Agriculture, pêcheries et alimentation, Transport

Nouvelle administration portuaire à Carleton

Par Gilles Gagné, journaliste, graffici.ca
Quelques cargos ont déchargé de l'acier à Carleton de 2010 à 2012.

Quelques cargos ont déchargé de l'acier à Carleton de 2010 à 2012. Photo : Gilles Gagné

CARLETON – Des pêcheurs et des mariculteurs de Carleton ont fondé le 10 février une administration portuaire, pour renforcer leurs représentations auprès du ministère fédéral des Pêches et des Océans, de même que pour préparer d’importants changements à venir à leur quai.


Le quai de Carleton est géré par deux ministères fédéraux, Transport Canada et Pêches et Océans Canada. Chaque intervention d’un pêcheur ou d’un mariculteur se faisait individuellement avec Pêches et Océans Canada jusqu’à maintenant.

 « L’administration portuaire servira à faire valoir les points de vue des pêcheurs et des mariculteurs. Avant, si on avait un problème électrique, il fallait appeler à Gaspé et eux appelaient l’électricien, à Bonaventure (…) et il venait. Maintenant, selon certains barèmes, on va pouvoir s’occuper de certaines choses », précise Éric Bujold, qui siège au conseil d’administration de l’organisme.

Trois autres pêcheurs et mariculteurs siégeront avec lui, dont Marc-André Boudreau et Dany Allard. Un troisième administrateur sera choisi bientôt, tandis que la Ville de Carleton-sur-Mer, le conseil de bande de Listuguj et le Club nautique de Carleton devront désigner chacun un représentant.

Pour le moment, l’administration portuaire sera responsable de la jetée de roche au sud du havre, du quai éperon en bois, de la descente de bateaux en béton et du bassin intérieur.

 

Rapidement toutefois, l’organisme devra se pencher sur les scénarios qui seront bientôt proposés par Transport Canada et Pêches et Océans Canada pour l’avenir de l’infrastructure. Transport Canada veut se départir du quai commercial, constitué de la structure en pales-planches, et Pêches et Océans Canada ne veut pas s’occuper d’un quai commercial à Carleton.

Éric Bujold est conscient que les scénarios que les deux ministères déposeront à la fin de février ou en mars risquent de se limiter à l’enrochement d’au moins la partie nord-ouest du quai, où des navires marchands ont encore accosté il y a à peine un an.

« Dans l’industrie, personne n’a levé la main. Si un (intervenant) avait levé la main, la situation aurait été différente (…) On aurait pu lui faire une place à l’administration portuaire (…) On n’a rien contre cette partie du quai. On ne fait pas ça pour faire mourir les industries », précise M. Bujold.

Il signale en outre que l’éventuel abandon de la vocation commerciale du quai de Carleton pourrait « donner une chance à Paspébiac », un autre quai de la baie des Chaleurs, où il y a eu de l’activité commerciale en 2013.

Depuis 2010, des navires ont déchargé du bois, du sel et de l’acier à Carleton. Le bois venait de l’île d’Anticosti où la coupe forestière est suspendue temporairement.

L’acier a été importé du Danemark par Fabrication Delta, de New Richmond. D’autres livraisons sont prévues dans l’avenir. Le dernier déchargement a été effectué à Paspébiac en raison des complications liées à l’utilisation du quai de Carleton, non entretenu par Transport Canada.

Le sel est livré à Transport-Québec, et c’est un trafic annuel.

 

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