Développement économique et exportation

Orbite : l’usine serait installée sur le territoire de Madeleine

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Orbite souhaite prélever près de 7000 tonnes d’argile alumineuse par jour dans l’arrière-pays de l’Estran.

Orbite souhaite prélever près de 7000 tonnes d’argile alumineuse par jour dans l’arrière-pays de l’Estran. Photo : Geneviève Gélinas

Orbite Aluminæ a demandé un bail d’exploitation de l’argile sur le territoire municipal de Madeleine, et elle établirait son usine d’alumine métallurgique à un jet de pierres de la mine.

La compagnie souhaite prélever l’argile de l’arrière-pays de l’Estran, extraire les 24  % d’alumine qu’elle contient et l’expédier vers les alumineries de la Côte-Nord.

Le président d’Orbite, Richard Boudreault, a souvent dit que l’usine d’alumine métallurgique serait «le plus près possible» de la mine. Il fallait le prendre au mot, comprend-on à la lecture de l’évaluation économique préliminaire du projet, préparée par la firme Génivar.

Un bail sous étude

Le 14 septembre 2011, Orbite a déposé sa demande de bail au ministère des Ressources naturelles et de la Faune, où elle est sous étude, apprend-on dans un dossier du Journal GRAFFICI.

Le bail (et donc la mine à ciel ouvert) serait situé à deux kilomètres à l’est de la route G-103 (la Craque), entre Grande-Vallée (à 23 kilomètres) et Murdochville (à 32 kilomètres). Ce secteur est sur le territoire de la municipalité de Madeleine, même si le trajet de la route donne l’impression d’être chez ses voisines.

L’usine de traitement du minerai serait construite à 500 mètres de la mine, sur une surface relativement plane du secteur, toujours à Madeleine. «D’autres sites (Murdochville) ont été évalués mais disqualifiés à cause d’obligations économiques et d’infrastructures, et pour des raisons de coûts», écrit-on dans l’évaluation.


Le quai de Grande-Vallée «préféré»

Le «scénario préféré» d’Orbite pour expédier l’alumine vers la Côte-Nord consiste à utiliser le grand quai de Grande-Vallée. Le produit serait transporté par camion de l’usine jusqu’au parc industriel du village (près de la scierie du Groupe GDS). Des convoyeurs achemineraient ensuite l’alumine jusqu’au quai, via un trajet qui passerait au nord-ouest de Grande-Vallée «pour prévenir toute perturbation de l’environnement existant».

Une «étude d’optimisation devra être entreprise à l’étape de l’étude de faisabilité», précise l’évaluation, pour «sélectionner l’emplacement final et exact de l’usine, ainsi que les moyens de transport et le port». Toutefois, en ce qui concerne l’emplacement de l’usine, le document n’envisage aucun autre scénario que le site de la mine.

Le projet de 500 millions de dollars créerait environ 200 emplois. L’usine d’alumine métallurgique traiterait près de 7000 tonnes d’argile par jour.

Une autre usine à Cap-Chat

L’usine d’alumine de haute pureté est toujours prévue à Cap-Chat. Orbite a d’ailleurs annoncé récemment qu’elle stoppe les activités de son usine-pilote dans ce village pour commencer la conversion du bâtiment en une usine de production commerciale d’alumine d’une pureté de 99,99 % et plus. Ce type d’alumine est notamment utilisé pour fabriquer de la fibre optique, des lumières DEL et dans l’industrie automobile.

Le journal GRAFFICI d’avril contient plus de détails sur le projet d’Orbite.

 

2 commentaires

Normand Bourque a écrit le 29 avril 2012

On ne peut faire une omelette sans casser d'oeuf, avec à peine 1% de risidu et 99 % de ressource utilisée quoi demander de mieux,sans oublier les retombées économique et les emploies dans une région moribonde , pour une fois que des petits québécois exploitent nos ressources à la place des américains et des chinois ne leur mettons pas de bâtons dans les roues,pensons seulement à ces montagnes de boue rouge qui n'existeront plus justifie ,a toutes ces papetières américaines qui ont polué nos rivières , à ces minières qui après avoir exploité nos ressources et gardé l'argent pour eux avant de disparaitre aux states , enfin quelqu'un de chez nous fait quelque chose alors il faut encourager cette entreprise avec des actionaires de chez nous . Le risque en vaut la chandelle mde Gaumond.

Gaumond Marie-Claire a écrit le 16 mars 2012

On est toujours daccord pour la création d'emplois pour les Résidents de ce secteur " Mais on prend souvent l'habitude "d'attirer les mouches avec du vinaigre".Créer une mine à ciel ouvert n'a plus sa raison d'être de nos jours.Après un travail de cet envergure il faudrait que la Compagnie et les ACTIONNAIRES s'engagent à réparer tous les dommages à la fin du chantier.Que pensez -vous de la contamination que cela produirait dans les eaux ,comme dans la rivière Madeleine et le fleuve?Nos gouvernements devraient faire des lois pour protèger la Génération à venir .Pensez-y bien Chers Résidents.

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