Politique, Affaires municipales et développement régional

Menacée par Québec : la CRÉGIM défend son utilité

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le président de la CRÉGÎM, Daniel Côté, se lance à la défense de son organisme pour les intentions éventuelles de Québec.

Le président de la CRÉGÎM, Daniel Côté, se lance à la défense de son organisme pour les intentions éventuelles de Québec. Photo : Nelson Sergerie

CHANDLER – Les élus de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine se portent à la défense de leur Conférence régionale des élus, indiquant que de mettre la hache dans l’organisme, tel qu’évoqué par le gouvernement Couillard ces derniers jours, signifierait un recul de 30 ans en matière de concertation régionale.

« Cette instance régionale a fait ses preuves depuis des décennies. Si on veut agir avec cohérence, avec équité et avec une vision régionale, ça prend un palier régional », lance d’entrée de jeu le président de la CRÉ, Daniel Côté, entouré de plusieurs préfets de la Gaspésie en appui à la démarche.

Il souligne que, n’eut été de la CRÉ, des organismes comme la Société du chemin de fer, la Régie intermunicipale de transport, ou le développement d’internet haute-vitesse et cellulaire n’auraient peut-être pas vu le jour.

« Il n’y a pas de décision prise par le gouvernement, mais on lui dit de faire attention. On comprend les besoins de faire des économies, mais on comprend aussi l’importance d’avoir une instance comme la CRÉ. Tenez compte de l’importance de ce palier pour la région », indique M. Côté.

La CRÉ dispose d’un budget de 11 M$, incluant les ententes spécifiques avec Québec et compte 4,25 employés dédiés à l’administration, cinq à la concertation pour un total de neuf. Elle compte une vingtaine d’autres personnes, la plupart sous contrat, pour réaliser les différents mandats confiés.

Pas d’autres alternatives

Pour M. Côté, il serait utopique de penser que les municipalités et MRC pourraient prendre la relève pour discuter des enjeux régionaux : « On peut bien se parler, mais si on n’a pas de budget, de structures et d’expertise pour nous accompagner, les élus n’iraient nulle part. »

Pour eux, il s’agit d’une structure gagnante. « Pourquoi pénaliser une structure qui fonctionne bien au détriment d’autres structures qui n’ont pas fait leur travail? », lance la préfète de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier.

Les élus sont prêts à collaborer avec Québec pour trouver des pistes de solution, mais soutiennent qu’il n’y a pas de dédoublement de structures en Gaspésie. « On comprend que le gouvernement a un exercice de compression à faire. S’il y a un dédoublement, je mets au défi quiconque d’en trouver », déclare M. Côté.

La région possède un organisme de concertation depuis 1957 et la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine est en place depuis 2003.

16 commentaires

Gilles Thibodeau a écrit le 24 octobre 2014

@ Benoit Bazinet . Bonjour . Il y a quelques jours (2) votre pays a été frappé au cœur de sa démocratie . Le lendemain vous Monsieur Bazinet vous prônez la censure , l’interdiction , une atteinte directe à la libre expression une des grandes valeurs de ce grand Pays. Oui Monsieur Gaston Langlais de Gaspé( Bazinet d 'où ? ) possède des opinions bien tranchées , vous , moi , d'autres ont le droit d'y être opposées , Cependant M. Langlais n'a pas à prendre de leçons de personnes ici , se sont ses opinions et il est assez fort d'esprit et dégourdi pour les assumer . Prôner la censure ne vous honore pas M. Benoit Bazinet ( d'où ? ) non Monsieur vous ne possédez pas ce droit toutefois vous avez le droit de ne pas les lire.,,,,,,,,,,,,,,, Note: Lorsque je lis ceci ""Tu as raison Karyne (Philippe Garon) j'ai le questionnement suivant ? Serait-ce que ce petit forum soit contrôlé par ce groupuscule d'anti tout , Gilles Thibodeau Pabos .

Philippe Garon a écrit le 23 octobre 2014

Tu as raison Karyne. J'ai échappé des émotions accumulées depuis longtemps. Je dois éviter ce genre d'attitude. Être constructif, c'est aussi trouver des moyens de s'exprimer sans embarquer dans la spirale négative des attaques personnelles. J'avoue que j'ai encore beaucoup à apprendre pour être une meilleure personne. Mais je m'engage à faire des efforts, pour le bénéfice des gens d'ici.

