Démographie

De moins en moins de jeunes en Gaspésie

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le poids des jeunes sur la population de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine continue de diminuer, selon l'Institut de la statistique.

Le poids des jeunes sur la population de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine continue de diminuer, selon l'Institut de la statistique. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – Le nombre de jeunes continue de diminuer en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, alors que les 15-29 ans comptent maintenant pour moins de 17 pour cent de la population régionale, ce qui place la région bonne dernière au Québec.

Le Regard statistique sur la jeunesse, publié lundi par l'Institut de la statistique du Québec, documente la situation actuelle des jeunes âgés de 15 à 29 ans ainsi que les tendances des 15 dernières années sur plusieurs aspects de leur vie.
Démographie
Selon le document, les jeunes de 15 à 29 ans comptaient pour 15,7 % de la population régionale, soit 14 509 en 2012. La moyenne provinciale était de 18,9 %.
Il s'agit tout de même d'une très légère augmentation par rapport à 2011 où on comptait 14 235 jeunes. Toutefois, comparé aux données de 1996, la région a subi une chute importante : on comptait 20 455 jeunes il y a 16 ans.
On constate aussi moins de jeunes de 0-14 ans. Alors qu'ils composaient 18,5 % de la population régionale en 1996, ils sont maintenant 12,3 % de la population gaspésienne.
De l’autre côté du spectre, le vieillissement de la population se confirme une fois de plus dans la région. Les gens âgés de 65 ans et plus comptaient pour 13,1 % de la population en 1996. Cette proportion est passée à 21,2 % en 2012.
Quant à la population totale dans la région, elle a chuté de 106 404 en 1996 à 92 536 en 2012.
Le taux de fécondité a été établi à 1,69 en 2012 (1,68 au Québec) et l'âge moyen à la maternité était de 29,8 ans (30,2 ans au Québec). La Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine se classe ainsi au 12e  rang à l'échelle de la province.
Après avoir connu un solde migratoire négatif dans la population âgée de 15 à 29 ans entre 2001 et 2009, le ciel s'est éclairci. Entre 2010 et 2012, la région a fait un gain net de 244 personnes dans cette catégorie d'âge. Cependant, la région continue de perdre des jeunes de 15 à 24 ans. On enregistre une perte de 286 pour l'année 2011-2012.
Travail
Le taux d'emploi chez les jeunes de 15 à 29 ans a connu une forte croissance entre 1996 et 2012, passant de 31,1 % à 51,7 % au cours des 16 dernières années.
Cela se reflète sur le nombre d'emplois occupés qui est passé de 6000 en 1996 à 6200 en 2012.

12 commentaires

Gaston Langlais a écrit le 27 février 2014

Bonjour. @ M. Jean-François Samuel. Vous devriez lire plus souvent les épitres et surtout les comprendre ou de vous les faire expliquer le cas échéant. Gaston Langlais - Gaspé.

Jean-Francois Samuel a écrit le 27 février 2014

@Benoit Bazinet Vous n'êtes pas un élu qui comprends les épitres de Gaston au Gaspésiens.

Gaston Langlais a écrit le 27 février 2014

Bonjour. @ M. Benoit Bazinet. Je vous remercie de me lire, mais je préfère ceux et celles qui lisent et qui comprennent. Gaston Langlais - Gaspé.

Benoit Bazinet a écrit le 27 février 2014

Vos contradictions sont amusantes monsieur Gaston Langlais. D'un côté vous admettez que les gens de la ville sont "écoeurés du ciment, de l'asphalte, de la pollution, du "bumper à bumper". Ils recherchent donc le grand air, nos paysages, notre belle nature. De l'autre, vous encouragez le développement de projets pétroliers avec méthodes de fracturation et dénoncez ce que vous appelez amicalement les "ceuilleurs de marguerites." Je continue à vous lire avec intérêt. C'est fort distrayant.

