Politique, Développement économique et exportation

La MRC du Rocher-Percé dénonce des méthodes forestières

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Voici une partie des terrains où les méthodes forestières appliquées sont dénoncées par la préfète de Rocher-Percé

Voici une partie des terrains où les méthodes forestières appliquées sont dénoncées par la préfète de Rocher-Percé Photo : Gracieuseté

PERCÉ - La MRC du Rocher-Percé dénonce les méthodes forestières utilisées dans l'arrière-pays de la Gaspésie, laissant derrière elles des terres mal en point et pratiquement sans vie.

La préfète, Diane Leboutillier, dresse ce constat après avoir procédé à une visite terrain près d’un chemin situé entre Murdochville et Grande-Vallée. Elle a été faite à l'invitation de travailleurs forestiers qui n'arriveraient plus à garder le silence sur cette situation. Témoin de quelque 250 hectares de terrain qui ont subi un reboisement par des moyens appelés de «scalpage» fait par des bouteurs (machinerie forestière), la préfète se dit sidérée par ce qu'elle a vu le 5 juin dernier. «J'ai trouvé ça désastreux. J'ai vu un terrain sur lequel on avait enlevé jusqu'à huit pouces de terre et où on avait procédé à des plantations qui ne tiennent pas. J'ai vu des arbres qui sortent de terre en raison de l'érosion. On m'a aussi montré des plantations où 50% des arbres sont complètement difformes.»

Autant de travaux qui ont été financés par de l'argent public, sur des terres de la Couronne et approuvés par le ministère des Ressources naturelles (MRN), déplore Mme Lebouthillier. «Avec ce que j'ai vu, j'en arrive à la conclusion que c'est vraiment de la dilapidation de fonds publics. J'ai même vu des endroits qui démontrent que de la machinerie est passée sur des milieux humides. La personne qui était avec moi juge que les travaux ressemblent à une job de cochon. Et il avait bien raison.»

Droit de regard

Mme Lebouthillier craint que ce type de méthode soit reproduit sous peu dans sa MRC et demande au MRN que sa préfecture ait un droit de regard sur les travaux à venir. «Ce que j'apprends, c'est que ce genre de travaux va aussi se faire derrière Chandler. Ce qu'on demande, c'est que le ministère favorise des méthodes plus durables, ce qui permettrait aussi de créer des emplois à long terme.»

3 commentaires

Bilbo Cyr a écrit le 16 juin 2013

C'est ca Pelletier. Pis un peu plus , ca serait de ma faute. C'est justement le type de gestion des ressources qui nous a appris à nous méfier.

Dany Blais a écrit le 16 juin 2013

Les Gaspésiens s'en criss pour la plupart, ben mieux une bonne bière sur le quai. Pathétique.

Tony Langlois a écrit le 14 juin 2013

Lorsqu'il est question de cela pourtant, aucun écologiste à la casserole !

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