Philippe Garon a écrit le 23 octobre 2014

Merci monsieur Lemieux pour cette réflexion tout à fait pertinente. Et vous avez raison de me remettre à l'ordre. Plusieurs des informations que vous partagez avec nous et plusieurs des questions que vous posez m'interpellent. Sans jeter le bébé avec l'eau du bain, il est évident qu'il y a des ajustements à apporter à nos outils de concertation pour permettre à la Gaspésie de mieux relever les défis actuels. Entre l'époque du CRCD, où il semblait très difficile de trouver des terrains d'entente pour intervenir, et la CRÉ, qui malgré une équipe compétente, dynamique et dévouée, bénéficie probablement moins de l'apport de la société civile, il y a sans doute possibilité d'adapter une telle instance pour améliorer son efficacité. Mais l'approche du gouvernement dans ce dossier est, encore une fois, navrante. Le communiqué du réseau des CRÉ s'avère très éclairant pour remettre les pendules à l'heure: http://www.newswire.ca/fr/story/1432414/pas-question-de-fermer-les-regions En reprenant l'exercice de saccage qu'il avait laissé en plan en 2012, le gouvernement libéral nous pousse à nous mobiliser. Ç'a du bon. Nous ne devons plus fonder trop d'espoir sur nos représentants à l'Assemblée nationale. Il faut nous organiser par nous-mêmes, ici, mettre en commun les forces vives, celles et ceux qui pensent différemment, qui osent faire preuve de créativité. Un gars comme Martin Zibeau et les projets de PME qu'il nomme en sont de bons exemples. Un bon exercice de rassemblement s'impose, rapidement. L'organisme Horizons gaspésiens pourra sûrement répondre à un tel besoin. Mais nous ne devons pas bâcler une telle démarche. C'est trop important. Comme je le dis parfois, il y a urgence, alors prenons notre temps. Mettons-nous en mode solution et réfléchissons à une manière de faire en sorte que les citoyens positifs puissent mettre en commun leurs talents, leurs idées, leurs forces. Encore une fois, j'affirme mon intérêt et ma disponibilité pour participer à une telle démarche.

Karyne Boudreau a écrit le 23 octobre 2014

@M. Bazinet. Loin de moi l'idée de barrer ou de censurer qui que ce soit du site. Et la suppression de commentaires doit être quelque chose d’exceptionnel en ce qui me concerne. Je fais généralement confiance aux lecteurs et j'ose espérer que M. Langlais, comme d'autres qui se reconnaitront d'ailleurs, auront compris mon message et qu'ils opteront pour une prise de position et une transmission de leur point de vu dans le respect des autres et ce, pour le bien et l'avancement de notre collectivité gaspésienne, quelque soit notre lieu d'origine ou nos orientations politiques. Merci. Karyne Boudreau Rédactrice en chef Graffici - web, journal, magazine

Benoit Bazinet a écrit le 23 octobre 2014

Madame Boudreau, Pour être conséquent avec ces propos - qui à mon avis sont pertinents - il y aurait lieu d'interdir à monsieur Langlais l'accès à ce site. En effet, par ses commentaires, monsieur Langlais insulte constamment les personnes qui portent des valeurs progressistes et qui défendent les droits de l'environnement. Il alimente aussi un mépris ouvert et fort transparent pour les nouveaux arrivants, ceux qu'il qualifie de néo-gaspésiens et autres malheureusement-nés-à-Montréal. Ces insultent sont personnelles et ciblent toujours ce qu'il considère comme une "catégorie" de personnes. Toujours avec mépris et cynisme. Un beau dilemme : censurer ? interdire ? corriger ?

Karyne Boudreau a écrit le 23 octobre 2014

@messieurs Garon et Langlais. Le présent site n'est pas l'endroit pour les insultes ni pour les règlements de compte personnels qui n'amènent rien de bon et qui font voler le débat bien bas. Veuilllez svp en tenir compte. À l'avenir, je supprimerai ce genre de commentaire. Karyne Boudreau Rédactrice en chef Graffici - web, journal et magazine

Gaston Langlais a écrit le 23 octobre 2014

Bonjour, @ M. André Lemieux. Vous avec raison. Pas de leadership, pas d'avenir pour notre région. Mais comment orchestrer ce leadership? Nous sommes rendus au point de voter pour le moins pire lorsqu'il s'agit de choisir nos représentants! Depuis plus de cinquante ans, par différentes politiques, nos gouvernements ont détruit l'initiative des gens. Nous sommes parvenus à la quatrième génération qui n'éprouve pas le besoin de réfléchir sur son avenir. Alors quoi faire... Ça passe peut-être par un ventre moins plein... Gaston Langlais - Gaspé.

Gaston Langlais a écrit le 23 octobre 2014

Bonjour, @ Philippe Garon. Lorsque vous aurez accompli autant que moi pour le développement et l'avenir de la Gaspésie, j'accepterai vos insultes. Mais je ne m'en fais pas du tout. Je ne veux surtout pas que vous m'aimiez car je me sentirais diminué pour autant. Gaston Langlais - Gaspé.

