Développement économique et exportation

Mine du lac Bloom : plusieurs Gaspésiens sont touchés

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Plusieurs travailleurs gaspésiens sont touchés par la suspension des travaux d'expansion de la mine de fer du lac Bloom.

Plusieurs travailleurs gaspésiens sont touchés par la suspension des travaux d'expansion de la mine de fer du lac Bloom. Photo : Image tirée de YouTube

En suspendant pour au moins un an les travaux d’expansion de sa mine du lac Bloom, près de Fermont, la firme minière Cliffs Natural Resources a du coup affecté plusieurs travailleurs de la construction vivant en Gaspésie.

L’un d’eux, Renaud Landry, un électricien de Nouvelle à l’emploi du sous-traitant saguenéen Grimard, a été estomaqué par l’annonce, lundi matin, quelques minutes avant d’entrer au travail.

Il venait de déjeuner, dans le «mur» de Fermont, l’immense bâtiment abritant la plupart des services commerciaux de la ville minière, et la rumeur courait depuis quelques minutes à l’effet qu’une réunion était en cours. Il était entre 6h30 et 7h.

«La compagnie rencontrait des représentants des sous-traitants et des gens du syndicat. On imaginait un accident. Ça arrive des fois, qu’un grave accident de travail la nuit arrête les travaux pour un ou deux jours. C’était loin d’être ça», raconte M. Landry.

«On nous a informé pendant qu’on était encore dans le mur. On n’a même pas pu retourner au chantier pour récupérer nos outils personnels», ajoute-t-il.

Des représentants de Cliffs avaient nolisé des avions, dont deux Boeing 737, d’une capacité de 140 places, pour ramener les 400 travailleurs de la construction affectés au chantier du lac Bloom dans les différents coins du Québec. Renaud Landry est monté dans un plus petit appareil ayant pour destination Bonaventure. Près d’une vingtaine de Gaspésiens y prenaient place.

Cliffs Natural Resources impute la suspension du chantier aux conditions du marché du fer. Elle exploite déjà une mine au lac Bloom. Le chantier touche la phase II du développement de cette mine.

Renaud Landry y travaillait depuis mai et il était supposé rester sur ce chantier jusqu’en mars. Le projet était en avance sur son échéancier, note-t-il. Il devait amorcer un congé le 14 décembre pour la période des Fêtes.

«Avant Noël, ce n’est pas évident. Moi, ça va, j’ai 60 ans, mais il y a des pères de famille plus jeunes que moi. Ça les touche plus», dit-il.

Il compte trouver un autre chantier rapidement. «J’essaie tout de suite de me replacer. Les gens de la Côte-Nord vont avoir priorité sur les autres chantiers de la région. Peu importe l’endroit où le syndicat voudra m’envoyer, j’irai, même dans l’ouest canadien. Je suis déjà allé. En Gaspésie, j’ai travaillé au projet de construction du parc éolien du Plateau, mais les autres chantiers sont terminés, ou sur le point de l’être.»

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8 commentaires

Philippe Pelletier a écrit le 26 novembre 2012

Je n'ai jamais saisi la dévotion profonde de certains pour le libre marché. À moins d'être actionnaire ou propriétaire, il n'y a que très peu de retombées pour le citoyen, qui est pourtant (euh...qui devrait être) propriétaire des ressources naturelles de son territoire. Pourquoi plaider pour qu'une compagnie étrangère vienne prendre nos ressources, paie peu de redevances et quitte? Faut donc ben aimer voir les autres s'enrichir sous notre nez? Même si l'État n'est pas si bien géré et que oui il y a eu et il y aura de la corruption, me semble que c' est moins pire de perdre un peu d'argent et que le reste soit investi dans des programmes publics plutôt que de tout donner et de ne récolter (peut-être) que quelques redevances non? M.Pelletier, quel est l'intérêt collectif de vos points de vue en matière de développement? Et en quoi le "communisme" comme vous appelez le principe de s'approprier collectivement nos propres ressources est-il nuisible pour la population? Je cherche à comprendre.

Louis-Patrick St-Pierre a écrit le 24 novembre 2012

Le maître d’œuvre de l'exploitation des ressources naturelles ne devrait pas être les multinationales, mais l'État. En fait, n'importe quelle entreprise cherche le profit (ce qui est tout à fait légitime et correct) et lorsque le potentiel d'un gisement n'est plus rentable, il quitte, naturellement. Toutefois, une firme ne prendra pas forcément en compte les employés et va simplement se déplacer sans quelconque précaution. Si l'État gérait l'exploitation, on pourrait, si, dans le cas où les gisements perdent de leur potentiel, trouver des portes de sorties pour les employés, puisque son rôle est d'être garant du bien collectif. Il ne pourrait donc pas fermer une mine et laisser des employés à eux-mêmes sans en prévoir les conséquences.

Albert Picard a écrit le 22 novembre 2012

TSX : ORT 2,47 $ COURS -0,05$ VARIATION -1,98% Ça aussi ça fait jouir certains. ;-)

Bilbo a écrit le 22 novembre 2012

À JF et M.Pelletier (que j'aime donc ben), vous êtes priés d'emettre votre propre opinion plutot que d'essayer de mettre maladroitement vos mots dans ma bouche. Je ne suis pas "content", mais je ne suis pas non plus surpris. Quand tout le monde tète sur la même mamelle, c'est normal qu'elle finisse par se tarir. Je suis d'accord avec le commentaire de Gaston Poirier d'un bout à l'autre.

Gaston Poirier a écrit le 22 novembre 2012

JF : vous avez raison, l'application des règles de ce blogue ne me concerne pas, mais concerne la direction de Graffici... Désolé de m'être emporté, comme je l'ai déjà fait avec un dénommé Paul et comme quelqu'un l'a déjà fait avec Bilbo (pourtant, c'est son vrai nom!)! Désolé... Gaston

JF a écrit le 22 novembre 2012

Et toi Gaston Poirier! Qui me dit que c'est ton vrai nom? De quoi je me mêle.

Gaston Poirier a écrit le 22 novembre 2012

Conformément à la politique de ce site, ce serait bien que "JF" s'identifie, n'est-ce pas? Maintenant, sur le fond, c'est toujours vraiment plate que nos travailleurs écopent lorsque de tels projets, promus par des multinationales, ralentissent ou tombent à l'eau... Sérieusement, même Bilbo et M. Goudreau ne doivent pas se réjouir de telles pertes d'emplois. Sans vouloir les défendre, je pense que les environnementalistes promeuvent une forme de développement non traditionnel, alors que nos amis de la droite sont dans le traditionnel. Quand traditionnel rime avec "vidage de ressources à court terme", je n'aime pas. Et quand environnementalistes rime avec "pas de développement", je n'aime pas plus. Mais j'aime bien la position qui concilie environnement, économie et société, et ça, ça s'appelle du développement durable. C'est là vers quoi il faut se diriger comme société, autant pour notre bénéfice à nous que pour le bénéfice des générations qui nous suivront! Environnement + Économie + Société. C'est faisable, même en exploitant des ressources non renouvelables... car "durable" ne signifie pas "éternel"! Bonne journée et bonne chance à nos entreprises régionales dans tout ça!

JF a écrit le 21 novembre 2012

C'est Bilbo qui doit être content!

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