Moins de phoques observés

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le réseau invite la population à signaler les observations et la découverte de carcasse au numéro sans frais 1-877-722-5346.

Le réseau invite la population à signaler les observations et la découverte de carcasse au numéro sans frais 1-877-722-5346. Photo : Gracieuseté

Le Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins a connu un printemps plutôt calme, alors qu'une quinzaine de phoques ont été observés sur le rivage de l'est du Québec.

C'est une diminution marquée par rapport aux deux dernières années, alors que le réseau en avait recensé une soixantaine au printemps 2011 et avait enregistré une pointe de 150 observations il y a deux ans.

Cette année, ces observations ont été faites entre Saint-Roch-des-Aulnaies, au Bas-Saint-Laurent, et tout autour de la péninsule gaspésienne. Dans la région, des phoques ont été vus à Maria, à Cap-Chat, à Sainte-Anne-des-Monts et à Gaspé, notamment.

Au printemps, les jeunes phoques du Groenland et à capuchon nés pendant l’hiver sont habituellement sevrés. En l’absence de glace, il n’est pas étonnant de les retrouver un peu partout sur les berges.

«Ça dépend beaucoup des conditions de glace. Le phénomène est assez variable chaque année», explique Véronik de la Chenelière du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins.

«Cette année, il y avait une banquise. Elle n'a peut-être pas duré assez longtemps pour les jeunes nés plus tardivement et qui ont peut-être manqué au niveau de l'allaitement ou la période de repos qui suit l'allaitement», précise-t-elle.

C'est dans la région de Sainte-Luce, à l'est de Rimouski, que l'on dénombre le plus d'observations. «C'est un secteur où convergent des courants dominants du Saint-Laurent. On a le Parc marin Saguenay-Saint-Laurent, un lieu de concentration de nourriture et de mammifères marins.»

Les observations en mai sont cependant de moins en moins probables.  «C'est une période critique. Les jeunes ont développé leurs réflexes de retourner à l'eau. Ils sont maintenant indépendants. Et ceux qui n'ont pas passé ce cap sont tout simplement décédés», indique Mme de la Chenelière.

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