Politique

New Richmond : occupation des bureaux de Service Canada

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
La semaine dernière, des manifestants s’étaient rendus aux bureaux de Service Canada à Chandler

La semaine dernière, des manifestants s’étaient rendus aux bureaux de Service Canada à Chandler Photo : Thierry Haroun

NEW RICHMOND – Une quinzaine de personne ont occupé mercredi les bureaux de Service Canada à New Richmond afin de mettre de la pression sur le gouvernement Harper afin qu'il retire sa réforme de l'assurance-emploi.

«On voulait dénoncer les impacts de la réforme de l'assurance-emploi. Comme le gouvernement ne nous écoute pas, on a décidé nous-même d'enterrer la réforme», dit la porte-parole de l'organisation, Hélène Morin.

La réforme a été placée dans un cercueil et les manifestants l'ont enterrée, à travers différentes activités. Outre l'occupation des bureaux de Service Canada, un café de l'amitié a été servi sur l'heure du dîner et un film expliquant les réformes au fil du temps a été présenté.

Le tout s'est fait dans le calme.

Satisfaction

Malgré la poignée de manifestants, Mme Morin est satisfaite : «Comme c'est une action de désobéissance civile, on a fonctionné avec un comité restreint. On a participé à des mobilisations beaucoup plus grandes. On ne pouvait amener 100 ou 150 personnes. L'idée était de demeurer secret et de passer une partie de la journée dans les bureaux», indique-t-elle.

Le gouvernement n'écoute pas

Selon Mme Morin, le gouvernement a peu d'écoute malgré les manifestations contre la réforme, mais elle demeure mobilisée : «On ne désespère pas. Les luttes qui sont perdues sont celles qu'on n'aura pas menées. On dénonce la réforme mais aussi d'autres mesures adoptées par le gouvernement», souligne Mme Morin.

Vérificateur général

Mardi, le vérificateur général du Canada indiquait qu'Ottawa pourrait récupérer des millions de dollars en prestations d'assurance-emploi versées en trop. 

«Il faut voir qui a sorti ça. C'est quelqu'un nommé par le gouvernement Harper. On n'est pas surpris de le voir appuyer le gouvernement», dit Mme Morin.

Selon elle, c'est une infime proportion. Les chiffres semblent gros, mais quand on met ça en proportion, 

c'est en deçà de 4 %.

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