Politique

La MRC du Rocher-Percé dresse sa liste d’épicerie

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le tourisme est un vecteur de développement économique majeur dans la MRC du Rocher-Percé.

Le tourisme est un vecteur de développement économique majeur dans la MRC du Rocher-Percé. Photo : Thierry Haroun

La MRC du Rocher-Percé s’invite dans la campagne électorale en dressant sa liste d’épicerie destinée au prochain gouvernement du Québec.

Le carnet des élus de cette MRC, qui s’étend de Port-Daniel-Gascons à Percé en passant par Chandler, Grande-Rivière et Ste-Thérèse-de-Gaspé, est noirci de projets qui touchent tous les secteurs de l’économie.

Cette liste, qui sera soumise au prochain ministre responsable de la Gaspésie, inclut notamment le complexe de transformation de bois de 50 millions de la firme Atlantic Fiber Resources qui est attendu depuis deux ans. «Oui il y a ce projet et on sait que ce n’est pas facile en ce moment dans le secteur forestier, note la préfète Diane Lebouthillier. Mais il n’y a pas juste ce projet, on parle aussi de réfections d’infrastructures comme le quai de Chandler et l’aéroport de Rocher-Percé ainsi que le service de gériatrie externe de Chandler. C’est un service important parce que notre MRC est la plus vieillissante au Québec. Et en ce sens, il y a déjà une collaboration entre le CSSS du Rocher-Percé et l’Université de Sherbrooke.»

Tourisme

Le domaine du tourisme est aussi au cœur des demandes de Diane Lebouthillier. «Je pense au projet de Percé l’incontournable [qui inclut un géoparc autour du Mont-St-Anne de l’ordre de 7,5 millions de dollars]. J’y tiens vraiment beaucoup à ce projet parce qu’on entend pendant la campagne électorale que des dizaines voir des centaines de milliers de dollars iront à la promenade Champlain [à Québec]. Alors on souhaite avoir le même traitement chez nous», soutient la préfète Lebouthillier.

Parmi les autres sujets soulevés par l’élue, il y a le projet de cimenterie de plus de 500 millions de dollars à Port-Daniel ainsi que la survie de l’École nationale des pêches et de l’aquaculture à Grande-Rivière. «Il faut organiser les choses autrement à mon avis. C’est vrai qu’il faut trouver d’autres formations et c’est très bien qu’il y ait [cette année] un cours en technique infirmière, mais il faut absolument travailler sur la vocation de cette école pour assurer sa survie. C’est une école des pêches, c’est en ce sens-là qu’il faut y travailler.»

Enfin, à l’échelle de la santé communautaire, Mme Lebouthillier soutient que sa MRC a besoin d’un service d’hébergement pour les jeunes de 12 à 18 ans qui sont aux prises avec des problèmes de santé mentale.

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