Développement économique et exportation

Un nouveau portail pour attirer des gens en Gaspésie

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Un des panneaux d’accueil du nouveau site Internet pour attirer des gens de l’extérieur dans la région.

Un des panneaux d’accueil du nouveau site Internet pour attirer des gens de l’extérieur dans la région. Photo : Site Internet de la stratégie

SAINTE-ANNE-DES-MONTS – Un nouveau site Internet est lancé afin d’inviter des gens de l’extérieur à s’établir en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. 

www.gaspesieilesdelamadeleine.ca vise à offrir une plate-forme commune,  unique et évolutive pour la recherche d’informations sur la région, notamment en matière d’emploi, de logement, de soutien aux entrepreneurs, de vie sociale et de possibilités d’études. Il s’adresse autant aux travailleurs, aux entrepreneurs, et aux étudiants.

« La clientèle cible reste les 18-35 ans, mais on veut ratisser plus large », explique l’agente de communication de la Stratégie d’établissement durable des personnes en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, Julie Ruest.

Pour aller chercher les gens de l’extérieur de la région, divers moyens seront utilisés : « On va axer nos efforts avec une stratégie de diffusion dans les médias sociaux et espérer que les médias de l’extérieur parlent du site », explique Mme Ruest qui met la touche finale au plan de communication.

Ce portail prend la relève de celui développé par la Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine : «  Au cours des 10 dernières années, c’était la Commission jeunesse qui s’en occupait. Le contenu a été transféré et la stratégie vise toute la clientèle », ajoute Mme Ruest.

Le portail régional voit le jour dans le cadre de la Stratégie d’établissement durable des personnes en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine 2012-2018 de la Conférence régionale des élus.

Les détails de cette stratégie qui englobe trois thèmes – valorisation du territoire, l’attraction de nouvelles populations et l’intégration des nouveaux arrivants – seront dévoilés le mois prochain.

Le lancement de ce nouveau site web a nécessité un investissement de 15 000 $.

9 commentaires

Maryève Charland-Lallier a écrit le 24 octobre 2013

Bonjour chers Messieurs, Je me permets d'apporter un autre éclairage à votre conversation, sans toutefois faire référence aux cas industriels spécifiques auxquels vous référez. Les dernières statistiques d'Emploi-Québec démontrent en fait de 9700 postes à combler d'ici 2016 (les données de Benoit Trépanier étaient exactes pour les prévisions réalisées antérieurement, en vue de l'année 2015). Plus concrètement, ces chiffres se matérialisent en près de 300 emplois affichés par semaine à cette période-ci de l'année. Les postes sont bien entendus plus nombreux à l'approche de la saison estivale. Normal : une portion de notre économie est effectivement saisonnière. Pour avoir un aperçu de l'ensemble des postes affichés dans la région, je vous invite à consulter le www.gaspesieilesdelamadeleine.ca. Ajoutons à cela que ce ne sont pas tous les employeurs qui affichent leurs postes : seuls 20 % des emplois sont affichés publiquement. En Gaspésie, comme aux Îles, on se fie encore beaucoup au bouche à oreille et aux références. C'est donc dire qu'il y a plus d'emplois disponibles que ce qui est affiché. Des grands secteurs d'emploi se démarquent par des offres qui restent affichées des semaines durant, faute de personnes qualifiées pour combler les postes - d'où la pertinence d'attirer les professionnels qui pourront le faire. Dans ces grands secteurs, référons notamment au domaine de l'administration et de la gestion, aux emplois reliés à la santé et aux services sociaux, aux métiers de l'éolien (en ingénierie, soudure, estimation), aux métiers du tourisme (hôtellerie, restauration, cuisine). Ce sont de grands secteurs en recrutement, mais ils ne sont pas les seuls. Combien de commerçants dans vos municipalités songeront à prendre leur retraite au cours des prochaines années? La Gaspésie et les Îles ont besoin de relève pour continuer à faire rouler leurs entreprises. En agriculture, le recrutement est également un défi pour tout employeur... sans compter les possibilités en démarrage d'entreprise dans ce secteur également. Nous pourrions continuer ainsi longuement. Les emplois disponibles sont nombreux dans la région, malgré le taux de chômage à 15 %, qui est, lui, expliqué notamment par le fait qu'une certaine portion de notre économie est saisonnière, mais aussi parce que les besoins en main-d'oeuvre dans la région ne sont pas toujours en adéquation avec les qualifications qu'ont les Gaspésiens et Madelinots déjà sur place. À titre plus personnel, avec mes yeux de "nouvelle arrivante" en Gaspésie depuis 4 1/2 ans, je vois autour de moi des projets hyper stimulants se développer, souvent à petite ou moyenne échelle : des échelles adaptées à notre bassin de population, à la grosseur de nos entreprises. Ces projets, ils sont portés par des gens, originaires ou non de la région, qui ont à coeur le développement d'une Gaspésie dans toute son authenticité et sa beauté. En terminant, la Gaspésie et les Îles se sont vues remettre en octobre un prix dans la catégorie "accueil et enracinement des nouveaux migrants" lors du Congrès national sur la migration des jeunes en région pour le projet "La Gaspésie-Les Îles certifiée accueillante", piloté par les agentes de migration Place aux jeunes. Une région reconnue parmi toutes les autres du Québec... en voilà une démonstration concrète que nous sommes bel et bien une région d'accueil. Maryève Agente de liaison pour la Gaspésie et les Îles Stratégie d'établissement durable

Jean-François Samuel a écrit le 24 octobre 2013

@Marc-André St-Pierre Les gens qualifiés de l'extérieur qui sont originaires de la Gaspésie, pour un projet donné, si ils y trouvent leurs compte, ils n'ont qu'à revenir. La main d'œuvre est mobile dans les deux sens.

