Nathalie Normandeau blanchie par le commissaire à l'éthique

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
L’ex-députée de Bonaventure, Nathalie Normandeau.

L’ex-députée de Bonaventure, Nathalie Normandeau. Photo : Antoine Rivard-Déziel

L'ex-députée de Bonaventure, Nathalie Normandeau, pourra entreprendre sa nouvelle carrière comme vice-présidente au développement stratégique à la firme Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) sans problème.

Le Commissaire à l'éthique et à la déontologie, Jacques Saint-Laurent, a rejeté la demande d’enquête déposée par le député caquiste de La Peltrie, Éric Caire, à l’endroit Mme Normandeau, sous prétexte qu’elle était non fondée.

M. Caire avait fait cette demande le 16 janvier dernier à la suite de l'annonce de la nomination de Mme Normandeau par la firme comptable, à peine cinq mois après son départ de la vie politique.
 
Selon M. Caire, en acceptant ses nouvelles fonctions, l’ex-députée gaspésienne pouvait se retrouver dans une situation de conflit d’intérêts, considérant qu’elle a été ministre du Plan Nord et qu’un des mandats de la firme RCGT est de conseiller des compagnies exploitant des ressources naturelles et des sociétés minières.

Le commissaire Jacques Saint-Laurent écrit dans son rapport de 13 pages que «le député n'énonce aucun motif raisonnable de croire que l'ex-membre du Conseil exécutif aurait eu des rapports officiels ou aurait commis un manquement à l'article 60 du Code, du fait d'avoir accepté une nomination chez Raymond Chabot Grand Thornton».
 
Il poursuit en écrivant que «pour sa part, madame Nathalie Normandeau a déclaré qu'elle n'a pas eu de communications avec Raymond Chabot Grant Thornton alors qu'elle était membre du Conseil exécutif».
 
Quant aux autres motifs invoqués sur les autres règles pouvant s'appliquer dans ce dossier, le commissaire tire ces conclusions. «Madame Nathalie Normandeau n'a pas commencé à exercer ses fonctions chez Raymond Chabot Grant Thornton. Son mandat de vice-présidente au développement stratégique débute le 1er mai 2012. Actuellement, il n'existe aucun fait qui puisse démontrer qu'il existe un motif raisonnable de croire qu'un manquement a été commis».
 
Selon le commissaire, les motifs énoncés par M. Caire ne sont pas appuyés par des faits.
 
Mme Normandeau avait annoncé sa démission le 6 septembre 2011, après 13 ans comme députée.

1 commentaire

Patricia Chartier a écrit le 4 avril 2012

Nous savons tous qu'en politique, l'apparence de conflit d'intérêt est autant dommageable que le conflit d'intérêt. Et contrairement au commissaire, une grande majorité de la population croit qu'il y a des motifs raisonnables de croire que des manquements à l'éthique seront commis. Malheureusement, cette décision n'a rien pour renforcer la confiance des gens envers les politiciens.

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