Marc-André St-Pierre a écrit le 27 février 2014

@eddy gionest - Ce que vous dites, des centaines de gaspésiens l'ont dit bien avant vous. Combien de fois ai-je entendu, «je vais rester à Montréal et je vais aller voir les Canadiens et voir des spectacles, etc..». Plusieurs années plus tard, certains n'avaient pas encore mis les pieds au Forum ( à l'époque) ni à la Place des Arts. À peine un peu de cinéma et de restos. Parce que tout ça, ça coûte de l'argent et ça prend du temps. Ça me prend 45 minutes partir de chez-moi pour aller à Matane. Dans le même temps, à Montréal, tu fait 3 coins de rue. En ce qui concerne ce vieux cliché du placotage, je vous dirai qu'il n'y a aucune différence entre la ville et ici sauf qu'ici on connaît généralement les placoteux. - /// - @Marianne St-Onge - Vous avez raison, plusieurs nous font remarquer notre chance de vivre ici. Ça s'arrête là. Ils ne viennent pas vivre ici pour autant. Si seulement 10% de ces gens décidaient de venir en Gaspésie, on ne serait pas en train de commenter ce texte de Nelson Sergerie. -///- Je suis bien d'accord que nos jeunes partent en ville pour «découvrir la diversité des grandes villes, s'enrichir de nouvelles connaissances et de nouvelles relations». Mais, pourquoi l'inverse ne serait pas possible? Est-ce que les jeunes de la ville quittent leur milieu pour aller étudier et connaître de nouveaux horizons? Ils font du sur-place et ne s'en portent ni mieux ni pire (du moins je le crois). - Je répète ce que j'ai dit ailleurs sur Graffici.ca, qu'on donne des subventions partout sur le territoire à des jeunes (et moins jeunes aussi) entrepreneurs qui pourront concrétiser leurs rêves et créer des jobs. Alors qu'actuellement, à cause des innombrables tracasseries administratives, du système des ti-namis, bien des projets meurent au feuilleton parce que les quelques dollars qu'ont ces entrepreneurs sont grugés dans les préliminaires stupides imposés par ceux qui devraient pourtant les aider.

Albert Picard a écrit le 27 février 2014

Très beau témoignage madame Saint-Onge. Très ressenti et touchant.

Marianne St-Onge a écrit le 27 février 2014

Ce que nous devrions retenir ce n'est pas la petite quantité de jeunes qui habitent leur territoire mais leur détermination! N'oublions pas que les jeunes qui reviennent s'impliquent a tous les niveaux, ont de l'imagination et ont l'opportunité d'accéder à la propriété avant grand nombre de leurs homologues citadins! De plus , les emplois qui leur sont offert n'ont parfois rien de comparable à ceux des grands centres... Je pense a ma dentiste qui est âgée d'a peine 25 ans et qui parlait l'autre jour a Radio-Canada de la chance enviable qu'elle a d'exercer son métier de manière diversifiée dans la clinique de son enfance! Les jeunes qualifiés qui reviennent ou qui arrivent pour s'établir par choix prennent la relève d'entreprise, sont heureux de constater qu'une place leur ait fait (lorsqu'ils la prennent) en politique municipale par exemple ou "13 % des élus municipaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine ont moins de 35 ans" ... Ceux qui s'inquiètent de l'avenir ont compris qu'il valait mieux s'acharner à la préparer. On fait des enfants qui seront amis avec la nature et qui sauront d'où proviennent leur nourriture. Ils sauront aussi que rien n'est gagné d'avance et qu'il faut user de courage et de volonté pour se réinventer, redynamiser des villages et entretenir des économie plus durables. Par ailleurs, on partage des grands espaces avec des voyageurs au cours des 4 saisons et ceux ci nous font remarquer la chance qu'on a de vivre ici, tranquilles loin des éléments stressant et de la consommation hallucinée. Enfin, certains ne recherchent pas la rapidité de Montréal. Pour ma part, lorsque je me suis exilée en ville pour l'Université, je me suis rendue compte que même s'il y avait un demi million de personne autour de moi je n'en connaissais que 50 et je n'avais pas plus d'amis sur qui je pouvais invariablement compter. Ici il y a 5 000 personne dans mon village et j'en connais 500.

eddy gionest a écrit le 26 février 2014

bon par ou commencer ,j'ai 42 ans et je vient d'arriver d'un séjour de 3 mois a Montréal ou j'ai été prospecter de l'emploi , le problème en gaspésie c'est que coté développement sa stagne !! et quand il y as du potentiel ben a chaque fois que ya un projet , des pétitions se promène dans les dépanneurs ou des groupes font tout pour le freiner !!!! le problème encore ici , il n'y as plus rien ! a Montréal j’avais envie d'aller au resto ,ben il y en as des tonnes ,mêmes choses pour le divertissement ,spectacles , cinémas , spas , activités . le problème ici aussi c'est le bla bla et les gens qui se mêle pas de leurs affaires !! ou bien jaloux de son voisin .. ce qui ma le plus frapper en revenant ici ? de rouler 50 km/h dans une zone de 90km/h ,oufff .enfin bref le manque de services et de commerces alléchant ,le manque de travail bien rémunéré et la population a majorités vieillissante font que les jeunes quitte . comprenez moi bien ,je n'ai rien contre nos personnes âgées au contraire , mais a cause de l'exode des jeunes et bien c'est 75% de la population qui est âgée de 50 ans et plus . pour ma part je retourne en juin car je m’emmerde tellement par ici et quand ta besoin de quoi de rapide et bien tu doit conduire genre 3 a 5 heures pour avoir des magasins a grande surfaces .

