Développement économique et exportation

Mine de fer du lac Bloom : impacts à prévoir chez CFI Métal

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
La suspension de la phase d’expansion du projet de mine de fer du lac Bloom pourrait avoir des impacts sur le carnet de commandes des Ateliers CFI Métal, une entreprise située à Carleton-sur-Mer.

La suspension de la phase d’expansion du projet de mine de fer du lac Bloom pourrait avoir des impacts sur le carnet de commandes des Ateliers CFI Métal, une entreprise située à Carleton-sur-Mer. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Le directeur général des Ateliers CFI Métal, Christian Allard, est préoccupé par la décision de Cliffs Natural Resources de suspendre son projet d’expansion de la mine de fer du lac Bloom, près de Fermont. 

Au cours des deux dernières années, l’entreprise située à Carleton-sur-Mer, qui se spécialise dans la fabrication de produits métalliques, a obtenu d’importants contrats avec cette minière en lien avec le projet du lac Bloom. Pendant cette période, les commandes de Cliffs ont représenté 15% du chiffre d’affaires des Ateliers CFI Métal.

Le dernier contrat remonte au mois de juin 2012, alors que la firme gaspésienne a finalisé la fabrication de chutes à minerai et de composantes servant au traitement du minerai. Ces pièces devaient servir dans le cadre de la phase II de la minière, qui est maintenant suspendue.

«À court terme, cette décision n’aura pas d’impact sur nos activités, car nous avons terminé nos contrats avec Cliffs. Mais ce n’est jamais intéressant de voir un de nos importants clients recevoir une balle dans le genou. À long terme, ça pourrait nous affecter. C’est une fenêtre qui se ferme pour nous», a déclaré M. Allard en entrevue téléphonique.

Diversifier les marchés

Le directeur général précise cependant qu’il n’a aucune raison de s’inquiéter pour l’avenir de son entreprise, en raison des liens qu’elle entretient avec d’autres marchés, comme ceux du nord de l’Ontario et de la Saskatchewan. «Nous travaillons sur des contrats avec des mines de potasse. L’important pour nous est de diversifier nos marchés, et de ne pas seulement se fier aux mines de fer», explique-t-il, ajoutant que la suspension du projet d'expansion de la mine du lac Bloom ne devrait pas causer de perte d'emploi dans son entreprise.

Cliffs Natural Resources a justifié lundi par voie de communiqué la suspension de la phase II de son projet en invoquant des prévisions de volumes de ventes à la baisse pour l’année 2013. Les travaux sont suspendus pour au moins un an. 

Même s’il est confiant par rapport aux activités de son entreprise, M. Allard reconnaît que les projections de la minière n’ont rien de rassurantes.

Ce dernier craint que d’autres minières suspendent leurs projets dans le Nord du Québec en raison d’un éventuel ralentissement de la demande pour le fer et de la baisse des prix. «S’il y a un effet d’entraînement, ce sont des possibilités de contrats qui disparaissent pour nous», souligne-t-il.

Les Ateliers CFI Métal emploient une vingtaine de personnes dans les périodes de pointe. 

7 commentaires

Albert Picard a écrit le 21 novembre 2012

Merci m. Pelletier pour cette petite discussion. Si je peux me permettre un conseil, pour votre objectif de devenir multi milliardaire, préparez-vous à être trahi. Vous allez détester.

Albert Picard a écrit le 21 novembre 2012

Merci pour cette précision entre l'alumine et l'aluminium. j'ai fait un abus de langage. Mais les coûts de production qu'ils soient ce qu'ils sont ou pourraient être grâce à Orbite ne sont que des intrants à gérer afin d'atteindre l'objectif final, soit de vendre de l'aluminium à profit. Si les alumineries stockent leurs lingots dans l'arrière-cour à cause d'un ralentissement de l'économie mondiale, donc de la demande, elles vont à un moment donner cesser d'en produire. On est dans un secteur cyclique comme disent les économistes. Alors avant de ré hypothéquer votre maison, avant de vendre votre voiture neuve pour en acheter une vieille , vous permettant ainsi de dégager du capital pour l'investir totalement dans Orbite, sous les conseils emphatiques de monsieur Bouchard, assurez-vous d'être dans une bonne conjoncture. Mais ne nous laissons pas distraire par ces niaiseries domestiques. J'aimerais connaître votre point de vue sur le fond : la demande si elle fléchit, cela n'a-t-il pas un impact sur la planification de construction de nouvelles alumineries? D'énormes investissements tout récents viennent d'être complètes ou sur le point de l'être par les alumineries. Ces investissement il faut du "cash flow" pour les payer.

Bilbo a écrit le 21 novembre 2012

Orbite envisage de construire dix usines au Québec...

Daniel Bouchard a écrit le 21 novembre 2012

Orbite ne produira pas que de l'alumine, elle va aussi produire à partir de son argile, des terres rares dont du Scandium et du Gallium, matières essentielles pour les nouvelles technos, (tél. télé, pad batteries etc.) Orbite est un exemple d'initiative locale. Si le Gouvernement désire faire plus de profit, il n'a qu'à acheter des actions de cette compagnie, via la Caisse de Dépôt. Ces actions sont en vente libre à la bourse de Toronto.

Albert Picard a écrit le 21 novembre 2012

Pour revenir à Orbite, M. Pelletier, en augmentant le prix des redevances à verser au gouvernement, l'objectif à atteindre n'est pas de mettre la compagnie dans le rouge. Il faudrait être égaré ou imbécile. C'est plutôt de sortir du rouge le gouvernement. Il faudrait être égaré ou imbécile pour s'y opposer. Orbite a quand même reçu de l'aide gouvernementale. Un ascenseur, ça marche dans les deux sens, ne croyez-vous pas? Puis, dans le contexte ou vous décrivez cette compagnie minière (propre, propre) et dans l'épaisseur de l'histoire des minières dont il faut tous se souvenir, ne croyez vous pas que la compagnie et un gouvernement volontaire sont sur un terrain d'entente pour un BAPE? Finalement, il y a un point que je ne comprend honnêtement pas. Orbite va vendre à profit non pas de l'aluminium , mais un produit semi-finie aux alumineries qui, elles, le transformeront en aluminium. Je réfléchie sur ce qui arriverait à Orbite, à Gisement McInnis, comme pour Cliff Natural Resources qui cesse ses contrats avec ses fournisseurs ( ex. CFI Métal) si les prix des matières premières comme le fer, le calcaire ou l'aluminium s'effondre, Orbite ne serait-elle pas aussi touché puisqu'elle est un fournisseur pour les alumineries? Et un danger supplémentaire sérieux, c'est qu' Orbite ne peut pas diversifier ses clients comme l'a fait CFI Métal, puisqu'elle ne vent qu'un seul produit. Qu'en pensez-vous?

Albert Picard a écrit le 20 novembre 2012

Et le calcaire?

Albert Picard a écrit le 20 novembre 2012

C'est fort désolant pour CFI Métal. Par chance les clients de CFI sont diversifiés. CFI n'est pas dépendante de Cliff pour continuer ses opérations.. Les emplois sont maintenus. Par ailleurs, Cliff Natural Resources a pourtant comme objectif le "développement durable". Et si les prix des matières premières, telles l'aluminium et le ciment chutaient entraînant sur la même pente les volumes de calcaire et d'alumine argileuse extraits, qu'arriveraient-il à Gisement McInnis et à Orbite?

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