Tourisme

Moins de touristes dans la Baie-des-Chaleurs

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le bureau d'information touristique de New Richmond.

Le bureau d'information touristique de New Richmond. Photo : Antoine Rivard-Déziel

L'achalandage touristique est en baisse jusqu'à présent cet été dans la Baie-des-Chaleurs, comparativement à l'an dernier.

Après avoir connu un mois de juin difficile, les acteurs de l'industrie touristique constatent aussi un ralentissement en juillet.

Au parc national de Miguasha, le responsable du service à la clientèle, Paul Lemieux, parle d'une diminution de 10% par rapport à 2012. Le Bioparc de la Gaspésie à Bonaventure a vu son nombre de visiteurs diminuer de 5% pour les deux premières semaines de juillet. La directrice, Marie-Josée Bernard, espère tirer profit des nouvelles habitudes des touristes, mais demeure tout de même prudente dans ses prévisions. «On sent que les gens déplacent de plus en plus leurs vacances au mois d'août. Mais depuis deux ou trois ans, il n'y a pas nécessairement d'augmentation de l'achalandage touristique marquante, on sent que ça plafonne», dit-elle.

Le propriétaire du manoir Belle plage à Carleton-sur-Mer, David Comeau, tire son épingle du jeu, mais constate moins de débordement au comptoir cet été. «Ayant 24 chambres, c'est plus facile pour moi de remplir mes chambres, alors je suis plein presque chaque année. Par contre, mon personnel a l'habitude de référer la clientèle dans les établissements avoisinants, mais ce n'est pas le cas cette année», raconte-t-il.

L'augmentation du prix de l'essence, la grève dans le secteur de la construction, la crise économique et l'attrait des États-Unis sont autant de causes ciblées par le milieu touristique pour expliquer cette diminution.

Coup de barre 

La Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs, qui constate aussi un ralentissement cet été, estime qu'un coup de barre s'impose pour augmenter l'achalandage touristique. Son directeur, Mauricie Quesnel, affirme que le milieu doit faire «davantage d'efforts» pour vendre la Baie-des-Chaleurs. Ce dernier estime que l'industrie ne doit pas attendre que l'Association touristique régionale de la Gaspésie mette en valeur les attraits du secteur.

«La campagne Gaspésie je t'aime, c'est pour l'ensemble de la région. C'est beau, je n'ai rien contre, mais elle demeure générale. Ici, dans la Baie-des-Chaleurs, chaque acteur a des produits intéressants pour attirer des gens pour plusieurs jours. Je pense qu'il faut s'allier pour mettre en place des publicités pour insister sur la Baie-des-Chaleurs, en faire une marque de commerce», explique-t-il.

Le directeur salue les initiatives comme Tourisme Baie-des-Chaleurs, mais évalue que ce n'est pas suffisant. La chambre réunira les intervenants touristiques après la saison pour discuter d'une stratégie.

6 commentaires

joseph Leblanc a écrit le 8 août 2013

Ça fais la faire aux écolos d' avoir moins de touristes =moins d'auto, de vr et, de camion de livraison= moins de pollution. Continuez de même les écolos vous allez l'avoir votre Gaspésie verte mais morte.............

Dany Blais a écrit le 7 août 2013

La Baie-Des-Chaleurs doit prendre le virage Internet, à la Expedia, Hotel.com, Groupon, Etc. "En 10 ans, le Canada est passé de la 7e à la 18e place parmi les destinations touristiques du globe. Il est l’un des cinq pays à avoir affiché une baisse du nombre d’arrivées au cours de cette période. Dans l’intervalle, soit entre 2002 et 2010, le nombre de touristes a crû de 34 % dans le monde et leurs dépenses ont en définitive doublé. Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme, le nombre de touristes dans le monde a franchi la barre du milliard en 2012, en hausse de 4 % sur un an. Malgré le climat de crise, il devrait progresser entre 3 et 4 % cette année, et maintenir le rythme avec une progression moyenne de 3,8 % par an entre 2010 et 2020, pour atteindre la barre du 1,8 milliard de touristes en 2030." - Journal Le Devoir, 13 février 2013 On ne doit pas se fier au Canada ou au Québec pour progresser.

