Affaires policières et juridiques

Opération déménagement de maison à Maria

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Plus de deux heures ont été nécessaires pour déménager la maison entre la rue des Mouettes et la route des Geais.

Plus de deux heures ont été nécessaires pour déménager la maison entre la rue des Mouettes et la route des Geais. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Plus de 15 mois après la tempête du 6 décembre 2010, Gaston Chouinard et Carole Parisé, de Maria, ont finalement vu leur maison être déplacée loin de la mer.

Lors de la tempête qui a frappé de plein fouet la péninsule, le couple a tellement eu peur qu’il a décidé de déménager sa résidence. «C’était une fois de trop. Les vagues passaient par-dessus la maison. C’est à ce moment que nous avons décidé de la déplacer sur le terrain qu’on avait acheté sur la route des Geais», a raconté M. Chouinard, alors que les déménageurs se préparaient à entreprendre l’opération.

À la suite de cet épisode météorologique, le ministère de la Sécurité civile a évalué que la maison, située sur la rue des Mouettes, se trouvait dans une zone à risque. Conséquemment, il a offert au couple quelques propositions, dont le déménagement de la demeure, jusqu’à concurrence de 150 000 $.

M. Chouinard évalue que les coûts s’élèveront plutôt entre 100 000 et 125 000 $, incluant le déplacement, la nouvelle fondation et le branchement au réseau d’aqueduc. «Nous avons été patients, mais ça vaut la peine. Oui, il y a eu un délai, mais il nous aura permis de faire notre deuil de la mer», a-t-il déclaré.

Des dizaines de curieux

L’opération déménagement s’est déroulée mercredi matin dans les rues de Maria devant les yeux attentifs de dizaines de curieux. Pendant plus de deux heures, les déménageurs, les techniciens d’Hydro-Québec, les employés de la Sécurité civile et des agents de la Sûreté du Québec ont ouvert le chemin à la demeure de 44 pieds par 44 pieds.

La maison de la rue des Mouettes, qui était dans le stationnement de l’Auberge des marchands depuis mardi, devait être déplacée sur le terrain de M. Chouinard, sur la rue des Geais, de l’autre côté de la voie ferrée.  À quelques occasions, des branches d’arbre ont dû être coupées et des poteaux de signalisation ont dû être retirés pour permettre aux déménageurs de poursuivre leur chemin.

Vers 11h45, M. Chouinard et Mme Parisé ont poussé un soupir de soulagement en constatant que leur maison s’était rendue à destination, non sans effort, mais sans problème. «Nous vivons une espèce de délivrance de tous les tracas que nous avons vécus au cours des derniers mois», a commenté M. Chouinard, ajoutant qu’il n’aura plus à se soucier de l’amplitude des marées et de la direction des vents.

À Maria, cinq propriétaires ont pu bénéficier du programme d’aide aux sinistrés des grandes marées et des inondations survenues en décembre 2010. Ce programme permet aux propriétaires de toucher une aide financière pour le déménagement ou la démolition de leur résidence.

Dans cette municipalité de la Baie-des-Chaleurs, outre M. Chouinard et Mme Parisé, une autre propriétaire fera déplacer sa résidence, un a décidé de la faire détruire et deux autres ont opté pour le statu quo.

2 commentaires

Déménageur Longueuil a écrit le 14 octobre 2013

Heh! Ca me rappelle le chapitre de Arrested Development avec la cabine sur la rue. C'est drôle que les gens ne changent pas d'idée quand ils sont si determinés à être different, comme la proprietaire de cette maison, par exemple.

Gilles Babin a écrit le 7 juin 2012

Je suis content pour M. Chouinard que tout semble réglé pour son dossier. Nous avons subit l'inondation nous aussi, le 14 Décembre 2010 et nous avons reçu qu'une très faible partie de l'aide promis par la sécurité publique jusqu'à maintenant. Il y a présentement 18 mois d'écoulés et nous attendons toujours. Et nous avons été inondé une deuxième fois en Mai 2011, et le dossier a été remis à la sécurité publique une seconde fois, mais en Mars 2012 on nous a dit que le dossier de 2011 n'avait pas été traité encore. Et comme on dit jamais deux sans trois, nous avons eu les pieds dans l'eau une troisième fois en Avril 2012. Nous attendons toujours la promesse de la sécurité publique de finaliser le dossier de Décembre 2010, pour ensuite entamé le dossier 2011. Le questionnement qui nous pré-occupe, est-ce que des personnes de milieu politique que ce soit, ont-il pu aider pour que les dossiers des gens de Maria soit déjà réglés. Nous nous sommes montré très patient jusqu'à présent, mais la patience a des limites. Nous souhaitons nous aussi voir ce dossiers se terminer de façon positive.

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