Affaires municipales et développement régional

New Richmond : après l’asphalte, les commerces ?

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
La mairesse de New Richmond, Nicole Appleby, est convaincue que la revitalisation du centre-ville permettra aux locaux vacants de trouver preneur.

La mairesse de New Richmond, Nicole Appleby, est convaincue que la revitalisation du centre-ville permettra aux locaux vacants de trouver preneur. Photo : Antoine Rivard-Déziel

La Ville de New Richmond fonde beaucoup d’espoir dans la revitalisation de son centre-ville pour y relancer l’implantation de commerces.

Après avoir passé des mois dans la poussière, les résidants et les commerçants du centre-ville de New Richmond aperçoivent la lumière au bout du tunnel. Le pavage du Boulevard Perron tire à sa fin et le nouveau look du centre-ville prend forme.

«C’est majeur commente la mairesse Nicole Appleby. Les travaux ont été plus complexes que prévu, mais ça valait la peine. New Richmond aura maintenant un centre-ville unique en Gaspésie. Ce sera un secteur vivant, propre et qui proposera une harmonie entre commerces et résidences, en plus d’être en retrait de la route provinciale», dit-elle.

Du chemin à faire

La mairesse aura beaucoup à faire, car les locaux vacants sont encore nombreux dans le secteur. «C’est ce qu’on veut éviter. Il faut trouver des solutions pour favoriser les locations», indique-t-elle tout en ajoutant que maintenant que la réfection du centre-ville est faite, la Ville a de bons arguments pour convaincre des entreprises à venir s’y installer.

Selon Mme Appleby, les incitatifs financiers proposés par la ville pour y attirer les commerçants n’ont pas donné les résultats escomptés. Le conseil municipal réfléchit à l’idée d’augmenter les taxes des propriétaires pour les inciter à baisser le prix de leurs locaux vacants. Une décision sera prise dans les prochaines semaines. L’élue ajoute que le plan d’urbanisme de la Ville privilégiera l’implantation de petits commerces de détail au centre-ville.

L’attrait de la 132

Depuis quelques années, plusieurs entreprises ont quitté le centre-ville, notamment pour s’installer en bordure de la route 132. Le propriétaire de Rhéal Pitre Sports, Alain Pitre, mentionne que son déménagement a eu des retombées majeures sur son entreprise. «Depuis que je suis installé ici, mon chiffre d’affaires a doublé indique-t-il. C’est clair que la route est beaucoup plus passante. On récupère le maximum de visibilité», dit-il.

Il précise cependant que d’autres types de commerces ont avantage à s’établir au centre-ville. «Si j’avais un petit café bistro, je pense que j’aurais choisi ce secteur», illustre-t-il.

Le propriétaire de la Librairie Liber, Rock Harvey, qui a pignon sur rue au centre-ville depuis 10 ans, abonde dans le même sens. «Pour moi, c’est beaucoup plus avantageux d’être ici. C’est l’endroit idéal pour notre clientèle cible [marché local]», explique-t-il. M. Harvey se réjouit d’ailleurs de la revitalisation du Boulevard Perron. «Si ça peut amener plus de passants et d’autres commerces, tout le monde en sortira gagnant.»

Nicole Appleby est convaincue que la revitalisation permettra de concurrencer l’attrait de la 132 comme lieu d’établissement pour les commerces. «Si on n’avait pas fait le travail, à la longue, la 132 serait devenue probablement plus rentable. Mais avec la vision qu’on propose, c’est différent», estime-t-elle.

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.