Gaston Langlais a écrit le 26 février 2014

Bonjour. @ M. Benoit Trépanier. Si notre région pouvait offrir plus de services, des gens de la ville "écoeurés" du ciment, de l'asphalte, de la pollution, du "bumper à bumper" viendraient en très grand nombre suivre une formation chez-nous. Mais on en est pas là, on ne peut pas faire profiter massivement les autres de cette belle région qu'est la nôtre. On ne possède pas les infrastructures d'accueil nécessaires. Malheureusement, on peut compter sur les doits d'une seule main le nombre de nos dirigeants locaux et régionaux, bien rémunérés, qui sont conscients de cette réalité qu'est la nôtre. Gaston Langlais - Gaspé.

Benoit Trépanier a écrit le 26 février 2014

Les 15 - 29 quittent souvent pour les études. Ils vont se former, découvrir la diversité des grandes villes, s'enrichir de nouvelles connaissances et de nouvelles relations. C'est très sain, et c'est un phénomène incontournable. Même si notre région offrait toutes les formations disponibles au Québec, je ne suis pas convaincu qu'un grand nombre ne choisirait pas encore l'aventure en ville. Ce qui est encourageant, c'est que entre 25 et 40 ans, de plus en plus de jeunes reviennent, lorsque c'est le moment de s'établir, de fonder une famille ou de partir une entreprise. Il faut continuer comme région à offrir des emplois attrayants, valorisants et rémunérateurs.

Albert Picard a écrit le 26 février 2014

Qu'est ce qui provoque cet exode (phénomène mondiale, soit dit en passant)? Qu'est ce qui fait que notre région est aussi populaire qu'un traitement de canal? Ou pour poser la question en sens inverse, que font les grandes agglomérations qui des rendent aussi populaires qu'un gâteau au chocolat. Notre région est pourtant très belle avec ses montagnes, la mer, l'air pur, la neige immaculées, le froid sec et peu humide,, ses étés ensoleillés, une Baie des chaleurs tellement belle que même le soleil n'ose se coucher devant elle. Rien pour compétitionner avec tout ça en ville. Pourquoi les grands projets économiques qui ont été mis de l'avant dans le passé ne sont-ils pas perrens, laissant plutôt des cicatrices? Pour tous ces grands investissements à coût de dizaines voire de millions de dollars ne pourrions-nous pas EXIGER qu'ils servent à autre chose, ou qu'ils soient utilisés différemment? Qu'est ce que ça signifie ce phénomène de "FLY in/FLY out"? Je n'y voit rien qui puisse à une population d'être sédentaire. Mais je vois des petites entreprises très diversifiées qui émergent ça et là, mal financées, tenues à bout de bras pas de jeunes familles avec une volonté infaillibles. J'en prend pour exemple l'Atelier du vieux rabot à Sainte-Anne-des-Monts où une à neuf personnes travaillent, variant en fonctions des contrats à exécuter. Je pense à la Atkins et frères à Mont-Louis. Je pense à cette nouvelle fromagerie qui nait à Caplan (une fromagerie, pensez-y bien. Ce n'est pas fréquent en Gaspesie). Pourquoi ce n'est pas là qu'il faut investir nos millions si l'on veux créer de la rétention dans la population. Un trou minier lorsqu'il est vide, il ne reste rien. Mais un arbre ça repousse et un saumon, si on y prend soin, il va pondre des œufs. Au lieu de s'apitoyer sur l'exode, redressons nos manches et EXIGEONS, ne serait-ce qu'au nom de la dignité.

Gaston Langlais a écrit le 26 février 2014

Bonjour. Il y a 50 ans, les gouvernements supérieurs ont dit aux Gaspésiens et aux Gaspésiennes "on va vous organiser ça". L'attentisme ainsi créé s'est installé en force. On attend, ils vont arranger cela. Et bien oui Yvon est devenu un héros (Y vont arranger cela). Aujourd'hui, les résultats dévastateurs sont là, bien sentis. Le redressement, si redressement il y a sera pénible. Dans un contexte de difficultés financières nous faisons face à un immense rattrapage qui est loin d'être assuré. Gaston Langlais - Gaspé.

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