Développement économique et exportation

Orbite Aluminae obtient un bail minier de 20 ans à Grande-Vallée

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Le bail minier obtenu par Orbite Aluminae lui permettra d’aller de l’avant dans la production d’alumine métallurgique et de haute pureté.

Le bail minier obtenu par Orbite Aluminae lui permettra d’aller de l’avant dans la production d’alumine métallurgique et de haute pureté. Photo : Gracieuseté

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec a accordé un bail minier pour une période renouvelable de vingt ans à Orbite Aluminae pour sa propriété de Grande-Vallée.

Ce bail minier permettra à l’entreprise d’exploiter une superficie de 90 hectares qui, selon une étude économique préliminaire révisée le 30 mai, comporte environ 70 millions de tonnes d’argile alumineuse. Pour l’entreprise, cette étape est cruciale puisqu’elle lui permettra de valider les résultats estimés par l’étude de faisabilité présentement en cours pour la production d’alumine métallurgique et de haute pureté.

Réactions

«L’obtention du bail minier est la démonstration tangible que la compagnie respecte ses échéanciers et progresse selon les délais prévus, se réjouit le président et chef de la direction d’Orbite, Richard Boudreault. Nous apprécions l’appui du Ministère et souhaitons contribuer de façon positive à la communauté ainsi qu’au leadership québécois et canadien en matière de haute technologie dans l’industrie minière.»

Du côté de la communauté micmaque, la nouvelle est bien accueillie. «Nous sommes heureux de voir qu’un projet minier ayant des vertus économiques, écologiques et respectueuses de l’environnement prenne place en Gaspésie, a commenté le chef de la nation micmaque de Gespeg, Claude Jeannotte. Nous supportons ce projet.»

Par ailleurs, la compagnie Orbite Aluminae estime que l’échéancier de construction de son usine d’alumine de haute pureté à Cap-Chat est en avance de sept à dix jours. Elle prévoit sa mise en production dans les trois premiers mois de 2013.

3 commentaires

Albert Lachance a écrit le 8 septembre 2012

Pouvons-nous laisser les gens de l'Estran et de la Haute-Gaspésie décider ce qu'il feront de leur territoire? Il me semble que ce sont eux les premiers concernés dans cette histoire...

claude couture a écrit le 8 septembre 2012

La gaspésie est une des dernières régions habitée qui peut encore être restaurée comme à l'origine, si on laisse un peu la déforestation et la coupe à blanc. Introduire de l'exploitation minière à grande échelle viendra à bout de sa pureté en quelques années seulement, et cela de façon irréversible. le plannord ne suffit-il pas à ces cupides industriels, faut-il qu'ils détruisent aussi la gaspésie? Les laissera-t-on faire parce que Mr Gignac a donné son accord et que Mr Jeannotte y voit quelques salaires bien payés et bien salissants et surtout plus imposés que les profits des compagnies.

Bilbo a écrit le 7 septembre 2012

Ce bail est l'héritage de Clément Gignac. Est-ce qu'une redevance sera versée pour la ressource extraite? Quelle sera la quantité d'acide chlorhydrique utilisée pour séparer les éléments de terres rares de l'alumine? Comment cet acide sera transporté? Quel est le plan en cas d'accident? Quelles sont les suivis qui seront effectués, et par qui? Quel sera le combustible utilisé? Où iront les effluent? Ils seront de quel type? En quelle quantité? Donner un bail d'exploitation sans tenir compte de ce qui sera fait du minerai, séparer l'extraction de la transformation n'a aucun sens. C'est un seul et même projet, et il doit être évalué dans son ensemble, par une tierce partie indépendante. Il existe au Québec une procédure pour cela. Ca s'appelle un BAPE. Tout le monde veut des jobs, bien sur, mais quel en sera le prix? C'est mieux de se poser des questions avant qu'après... Enfin, malgré tout le respect que j'ai pour monsieur Jeanotte, as t'il l'expertise nécessaire pour juger de l'impact environnemental de ce projet?

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.