Politique

Nathalie Normandeau associée à la Fondation Santé Baie-des-Chaleurs

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Nathalie Normandeau avec l’ex-président du tournoi de golf de la Fondation Santé Baie-des-Chaleurs, André Poirier, en conférence de presse.

Nathalie Normandeau avec l’ex-président du tournoi de golf de la Fondation Santé Baie-des-Chaleurs, André Poirier, en conférence de presse. Photo : Antoine Rivard-Déziel

MARIA – Après 10 ans de collaboration avec André Poirier d'AP Chevrolet Buick, la Fondation Santé Baie-des-Chaleurs confie l'organisation du tournoi de golf à Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT). Maintenant vice-présidente au développement stratégique de cette firme, Nathalie Normandeau assurera la coprésidence de l'événement, avec l'associé Daniel Berthelot.

C'est la première fois que l'ex-ministre des Ressources naturelles et ex-députée de Bonaventure s'engage publiquement depuis sa démission en septembre 2011. Mme Normandeau se dit «très heureuse» de s'associer à une cause qui vise à améliorer l'accès aux services de santé en Gaspésie. «Ça me permet de continuer à contribuer concrètement à l'essor de notre belle région. Et l'accès aux services de santé dans une région comme la nôtre, c'est fondamental», a-t-elle déclaré lors du dévoilement du partenariat entre la Fondation et RCGT, lundi dernier.

Les organisateurs de l'édition 2013, qui se tiendra le 5 juillet, souhaitent amasser 100 000 $. Les sommes recueillies serviront à l'implantation d'un service de dermatologie à l'hôpital de Maria, dès septembre prochain. «C'est important pour tout le secteur de la Baie-des-Chaleurs. Actuellement, c'est l'hôpital de Gaspé qui assure ce service à raison de deux fois par mois avec un dermatologue qui se déplace sur le territoire», a ajouté Mme Normandeau.

«Notre Gaspésie souffre»

Invitée à commenter les dossiers économiques de la région, Mme Normandeau dresse un portrait plutôt sombre. L'ex-ministre constate que les entrepreneurs gaspésiens en arrachent, et que les emplois se font rares dans la région. «Notre Gaspésie souffre actuellement. Les entrepreneurs sont nombreux à m'avoir parlé de leur réalité. Ils n'ont pas de contrat, n'ont pas accès à des mandats. Donc, ça veut aussi dire plus de travailleurs qui cherchent du boulot dans la région», a-t-elle mentionné.

«Des représentants forts»

Mme Normandeau ne jette cependant pas le blâme sur le gouvernement actuel, en rappelant que le développement de la Gaspésie n'est pas l'affaire d'un seul mandat. L'ex-députée soutient que le maintien d'une vitalité économique en Gaspésie passe par des politiques «adaptées à sa réalité» et par des élus en mesure de faire entendre leurs voix auprès du gouvernement. «Ce qui est clair, c'est que ça nous prend des représentants forts à l'Assemblée nationale. Nous sommes moins de 100 000 sur une population de huit millions d'habitants. Statistiquement, nous avons un déficit à combler», a-t-elle souligné.

Les députés gaspésiens actuels livrent-ils la marchandise? «Ils ont été élus. Je respecte ça. Éventuellement, il y aura une élection et les gens auront l'occasion de livrer leur appréciation du travail qu'ils auront fait», s'est-elle contentée de répondre.

Mme Normandeau affirme suivre de près l'actualité québécoise et gaspésienne. Questionnée au sujet d'un éventuel retour en politique active, elle s'est limitée à dire qu’elle était «heureuse» dans ses fonctions chez Raymond Chabot Grant Thornton. Elle a cependant ajouté «qu'on ne sait jamais de quoi l'avenir sera fait». Mme Normandeau a par ailleurs refusé de commenter les travaux de la commission Charbonneau.

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