Obstétrique en Haute-Gaspésie : le feu vert du ministre est attendu

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Le retour du service d’obstétrique au Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Gaspésie est imminent.

Le retour du service d’obstétrique au Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Gaspésie est imminent. Photo : Johanne Fournier

Il ne reste plus qu’à recevoir l’autorisation du ministre de la Santé et des Services sociaux pour le rétablissement du service d’obstétrique du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Haute-Gaspésie à Sainte-Anne-des-Monts.

C’est ce qu’a affirmé la responsable des communications de l’établissement, Marjorie Pigeon, tout en précisant que le comité de relance et l’équipe qui travaillent sur le terrain ont reçu l’appui de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Lors de sa dernière visite à Matane, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, a confirmé que le retour du service, inopérant depuis plus de trois ans, était imminent. Mme Pigeon garde espoir que l’annonce officielle puisse être faite d’ici la fin du printemps.

Une situation qui demeure précaire

Même si la responsable des communications affirme que la mise en place des ressources et équipements qui permettra le retour du service va bon train, il n’en demeure pas moins que le CSSS ne peut compter, jusqu’à maintenant, que sur un seul médecin qui a accepté de se consacrer à l’obstétrique. Originaire de Sainte-Anne-des-Monts, la Dre Émilie Gagnon a suivi sa formation en obstétrique au Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ).

«On a des prospects qui sont prêts à venir pratiquer l’obstétrique», s’empresse d’ajouter Mme Pigeon. En attendant l’ajout de ces nouveaux médecins, des obstétriciens du CHUQ seront prêts à intervenir pour assurer le maintien du service du CSSS de Sainte-Anne-des-Monts.

D’ailleurs, pour l’ensemble des services qu’il offre, le CSSS ne fonctionne qu’avec la moitié de l’effectif dont il aurait besoin. Deux nouveaux médecins étrangers sont récemment venus s’ajouter à l’équipe qui compte maintenant onze médecins, sur les vingt-deux requis. «On est très actifs sur le recrutement», mentionne la porte-parole.

La couverture des services de chirurgie demeure tout aussi fragile puisque le CSSS ne dispose des services que d’un seul chirurgien. Celui-ci est indispensable en cas de complications lors d’un accouchement, notamment pour pratiquer des césariennes. L’autre chirurgien qui exerçait à l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts est parti à la retraite. Un poste est à pourvoir. «En attendant, on fait affaires avec des chirurgiens remplaçants», explique Marjorie Pigeon.

Par ailleurs, six infirmières ont suivi une formation spécifique en obstétrique du CHUQ, au même titre que d’autres spécialistes qui peuvent intervenir lors d’un accouchement, tels que le radiologiste et l’inhalothérapeute.

Même si le service d’obstétrique est fermé depuis bientôt quatre ans, quatre bébés sont tout de même nés pendant cette période, à l’issue d’accouchements d’urgence.

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