Politique, Transport

Le ministre Poëti estime qu’il y a des solutions de rechange à Orléans

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le ministre des Transports estime qu’il existe des solutions en Gaspésie pour remplacer Orléans Express.

Le ministre des Transports estime qu’il existe des solutions en Gaspésie pour remplacer Orléans Express. Photo : Photo tirée de Facebook

GASPÉ – Le ministre des Transports du Québec, Robert Poëti, estime qu’il y a des solutions de rechange en Gaspésie, alors qu’Orléans Express a reçu l’autorisation la semaine dernière de réduire de six à deux départs quotidiens entre Rimouski et la Gaspésie à compter de janvier.

« La Gaspésie profite déjà de la taxe spéciale d’un cent sur l’essence depuis l’année dernière. C’est 1,2 M$ que la Gaspésie reçoit pour du transport collectif alternatif. Nous allons nous asseoir avec les élus gaspésiens et travailler avec eux », indique le ministre, qui rejoint les positions prises en début de semaine par la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et la Régie intermunicipale de transport Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

« Peut-être ce qui n’a pas été fait au cours des dernières années, c’est de travailler avec les gens sur le terrain. Évaluer la clientèle, évaluer le besoin et quels types d’outils on a besoin. De dire que la Gaspésie n’a pas d’alternative… On a déjà 1,2 M$. Je pense qu’on peut faire des choses », dit-il.

Il entend analyser quelles règles et normes doivent être changées ou à établir. « À partir de là, il faudra innover et aller de l’avant. On a des façons pour être capable d’appuyer les régions, selon les besoins spécifiques des régions. »

Aide supplémentaire au transporteur?

Keolis soutient avoir perdu 3,5 M$ sur le tronçon Rimouski-Gaspésie. Est-ce que Québec pourrait aider davantage l’entreprise pour maintenir les services? « J’aurai une réflexion à faire. Nous avons offert à Keolis le maximum de la subvention et le porte-parole a répondu que c’était symbolique. C’est un peu surprenant et inquiétant. On va sûrement trouver des gens qui veulent nous aider. Si Keolis veut nous aider, c’est le temps de le faire », dit M. Poëti. Québec a déjà offert 450 000 $ en septembre dans le cadre du programme d’aide au transport régional.

Mais il lance du même souffle que Keolis vient de demander de baisser le service. « À partir de là, s’ils veulent travailler pour la Gaspésie, je suis disponible, mais je ne suis pas un guichet automatique », illustre-t-il.

Il souligne que Keolis n’avait peut-être pas un niveau de service adéquat pour la région. « Si Keolis veut modifier ses façons de faire, on est ouvert. S’ils ne veulent pas, on va le faire avec quelqu’un d’autre », lance le ministre.

Il rappelle que ce n’est pas un service coupé en Gaspésie, mais réduit. « Je veux que les gens de la Gaspésie soient heureux, mais il ne faut pas penser qu’il y aura des autobus de 60 passagers si ce n’est pas le besoin requis », conclut M. Poëti.

4 commentaires

Jean-Francois Samuel a écrit le 17 octobre 2014

@Gaston Langlais Question sérieuse: Comment estimez vous votre prix de 300$ alors que des trajets fort achalandés ou il y a de la concurrence coûtent plus de 350$ ex. Montréal- Toronto, Atlanta-Washington. Même le Los-Angeles - Las-Vegas coût plus de 200$ avec Jet Blue qui ne dessert que les routes achalandées. Warren Buffet a dit que le seul secteur de l'économie qui ne fonctionne pas sous le système capitaliste est le transport aérien de passager, en moyenne ce secteur détruit de la valeur pour les actionnaires. À part quelques routes ou immédiatement après une restructuration suite à une faillite.

Joseph Leblanc a écrit le 17 octobre 2014

Je donne une idée de même pourquoi nous demanderons pas a Bombardier aéronautique d'utilisé le corridor aérien Montréal -Gaspé comme route d'essai pour ses appareils avec passager moyennant un certain montant pour couvrir les frais d'enregistrement.....

Gaston Langlais a écrit le 16 octobre 2014

Bonjour, @ Guy Moses. Je pense qu'il est inutile de discuter du problème de transport en Gaspésie avec vous. Gaston Langlais - Gaspé.

Gaston Langlais a écrit le 16 octobre 2014

Bonjour, La majeure partie de la solution réside dans la disposition d'un aéroport adéquat comme cela existe dans le reste du monde civilisé. Un Boeing 737 doit pouvoir se poser. Un tarif Gaspé ou Pabos vers Montréal aller-retour coûterait environ 290$ à 300$ pour un vol d'une heure environ. Les autres solutions peuvent être bonnes mais très insuffisantes pour maintenir la Gaspésie habitée au cours du prochain quart de siècle. Vous devriez savoir cela M. Poéti. Gaston Langlais - Gaspé.

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