Affaires policières et juridiques

Neuf Gaspésiens impliqués dans des activités de braconnage

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Neuf Gaspésiens sont impliqués dans des activités de braconnage exercées à Cap-Chat et Matane.

Neuf Gaspésiens sont impliqués dans des activités de braconnage exercées à Cap-Chat et Matane. Photo : Johanne Fournier

Neuf Gaspésiens ont été appréhendés, mercredi matin, pour des actes de braconnage. Ils exerçaient leurs activités à Cap-Chat et Matane.

«Les actes de braconnage exercés dans la réserve faunique de Matane et sur les terres publiques adjacentes concernent le surplus de prises, la possession illégale de cerfs de Virginie, mais surtout l'utilisation illégale de collets pour capturer des orignaux», spécifie le relationniste de presse du ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP), Éric Santerre.

«C'est grâce aux signalements de citoyens et après dix-huit mois d'enquête que les agents de protection de la faune ont pu réunir suffisamment de preuves pour mettre fin aux activités illégales des individus fautifs», continue-t-il.

Les présumés braconniers devront faire face à la justice afin de répondre à plusieurs chefs d'accusation. Les perquisitions effectuées ont mené à la saisie d'armes de chasse, de collets et de viande de gros gibier. «Ces chiffres pourraient augmenter au cours des prochains jours en fonction des nouvelles preuves recueillies», ajoute le porte-parole du ministère.

Opération Fova

En plus des perquisitions effectuées auprès des neuf résidents de la Gaspésie, l'opération Fova a permis, au total, de mettre fin aux pratiques de braconnage de 18 autres individus. Ces derniers sévissaient dans les MRC de Bellechasse, des Etchemins, de Montmagny, de l'Amiante et dans la réserve faunique de Dunière, située dans la Matapédia.

Les 75 agents, assistés de l'escouade canine et de l'équipe du laboratoire d'expertises biolégales de la protection de la faune du MDDEFP, ont comptabilisé un total de 116 chefs d'accusation. Si les individus appréhendés sont reconnus coupables, ils sont passibles d'amendes pouvant totaliser 188 000$.

Les actes de braconnage reprochés sont le surplus de prises, la possession illégale de chevreuils et d'orignaux, le tir à l'arme à feu à partir de véhicules, la chasse en temps prohibé et de nuit, le gaspillage de chair comestible et l'utilisation illégale de collets pour capturer des orignaux.

2 commentaires

Albert Picard a écrit le 11 décembre 2012

Attraper des orignaux au collet! Vous imaginer la souffrance que la bête doit traverser avant de nourrir. C'est répugnant et horrifiant. Les personnes capables de tels gestes sont couverts d'immondices nauséabondes. Qu'on les nettoie, nues, dans la Grande Cascapedia une journée d'hiver à -20c. Avant de les traîner en justice.

luc belzile a écrit le 6 décembre 2012

C'est pas croyable que rendu en 2012 et l'éducation générale de la population y'a encore des jack ass de ce genre, je suis un amateur fou de la nature, de la chasse et de la pêche et ça me brûle de penser que des imbéciles de leur espèce vole la collectivité de cette façon, sans penser a ce que demain réservera a nos enfants qui eux auront a penser a leurs propres enfants. Bien bon pour eux, ont devrait durcir le ton face a ces criminels de bas fond, les lois ne sont peut-être assez dissuassive. Luc. Belzile

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