Jean-Francois Samuel a écrit le 23 octobre 2014

@Dany Brown Votre commentaire sur le Vermont est pertinent, un seul bémol. Les grandes enseignes sont très présentes à Burlington (la métropole). On y retrouve McDo, Burger King, Walmart, Costco, Home Depot, Lowe's, etc. C'est Montpellier (la capitale) qui a interdit McDonalds (la seule capitale d'un état américain sans McDo). Sinon l'agro-alimentaire est très développée et on y retrouve une concentration de producteurs de produits de qualité assez étonnante pour la population.

Dany Brown a écrit le 23 octobre 2014

La dévitalisation est un problème dans la majorité des régions du Québec. Pas seulement la Gaspésie. Le Québec doit compter sur l'immigration pour assurer sa croissance démographique. Le Québécois pur laine, ne se reproduisant pas suffisamment pour assurer cette croissance. En ce qui concerne les organismes de concertation, tel que la CRE, oui il y a quelques réalisation, mais à quels coûts? Juste pour une réunion d'élus, aux Iles de la Madeleine, imaginez l'investissement? les web conférences, ils ne connaissent pas cela, normal, l'argent vient de la poche du contribuable. Une révision s'impose. En plus dès que les élus sortent de leur table de concertation, ils travaillent individuellement. Les coûts des services municipaux, sont les plus élevés au Québec, pour des municipalités de même taille, se reflétant sur le compte de taxes. On attire pas les mouches avec du vinaigre. Il en coûte plus cher en taxes, de rester en Gaspésie que n'importe quelle ville au Centre du Québec. Pour l'amélioration de l'économie, je rejoins l'opinion de monsieur Zibeau, mettre l'accent sur les pme. Le modèle du Vermont est exemplaire, pas de grosses affiches McDo, Tim Horton, pas de grosses entreprises polluantes, plus de dix fois la population de la Gaspésie. Peu de chômage. La qualité de vie du Vermont attire annuellement quantité de travailleurs autonomes, c'est le San Francisco de l'Est.

André Lemieux a écrit le 23 octobre 2014

Tout un débat ! Si on veut s’en sortir, faudra élever d’un cran la nature des échanges !!!! Au cours des 25 dernières années (1986-2011), notre région a perdu au net plus de 20 000 personnes. C’est comme si on avait perdu la population entière de la Ville de Gaspé en 25 ans ! La tendance est lourde et elle se poursuit d’ailleurs puisque son rythme de déclin, de 2011 à 2013, s’est accéléré et c’est la pire performance de la province. Les pertes les plus importantes sont celles des 15-24 ans. Pour la période 2006-2013, les MRC La Haute-Gaspésie, Le Rocher-Percé et Les Iles-de-la-Madeleine figurent parmi les 12 MRC qui ont enregistré les pertes de population les plus marquées au Québec. Au niveau économique, en 2013, le taux de chômage le plus élevé au Québec est en Gaspésie/Iles-de-la-Madeleine (16,2%). Le taux d’emploi le plus faible (45,6%) également. Peu importe les écoles de pensée qui se confrontent actuellement sur ce site, croyez-vous qu’il y a lieu de questionner notre modèle d’intervention locale, supra-local et régional? Doit-on poursuivre en ce sens? Nous sommes dans une phase critique de dévitalisation. Doit-on continuer à regarder et à subir ce déclin qui nous mène graduellement vers un paysage sans âme ou bien on ose s’y attaquer? Pour s’attaquer à la revitalisation et prendre le chemin de la prospérité, il faut renforcer nos capacités de développement ou sinon les créer. Cette augmentation de nos capacités passe par quoi : par un leadership fort, par une vision collective et claire de notre futur et surtout, surtout de mettre en branle une réelle stratégie d’intervention qui se concentre sur une anticipation constante d’opportunités ! Il faut mettre en œuvre de nouvelles trajectoires de développement. Il faut être à l’affût continuel d’opportunités de développement, il faut anticiper les changements de l’environnement économique, les mettre en valeur et non de les subir comme une fatalité. Par exemple, dans le secteur de l’Estran, où j’y suis revenu plein d’espoirs, a-t-on une démarche d’observation, de veille et de prospection de nouvelles opportunités afin d’en saisir quelques-unes? Quel groupe ou organisme du milieu génère, repère et identifie des opportunités de développement? Qui pilote la démarche collective d’identification d’opportunités? Qui anticipe? Nous devons sortir des sentiers battus. Nos enfants ne pourront nous pardonner une telle attitude. Changeons nos façons de faire. Remettons une dynamique positive pour mobiliser notre milieu, notre population, nos capitaux, nos idées. Il s’agit d’un véritable chantier collectif. Quand le commencerons-nous? Lorsque nos écoles seront en danger? Si oui, on est déjà en retard! Nous nous mobilisons toujours contre, peut-on nous mobiliser pour? Pour la mise en route de ce chantier. À quand le grand coup de barre? À quand le lancement des travaux d’un véritable et vaste chantier de la revitalisation de notre territoire? Quand sortirons-nous des sentiers battus? Pendant tout ce temps, on se concentre sur la sauvegarde de certains acquis. Si on souhaite sauvegarder notre ‘’voyageur’’ (autobus Orléans Express), au lieu de critiquer le transporteur, bien il faut travailler à mettre du monde dedans!! Leadership et vision!

