Politique

Le MRNF confirme l'utilisation de bulldozers forestiers

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
L’aménagement en Haute-Gaspésie par un bouteur a été critiqué par la préfet de Rocher-Percé. Diane Lebouthillier.

L’aménagement en Haute-Gaspésie par un bouteur a été critiqué par la préfet de Rocher-Percé. Diane Lebouthillier. Photo : Diane Lebouthillier

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune confirme l'utilisation de bouteurs (bulldozers forestiers) pour la préparation des terrains en vue d'un reboisement, une méthode qui ne fait pas l'unanimité.

La préfet de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier, a récemment remis en question cette méthode utilisée en forêt publique dans l'arrière-pays de la Gaspésie laissant derrière elle des terres mal en point et pratiquement sans vie. Le directeur général du MRNF Gaspésie-les-îles, Marc Lauzon, indique que l'utilisation d'une machinerie qui creuse des sillons en vue d'une nouvelle plantation est favorisée le plus souvent possible (un TTS) en précisant qu'un bouteur (qui déplace la matière non désirée pour la mettre en andains) est parfois nécessaire en raison de la composition du terrain.

«Chacun des territoires qui fait l'objet d'une préparation de terrain a fait l'objet d'une prescription d'un ingénieur forestier qui, à la lumière de la composition du terrain, va choisir le bon traitement», note M. Lauzon. Il tient toutefois à souligner «qu'on favorise le plus souvent possible l'utilisation du TTS». Au cours des dernières années, le TTS a été utilisé dans 50% des cas, ajoute-t-il.

Quant aux observations faites sur des terres de la Couronne par Mme Lebouthillier au début de juin entre Grande-Vallée et Murdochville, Marc Lauzon rappelle que c'est sur du long terme qu'on peut évaluer les résultats des méthodes forestières utilisées. «Il ne faut pas se fier au premier coup d’oeil et aux premières années d'intervention pour juger de la qualité de la régénération. ».

Pas en forêt privée

De son côté, le Syndicat des producteurs du bois de la Gaspésie soulignait, en entrevue à CHNC, que les bouteurs ne sont plus utilisés en forêt privée depuis des années pour ce type de travaux pour des raisons de coût et d'efficacité. M. Lauzon rétorque que la composition des terres privées et publiques ne sont pas nécessairement les mêmes, ce qui explique les différentes méthodes prises en compte par son ministère. «Les types de sols en forêt privée sont probablement différents car souvent ce sont d'anciennes terres agricoles en friche qui ont été régénérées en forêt et donc plus favorables pour l'utilisation du TTS.»

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