Politique

Moins d'emplois étudiants financés par Ottawa

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le député fédéral de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, déplore que seulement 28 pour cent des besoins de financement de la main d'oeuvre étudiante soient comblés cet été.

Le député fédéral de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, déplore que seulement 28 pour cent des besoins de financement de la main d'oeuvre étudiante soient comblés cet été. Photo : Gracieuseté

GASPÉ – Le député néo-démocrate de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine soutient que des organismes ne pourront ouvrir leurs portes cet été en raison des fonds insuffisants dans le programme Emplois Été Canada.

Ce programme, qui permet à des organismes de demander de l'aide financière d'Ottawa afin d'embaucher des étudiants au cours de l'été, ne comblera que 224 des 769 demandes de financement d'emplois effectuées auprès du gouvernement canadien, soit 28 pour cent des besoins.

« L'argent fourni est basé au prorata de la population. La population gaspésienne a diminué. Donc, on a reçu environ 500 $ de moins que l'an passé. La hausse de l'inflation et des salaires font que la région a perdu l'équivalent de 13 000 $ », soutient Philip Toone.

Selon le député, les étudiants qui auront vu leur travail subventionné n'oeuvreront que de six à huit semaines. « Il faut plus d'argent dans ce programme qui n'est plus capable de rejoindre ses objectifs », indique le député.

« On essaie de retenir les étudiants dans la région. Ce programme est très utile. Ils vont rester dans la région si on leur donne la chance de le faire. Malheureusement, il y a de moins en moins d'étudiants qui peuvent en bénéficier. C'est inacceptable », lance M. Toone.

Le député indique que certains organismes ne pourront ouvrir leurs portes « mais je ne veux pas nommer les organismes sans leur approbation ».

Pas d'espoir pour cette année

Le député admet qu'il sera très difficile de bonifier le programme cette année, mais il entend travailler pour modifier les règles pour l'an prochain.

« On espère que le programme soit bonifié pas juste pour notre région, mais pour toutes les régions du Canada afin de fournir un programme qui a de l'allure. Non pas pour rencontrer seulement la moitié des besoins », estime M. Toone.

Selon lui, le fait que 2015 sera une année électorale permettra d'avoir une oreille plus attentive de la part du gouvernement conservateur.

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