Curadeau, Marie Line a écrit le 7 août 2013

Je crois que le monde est de plus en plus grand et les gens voyagent sur la planète entière avec plus de facilité. La Gaspésie c'est très beau mais le reste de la planète aussi. Alors la compétition est grande pour attirer les gens dans un endroit spécifique. Étant Gaspésienne mais demeurant à l'extérieur, je remarque que le Québec en génétal subit une diminution dans la fréquentation touristique. Il faut travailler ensemble et non la Baie des Chaleurs à part et le reste de la Gaspésie d'un autre côté, Chaque partie de la Gaspésie est unique et a beaucoup à offrir.

Aurélien Bisson a écrit le 6 août 2013

Je partage le point de vue de la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs, cette partie du territoire doit prendre en main sa promotion touristique. Il faut se rendre à l’évidence l’affluence touristique stagne en Gaspésie depuis quelques années. Les statistiques de Tourisme-Québec le démontrent bien. Bien que les attraits, les hôtels et terrains de camping sont pour la plupart ouverts dès le début juin, l’achalandage touristique en Gaspésie se concentre durant le mois de juillet et les deux premières semaines d’août. Durant cette période, le taux d’occupation des hôtels, gîtes, chalets et campings est très élevé. Alors, se peut-il que de nombreux touristes désireux de se rendre en Gaspésie durant la haute saison, ne puissent pas le faire parce que nous ne sommes pas en mesure de les héberger au moment où ils désireraient se rendre chez nous? Ne faudrait-il pas alors travailler au prolongement de la haute saison touristique, au moment où l’hébergement est fonctionnel et disponible. Pour ce faire, il faudrait adopter une stratégie qui viserait à générer un achalandage touristique sur toute la période de mai à septembre, soit une saison touristique de quatre à cinq mois plutôt qu'un mois et demi. La stratégie évoquée ci-dessus pourrait notamment comporter les éléments suivants : - Le développement d’événements majeurs en mai, juin et septembre qui auraient la capacité d’attirer des touristes des maritimes, des grands centres et d’autres régions du Québec. Actuellement, les événements ayant le potentiel de produits d’appel sont concentrés pour la plupart en juillet et au début août. - La révision de la campagne promotionnelle pour viser une clientèle susceptible d’être intéressée par la Gaspésie de mai à septembre, voire octobre. Aurélien Bisson

Dany Marquis a écrit le 5 août 2013

On dirait qu'a chaque année on entend les même discours. 10% de moins à chaque année, en cumulant cette perte ça devrait frapper plus fort que ce qu'on peut voir. Si ça fait 3-4 ans qu'une organisation vit une diminution de 10% par rapport à l'année précédente, ça fait une diminution de plus de 50% sur 4 ans. Donc, l'organisation en questions devrait être fermé. Je prends donc à chaque année ces statistiques avec un grain de sel et laisse les organisme se débattre dans la recherche de financement en dressant des portraits négatifs. Mon entreprise (Brûlerie du Quai) vit un augmentation de son achalandage année après année. À chacun ses indicateurs. Peut-être que ça prend seulement plus d'entrepreneur qui veulent plaire au touriste et vivre de leur entreprise au lieu de voir le développement touristique pris en charge par le politique et les OBNL.

Dany Blais a écrit le 5 août 2013

La campagne Gaspésie Je t'aime, c'est passé date. La Baie-Des-Chaleurs doit se vendre elle-même si elle veut prospérer. En plus de ça, louer une chambre de motel dans la Baie-Des-Chaleurs, c'est ridiculement trop cher, c'est une raison majeur. La Baie-Des-Chaleurs a tout à offrir, la mer et le bois, exploitez-le bon sang.

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.