Dany Brown a écrit le 23 octobre 2014

@M.Garon Maurice Richard a été un grand joueur de hockey, la fierté d'un peuple, sportif des plus utiles à son club....il a prit de l'âge, il a su se retirer noblement dans toute sa gloire....d'autres ne savent pas accrocher leurs patins. On voit cela partout, juste drôle à lire, plus personne n'attache de l'importance à ces propos. Il y en a dans chaque région, souvenez-vous du Roi de l'Anse St-Jean, le Village continue à tourner même s'il a abdiqué.

Philippe Garon a écrit le 23 octobre 2014

Monsieur Langlais, Depuis déjà trop longtemps, vous refusez tout dialogue. Vous semblez prendre un plaisir malsain à nuire à l’évolution de la situation par vos sophismes étriqués formulés dans un français approximatif. Vous êtes le parfait modèle du petit polémiste satisfait de lui-même sans aucune créativité. Critiquer l’humanisme et le progressisme pour bien servir aveuglément le conservatisme le plus à droite possible, voilà votre credo. Même si les preuves s’accumulent que le vieux modèle que vous soutenez aveuglément contribue à la souffrance de milliers de personnes, dont beaucoup de Gaspésiens, pas grave. Peu importe les arguments, vous ne voulez rien entendre et vous continuerez à vous exciter vous-même en vous écoutant parler. Les gens comme vous sont dangereux, monsieur Langlais. Les mauvais projets ont besoin de soldats serviles comme vous pour être défendus. La ploutocratie a besoin de serviteurs démagogiques comme vous pour continuer son saccage. Une autre triste preuve qu’on peut être instruit sans être éduqué. Et l’histoire se souviendra de votre nom comme d’une petite petite personne vulgaire et grossière sans aucune vision, mais qui se sentait absolument obligée de faire du bruit sur n’importe quel sujet, dans la mesure où ça permettait au système en place de ne pas s’adapter. Mais je dois reconnaître une chose. Votre présence est un formidable tonique pour continuer à combattre l’ignorance, la bêtise et l’intolérance. Alors, continuez monsieur Langlais, continuez. De toute façon, vous êtes totalement incapable de vous retenir de vomir vos insanités.

Johanne Fugère a écrit le 23 octobre 2014

Félicitations pour la création de la Société du chemin de fer, je me suis toujours demandé qu’elle était le génie derrière cette immense réussite, ca mérite sûrement un prix nobel du (raille).

Philippe Garon a écrit le 23 octobre 2014

Le « développement » selon Gaston Langlais en cinq points : - Faire table rase de toute organisation et de toute entreprise qui n’est pas soumise à 100 % à l’idéologie capitaliste; - Engloutir des millions en fonds publics dans de mauvais projets industriels, surtout s’ils sont polluants, qu’ils créent peu d’emplois et qu’ils nuisent au tissu social régional, même si l’histoire nous prouve qu’ils ne bénéficient qu’à une minorité, surtout à l’extérieur, et qu’ils sont voués à l’échec; - Insulter et dénigrer toute personne qui ose dire une opinion contraire à la sienne, surtout si elle est jeune et écologiste, n’est pas un homme blanc catholique né ici et surtout si elle n’observe pas aveuglément les dogmes du néolibéralisme; - Rester complètement fermé d’esprit à toute idée nouvelle et différente qui permet de contribuer au mieux-être des citoyens par des améliorations sur le plan de l’éducation, de la culture, du milieu communautaire, de la foresterie, de l'agriculture, de la santé ou autre et qui respecte les gens et l’environnement; - Ne surtout pas faire sa part comme individu.

Gaston Langlais a écrit le 22 octobre 2014

Bonsoir, Il faut regarder la CRÉ sous l'angle des coûts/bénéfices. Les bénéfices sont bien trop minces. L'organisme de concertation que possède la région depuis 1957 est plutôt un organisme de confusion en regard de la situation présente. La Gaspésie n'a jamais été aussi menacée depuis son existence. La spirale du déclin nous frappe en plein visage pendant que l'on se concerte et que l'on se satisfait de tenir de savants discours creux. Abolir les CRÉ(s) est une excellente chose. Le rendement attendu n'a jamais été atteint. Il faut trouver une formule simple et investir les fonds épargnés ailleurs que dans des études stériles et la production de paperasse inutile. Gaston Langlais - Gaspé.

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