Nouvelles exigences de la CSST à bord des homardiers

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Tous les homardiers comme L’Écho des mers I, où prenait place Donald Bourgeois avant de chuter et de se noyer le 21 mai aux Îles-de-la-Madeleine, devront aménager un moyen qui permettra à un travailleur de remonter à bord.

Tous les homardiers comme L’Écho des mers I, où prenait place Donald Bourgeois avant de chuter et de se noyer le 21 mai aux Îles-de-la-Madeleine, devront aménager un moyen qui permettra à un travailleur de remonter à bord. Photo : Gracieuseté

La Commission de la santé et sécurité au travail (CSST) exige désormais, de la part des homardiers, le port du gilet de sauvetage par l’aide-pêcheur et un dispositif permettant de remonter un travailleur qui chute par-dessus bord.

Ces deux nouvelles mesures de prévention font partie du nouveau plan d’action de la CSST. Elles devront être respectées par les propriétaires de homardiers dès la prochaine saison de pêche au homard. «Tous les détenteurs de permis de pêche au homard ont reçu les détails relativement aux exigences de la CSST pour la saison 2012 et peuvent, dès maintenant, apporter les modifications à leur embarcation», précise le porte-parole de l’organisme, Maxime Boucher.

Résultat de deux enquêtes

Ces nouvelles exigences sont le résultat des recommandations d’enquêtes réalisées par l’organisme gouvernemental à la suite de deux accidents survenus lors des deux dernières saisons de pêche en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Ceux-ci avaient entraîné la mort de deux aides-pêcheurs qui travaillaient à bord de homardiers.

«Les enquêtes de la CSST ont permis de démontrer que le pavois sur les homardiers n’était pas assez haut pour retenir le travailleur, rapporte Maxime Boucher. De plus, la zone de travail était encombrée de cordages pouvant entraîner un travailleur par-dessus bord. La CSST a aussi constaté l’absence du port du gilet de sauvetage par les aides-pêcheurs et le manque de moyen permettant de remonter le travailleur à bord du bateau.»

Le plan d’action de la CSST offrira son soutien et son accompagnement visant à aider les capitaines-propriétaires à mettre en place les correctifs recommandés.

Au Québec, 640 homardiers engagent environ 1 300 employés. Une large majorité d’entre eux exercent leurs activités en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

Par ailleurs, la CSST met à la disposition des travailleurs et employeurs du secteur des pêches commerciales un guide intitulé Santé et sécurité à bord des bateaux de pêche. Élaboré en collaboration avec des représentants du milieu, le guide est spécialement conçu pour renforcer les pratiques sécuritaires à bord des embarcations. «Il propose, de manière pratique et détaillée, différents moyens de prévenir les accidents», résume M. Boucher.

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