Marc-André St-Pierre a écrit le 24 octobre 2013

Si je comprends bien, M. Samuel, nous sommes dans un cercle vicieux. Les gens qualifiés partent et on qualifie ceux de l'extérieur pour venir ici. Ceux qui restent ne peuvent se qualifier que s'ils vont à l'extérieur et croient le Bonhomme Sept-Heures qui leur promet le Klondike des jobs s'ils reviennent. Parce que c'est ça la réalité. La main d'oeuvre qualifiée en Gaspésie n'existe pas. Nous n'avons pas ce qu'il faut pour la qualifier. Elle doit s'exiler pour ce faire. Et on ne réussit pas à la ramener. - Par ailleurs, pourquoi Orbite a-t-elle engagé des personnes à qui elle a promis la qualification pour ensuite les mettre à la porte après que le travail de base (nettoyage et autres gossages) eut été accompli?

Gaston Langlais a écrit le 23 octobre 2013

Bonjour à nouveau, Je désire retrancher le S dans "pénurie d'emplois" à la fin de mon commentaire. Gaston Langlais - Gaspé.

Gaston Langlais a écrit le 23 octobre 2013

Bonjour, @ M. Benoit Trépanier. Je l'attendais celle-là. Emplois Québec avec ses 9000 postes à combler. Ce n'est même pas du rêve c'est de la rêvasserie. Ça fait cinq ans que j'entends ce faux discours de fonctionnaires déconnectés. La réalité est très différente et j'en sais long sur le sujet croyez-moi. Pour un qui trouve un emploi ici il y en a cent qui repartent. On est en pénurie c'est sûr mais pas en pénurie de main d'œuvre, en pénurie d'emplois. Gaston Langlais - Gaspé.

Jean-François Samuel a écrit le 23 octobre 2013

@Marc-André St-Pierre Le problème c'est que les personnes qualifiées quittent la Gaspésie pour aller travailler ailleurs lorsqu'il n'y a pas de travail. Ceux qui restent sont les saisonniers avec des compétences pas nécessairement transférables (ex. Orbite). Tu ne peux pas faire facilement et rapidement un ingénieur ou un technicien en procédés chimiques avec un gars qui faisait de la coupe forestière depuis 20 ans.

Marc-André St-Pierre a écrit le 23 octobre 2013

M. Trépanier, vous connaissez sûrement la douce histoire d'Orbite à Cap-Chat. Une industrie qui a besoin de main-d'oeuvre qualifiée. Orbite a mis dehors la première «batch» d'employés - locaux de surcroît - à qui elle avait promis de les amener à la qualification. Puis en a engagé d'autres moins locaux!!! Bon, je sais, mon exemple est très boiteux parce qu'Orbite est un mystère de gestion de A à Z. Mais, au fond, si on attire une main-d'oeuvre qualifiée qui s'établit ici et qu'en plus on aide nos locaux à se qualifier, pas de problème. Mais, si on attire que des travailleurs-touristes et qu'en plus on ne qualifie pas les nôtres, on n'aura rien changer sinon qu'à enrichir les premiers et appauvrir encore plus les seconds.

Benoit Trépanier, Directeur GRAFFICI a écrit le 23 octobre 2013

Attention M. Langlais, je crois plutôt que nous sommes en pénurie de main-d'oeuvre depuis quelques années déjà et le phénomène va en s'accroissant. Emploi-Québec parle de presque 9 000 postes à pourvoir. Il existe bien sûr toujours la difficulté de faire l'adéquation entre ces postes et la main-d'oeuvre qui sera qualifiée et disponible, mais il reste que des postes sont disponibles. Par ailleurs, je vous dirais que les nouveaux arrivants (j'en suis un) ont toujours la possibilité de se partir en affaires. Beaucoup d'entre eux en ont le désir.

Gaston Langlais a écrit le 23 octobre 2013

Bonjour, Il est vrai et souhaitable que nous devons accroitre notre capital humain en Gaspésie. Mais encore faut-il que les nouveaux arrivants y trouveront un emploi. C'est là le problème des cinquante dernières années: Un taux de chômage chronique et effarant, en croissance par surcroit. De plus, à toutes les fois qu'un projet de développement important semble vouloir voir le jour, des groupuscules s'affairent à l'assassiner. Y'A DU TRAVAIL À FAIRE avant d'être une région d'accueil. Gaston Langlais - Gaspé.

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