la région à trouver des solutions dans le dossier Orléans Express.

Le ministre des Transports, Robert Poëti, maintient que Québec aidera la région à trouver des solutions dans le dossier Orléans Express. Photo : Photo tirée de Facebook

GASPÉ – Québec affirme ne pas avoir « abandonné » la Gaspésie dans le dossier du transport de passagers par autocar alors que la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine proposait des pistes de solution tout en demandant une aide financière pour étudier la question.

Soulignant qu’au départ, la priorité a été mise sur les régions de La Tuque et de Thetford Mines qui perdent complètement le service d’Orléans Express à compter du 18 janvier prochain, le ministre des Transports, Robert Poëti, maintient qu’il discutera du dossier avec la région pour trouver des solutions alternatives.

« Je pense qu’on est devant une réflexion opérationnelle. On n’est pas devant une réflexion d’étude. Vous avez déjà des transporteurs intermunicipaux. Je pense que d’arrimer les choses ensemble, ce sont des choses qu’on peut faire avec les outils que le ministère possède actuellement ».

La CRÉGÎM écrivait le 17 octobre dernier au ministre pour lui proposer des pistes de solution tout en demandant une aide financière pour valider les opportunités. Mais la réponse de Québec se faisait attendre.

« On est à terminer les ententes pour les endroits où il n’y avait plus aucun transport et maintenant, on travaille avec les différentes régions dont votre région. Il y a eu beaucoup de discussions qui se sont faites avec des gens dans votre région et je suis étonné d’entendre que personne n’a de nouvelles de nous », soutient M. Poëti.

Cependant, il rappelle que la région bénéficie déjà d’une aide de 1,343 M$, par l’entremise de la taxe sur l’essence et que la Régie intermunicipale de transport Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a réalisé un surplus de 253 000 $ en 2013.

« On va regarder les propositions que vous avez et nous allons travailler ensemble pour trouver quelque chose d’acceptable à un coût raisonnable. »

Il se dit convaincu que le dossier sera réglé « avant le 18 janvier ».

Pas la priorité d’Orléans

Le nouveau président et chef des opérations de Keolis Canada — société mère d’Orléans Express — Patrick Gilloux, ne priorise pas la Gaspésie, malgré les promesses devant la Commission des transports du Québec l’été dernier.

« Il existe des organisations locales déjà organisées. La Gaspésie continuera d’être desservie certes avec moins de fréquence, mais la possibilité du transport sera là », analyse M. Gilloux.

À ses yeux, la solution viendra de Québec : « Cette décision – si elle devait arriver – appartient au ministère des Transports. Pour l’instant, les contacts que nous avons n’ont pas abouti à la réalité d’une offre supplémentaire », explique-t-il.

Le nombre de départs quotidiens entre Rimouski et la Gaspésie passera de six à deux à compter du 18 janvier.

5 commentaires

Michel L. Fréchette a écrit le 25 novembre 2014

On peut imaginer que la Gaspésie puisse susciter un profond élan de contemplation tant elle est choyée d’immense richesses pour chacun de nos sens. Certains ont la grandeur d’être des citoyens du monde et de nous en témoigner la valeur car ils ont respectés ceux et celles qui les ont accueillis tout en partageant leurs convictions. J’aimerais rappeler à chaque citoyen qui prétend avoir un droit sur ce si petit territoire à peine plus grand que le Rwanda que le premier des devoirs de fiduciaire est celui de le protéger pour les générations futures et que le second est celui de l’inclusion. En prétendant que la Gaspésie est l’affaire des gaspésiens et des gaspésiennes alors qu’on nous lance un message d’ouverture sur le monde dans le respect le plus élémentaire, nous fermons sur nous la porte de notre prison et jetons la clé à la mer et ce, au nom de milliers de personnes qui ne souscrivent pas à cette déclaration qui déshonore les plus belles qualités de cette population. Il n’est pas plus grande solitude qu’une touche désaccordée sur un clavier.

Sébastien Pagé a écrit le 21 novembre 2014

Étant donné la restructuration profonde chez Orlean qui va dans le sens d'une forte diminution des services dans les régions. Il va s'en dire que le gouvernement devra, et va, du moins je l'espère, intervenir d'une façon ou d'une autre pour pallier à cette grave baisse de mobilité. Cela étant dit, je pense sincèrement que le Québec devrait réagir en laissant tomber le monopole d'orlean sur le tronçons qc-mtl. Si le gouv doit, de toute façon, intervenir pour les régions qu'il libéralise les grands axes et met fin à un monopolole inefficace pour les marchés où la demande peut justifier deux transporteurs.

Gaston Langkais a écrit le 21 novembre 2014

@Mme. France Lablee. Bonjour, Si les pays enclavés vous enchantent, portez vos regards sur l'Afrique. La Gaspésie, en passant, c'est l'affaire des Gaspésiens et des Gaspésiennes. Gaston Langlais - Gaspé.

france Lablee a écrit le 20 novembre 2014

On s acharne vraiment a vouloir détruire ce magnifique pays intacte (pas pour longtemps), comme il y en a peu sur terre. Ils vont désenclaver ce magnifique pays, le détruire peu a peu et l exploiter au maximum au niveau des richesses en le détruisant encore plus Adieu tourisme Pas un politique n a eu la moindre imagination pour développer ce pays au niveau du tourisme international et maintenant massacrez le bien Bravo la race humaine est vraiment destructrice Bravo

Marc-André St-Pierre a écrit le 20 novembre 2014

Orléans : Québec affirme ne pas avoir « abandonné » la Gaspésie Ah ah ah ah ahaharrrrggggggggg. Je ne me suis jamais autant bidonné et me suis même étouffé. Québec n'a pas abandonné la Gaspésie? J'en suis certain. Ça va prendre du transport, quand même, pour nous sortir de notre région avec le travail de démolition qu'ils font actuellement.

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